Jour 1 du Festival Musique et Arts Osheaga 2013: Daughter, Alt-J, Vampire Weekend, The Cure et plus encore! | Bible urbaine

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Jour 1 du Festival Musique et Arts Osheaga 2013: Daughter, Alt-J, Vampire Weekend, The Cure et plus encore!

Jour 1 du Festival Musique et Arts Osheaga 2013: Daughter, Alt-J, Vampire Weekend, The Cure et plus encore!

Publié le 3 août 2013 par Isabelle Lareau

Vendredi après-midi était le coup d’envoi du Festival Musique et Arts Osheaga 2013, qui est déjà considéré comme un incontournable parmi les festivals d’été, une réputation mythique qui s’est créée en seulement quelques années. Et pour cause, les amateurs de musique ont accès pendant trois jours à une panoplie d’artistes de tous genres, des plus connus aux nouveaux talents émergents. Retour sur l’ouverture de la première journée du festival Osheaga 2013 avec au menu Daughter, Caféïne, Ellie Goulding, Alt-J, Vampire Weekend, Phoenix et The Cure.

Daughter

En après-midi, le trio londonien Daughter est monté sur la Scène de la Montagne pour jouer quelques pièces de son album If You Leave. La chanteuse au sourire timide et au look élégant a rapidement séduit la foule par sa voix envoûtante et maîtrisée, qui rappelle énormément celle de son homologue britannique Kate Nash. Marchant sur les pas de The XX et Warpaint, la formation a livré une prestation aux sonorités aériennes des plus douces et hypnotiques. La qualité musicale tout atmosphérique, voire nocturne, se mariait toutefois étrangement avec le soleil de plomb. Les deux dernières pièces interprétées, «Tomorrow» et «Youth», ont finalement mérité les applaudissements les plus convaincants du public. – E. C.

Critique-Daughter-Osheaga-2013-Parc-Jean-DrapeauAlt-J

Quelques drapeaux de l’Union Jack ont été vus, flottant au-dessus de la foule à la Scène de la Montagne en fin d’après-midi, alors que le band britannique, originaire de Leeds, était très attendu. Le grand succès rencontré par Alt-J en 2012 laissait présager la foule monstre qui les accueillerait à 16h15. Celle-ci n’allait pas être déçue, puisque le band a joué les chansons de son album An Awesome Wave les unes après les autres, à l’exception de quelques interludes. Ainsi, les singles «Tessellate», «Something Good», «Dissolve Me», «Fitzpleasure» et «Taro» ont été livrés presque sans faille, si ce n’est du clavier qui a enterré la voix de Joe Newman sur l’une ou l’autre de ces pièces. Les ajustements apparaissaient également moins maîtrisés pour la chanson «Mathilda». Au final, les sonorités électro-rock, aux rythmes tantôt africains, tantôt indiens, font de Alt-J une formation à part entière se détachant du lot de bon nombre de groupes indie. Il y a fort à parier que la formation rencontrera de nouveaux fans après ce passage à Osheaga. – E. C.

Critique-Alt-J-Osheaga-2013-Parc-Jean-DrapeauEllie Goulding

Ellie Goulding semblait très heureuse d’être en compagnie du public montréalais, en forme malgré la chaleur, et surtout en pleine possession de la scène. Elle a su chanter avec justesse, avec sa voix est singulière, ainsi que charmer la foule plus modeste qui s’était amassée autour de la Scène de la Montagne pour voir la jeune Anglaise. Elle a terminé son spectacle sur une note forte en concluant avec trois de ses plus grands succès à ce jour: «Lights», «Anything Could Happen» et «I Need Your Love» (sans Calvin Harris). – I. L.

Critique-Ellie-Goulding-Osheaga-2013-Parc-Jean-DrapeauVampire Weekend

Le soleil continuait de descendre. La belle chaleur d’été et les cumulus décorant le ciel bleu préparaient le terrain pour le quatuor de joyeuse synthpop qui s’en venait sur la Scène de la Rivière à 18h45. Avec le même fond fleuri que leur brillant et plus récent album Modern Vampires of the City, Vampire Weekend a débuté en force avec «Diane Young». Puis, «White Sky», «Cape Cod Kwassa Kwassa», «Step» et «Unbelievers» ont contribué à rendre l’univers festif du groupe. Les fans du premier jour allaient être ravis. Si la formation a joué les hits du dernier album, ils ont accordé autant d’importance à leur album homonyme. La foule n’espérait plus que «A-Punk», «Campus» et «Oxford Comma». On peut ensuite déplorer le choix des dernières pièces qui ont dégonflé quelque peu l’ambiance. Il reste que généreux le band a livré 15 chansons et a été impeccable du point de vue musical. À la toute fin, «Walcott» a été superbement offerte, permettant de s’enivrer d’une belle envolée progressive. – E. C.

Critique-Vampire-Weekend-Osheaga-2013-Parc-Jean-DrapeauCaféïne

Par la suite, à la Scène des Arbres, il y a eu un concert de trente minutes du rockeur Caféïne. Il a presque exclusivement interprété des chansons de son nouvel album New Love. La seule exception fut le titre «Montréal (Cette Ville)», succès tiré de Gisèle, pour laquelle la foule a manifesté son appréciation. Il a interprété, entre autres, «Electric», «Left For Dead», «Lettres d’amour»  et «Love Is A Riot». Caféïne et ses musiciens ont offert une très bonne performance. Xavier est très à l’aise sur une scène, il danse et joue du tambour sur certains morceaux, il est énergique et échange avec son public. Un des points négatifs (logistique oblige) est que la Scène des Arbres est particulièrement éloignée des scènes principales, ce qui fait qu’il y a peu d’affluence et moins de curieux qui s’aventurent pour écouter différents groupes. Malheureusement pour Caféïne, il n’y avait pas plus d’une centaine de festivaliers, ce qui est vraiment dommage. – I. L.

Phoenix

Vers 19h45, immédiatement après Vampire Weekend, sur la scène adjacente, le célèbre groupe français d’indie électronique Phoenix a ouvert en grand: une introduction de musique classique à la Wolfgang Amadeus Mozart a arraché quelques sourires, alors que les lumières d’un rouge violent ont finalement attiré tous les regards vers eux. «Entertainment» a efficacement ouvert la danse, avant de céder la place à «Lasso». Puis, «Liztomania» et «Girlfriend» ont vite eu raison de la foule qui délirait de joie. Le public a aussi pu entendre «S.O.S In Bel Air» dont les sonorités rappellent Radiohead, tandis que «Run Run Run» montrait qu’on avait affaire à un vrai concert de rock avec guitares et batterie explosives. Tout au long du spectacle, une énergie hors du commun se dégageait de la scène; les jeux de lumière étaient incessants, passant du jaune au bleu, du rouge au vert, alors que Thomas Mars ne cessait de s’amuser avec le public. Le chanteur a même pris un bain de foule, se laissant supporter par celle-ci et nageant finalement pour retourner jusqu’à la scène. Bref, Phoenix a bel et bien prouvé qu’il avait sa place aux côtés de la tête d’affiche The Cure.

Critique-Phoenix-Osheaga-2013-Parc-Jean-DrapeauThe Cure

Pour la grande finale de la première journée, les organisateurs d’Osheaga ont invité un des groupes les plus influents de ces quarante dernières années, The Cure. Un superbe cadeau pour les Montréalais, car cela faisait un long moment que nous ne les avions pas vus sur scène. Robert Smith, qui a depuis fort longtemps atteint le statut de musicien culte, a su démontrer l’intemporalité et la qualité de ses chansons devant un public d’emblée conquis. Ses complices et lui-même étaient en grande forme, pas très bavards cependant, enfilant les chansons les unes à la suite des autres, et la musique a été exécutée avec finesse, alors que la voix unique et mélancolique de Smith était une pure délectation; il semble que le temps n’ait pas d’emprise sur The Cure!

Ils nous ont offert un spectacle (et un rappel) de deux heures et vingt minutes où ils ont joué plusieurs de leurs grands succès; «Pictures Of You», «Lullaby», «Friday I’m In Love» («parce que ce soir c’est de circonstance», nous a confié M. Smith, le public était visiblement d’accord), l’excellente «Fascination Street», «Hot Hot Hot», «Wrong Number», «Just Like Heaven» «Forest» et, bien sûr «Never Enough».

Certains des grands classiques de The Cure nous ont été livrés à la mode rock, ce fut le cas pour «Lovesong» et «In Between Days». Intéressants!

«The Lovecats» qui, lors de rappel, a causé la frénésie, tout comme «Close To Me». L’émouvante «Why Can’t I Be You?» ainsi que «Let’s Go To Bed» furent des moments magiques et «Boys Don’t Cry», chanté en chœur avec le public était magnifique et émotionnelle. Cependant, cette chanson s’est terminée abruptement, comme si quelqu’un souhaitait nous faire comprendre que la présentation devait impérativement se terminer à 23 heures précises… La prestation s’est conclue ainsi. Décevant.

The Cure a somme toute ravi ses admirateurs, constitués de plus d’une génération, que ce soit de jeunes étudiants du secondaire aux cinquantenaires, des hipsters aux gothiques. Cependant, bien qu’il y avait quelques milliers de personnes sur le site, ce n’était pas compacté ni impraticable autour de la Scène de la Rivière, et le son a été à la hauteur des attentes, bien balancé et d’une force raisonnable, assez en tout cas pour créer une belle ambiance, aucunement excessive; certains festivaliers vont regretter de ne pas être restés pour vivre l’expérience The Cure. – I. L.

Critique-The-Cure-Osheaga-2013-Parc-Jean-Drapeau-Bible-urbaine*Cette couverture du festival Osheaga a été effectuée à titre bénévole par nos collaboratrices Emmy Côté et Isabelle Lareau. Malheureusement, comme Bible urbaine n’a pas été accrédité cette année, nous ne pourrons vous offrir une rétrospective des prestations ayant eu lieu dans le cadre du festival. Mais comme nous aimons la musique, tout comme vous, on souhaitait tout de même vous faire part de nos coups de cœur. Merci de votre compréhension et on se reprend l’année prochaine!

*Consultez nos critiques et photos du jour 2 et du jour 3 d’Osheaga 2013.

Crédit photo: Patrick Beaudry

Écrit par: Emmy Côté et Isabelle Lareau

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