Peter Henry Phillips se gâte au Club Soda à l’occasion de Montréal en Lumière | Bible urbaine

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Peter Henry Phillips se gâte au Club Soda à l’occasion de Montréal en Lumière

Peter Henry Phillips se gâte au Club Soda à l’occasion de Montréal en Lumière

Un artiste qui ne donne pas dans la demi-mesure!

Publié le 26 février 2016 par Alice Côté Dupuis

Crédit photo : Mathieu Pothier

C’est en groupe de dix que Peter Henry Phillips s’est déplacé au Club Soda, ce jeudi soir, pour présenter son album The Origin au public de Montréal en Lumière. Poussant l’audace jusqu’à se rendre à 15 musiciens sur scène le temps de quelques chansons, l’artiste a prouvé qu’il ne faisait pas les choses à moitié. S’il ne se prend pas lui-même très au sérieux, c’est une tout autre chose pour la musique qu’il prend, quant à elle, très au sérieux. Et c’est en véritable bête de scène, mais en parfait contrôle, qu’il a joué devant plusieurs fidèles et quelques aventuriers en mode découverte, partageant son énergie débordante et la passion évidente qui l’habite.

Deux violonistes, deux batteurs, deux guitaristes électriques, un bassiste, un percussionniste, un claviériste et lui-même, tantôt à la guitare (acoustique ou électrique), tantôt au piano; Pierre-Philippe Côté, alias Pilou, n’a pas lésiné sur les moyens pour offrir aux gens toutes les nombreuses couleurs présentes sur son tout premier projet solo homonyme. Alors qu’on l’avait vu en mode trio lors de la dernière édition de M pour Montréal, disons que la foule présente sur la scène du Club Soda a impressionné dès le départ, d’autant plus qu’elle s’est par la suite augmentée avec un quintette de cuivres, les Montreal Hornstars, apparu pour la douce «Bloom», issue d’un EP lancé en 2014.

Si le musicien s’est gâté en s’offrant un grand entourage de qualité pour interpréter avec lui les douze pièces de son album The Origin ainsi que les trois morceaux du EP homonyme, en plus d’une nouveauté et de sa fameuse reprise de «Repartir à Zéro» de Joe Bocan (revisitée à l’émission Pop de Jam à MusiquePlus, et ayant connu un beau succès sur les réseaux sociaux), il faut dire qu’il a grandement gâté son public, aussi, avec des performances d’une grande générosité, très senties et livrées avec énergie, en plus de plusieurs envolées instrumentales impressionnantes.

Dès la toute première pièce, «The Wind» – qui ouvre aussi son opus -, une finale enlevante et intense s’est fait entendre, mais c’est surtout à partir de «I Wanna Go» que le sublime apport des violons des jumelles Sara et Julie Jasmin s’est fait sentir; un support non négligeable qui s’est fait sentir jusqu’à la toute fin du spectacle. Pendant «Burn & Crash», une chanson écrite pour un ami décédé («C’est la plus grande folle que j’aie connue!»), les instruments à cordes ont particulièrement ravi, et il était tout aussi beau de voir le chanteur diriger ses musiciens avec le bras dans les airs, tout en continuant à jouer de son propre instrument.

De son côté, c’est assis au piano que Peter Henry Phillips nous a livré une bonne partie de la première partie du spectacle, notamment une nouvelle chanson qui parle «de l’avant et de l’après», un morceau d’une belle douceur présentant de belles nuances dans la voix du chanteur et démontrant un talent évident de sa part au piano. Enchaînant naturellement et sans interruption avec «Hold That», l’artiste a par la suite touché l’auditoire avec «Henry», livrée tout en douceur, tout comme sur disque. Il a toutefois délaissé momentanément son clavier durant «The Night» pour se placer debout, devant son pied de micro, libre, laissant aller ses bras au rythme de l’émotion dans sa voix.

La complicité entre l’artiste et ses musiciens étant flagrante, le musicien et chanteur ne s’est pas gêné pour les diriger de superbe façon, juste avant l’entracte, en les arrêtant l’un après l’autre de façon stratégique, tel un chef d’orchestre, dans le but de laisser les violons terminer en beauté cette portion de la soirée. De retour plus énergique que jamais pour livrer une «Walking Fast» guitare à la main, en sautillant sur place, Peter Henry Phillips est par la suite tombé dans une ambiance plus électrique, accentuée par les éclairages dynamiques et très agités, pour interpréter «Tempest». Une longue envolée instrumentale faisant la part belle aux batteries et aux guitares électriques abusant de distorsion a aussi marqué ce numéro.

Si quelques morceaux usaient un peu trop de distorsion, comme «Be the Light», – qui a néanmoins démontré une belle intensité dans son interprétation très sentie -, plusieurs pièces ont fait preuve d’une grande douceur, sans pour autant perdre de leur caractère. La magnifique introduction des violons à «Young Warrior» ainsi que le début de «Dreamcatcher», où de doux faisceaux lumineux étaient braqués sur le chanteur qui a ouvert le bal en solo, tranquillement, avant que peu à peu, la lumière illumine à leur tour la quinzaine de musiciens, en font foi.

Mais c’est malgré tout une énergie débordante qui marque dans la prestation de Peter Henry Phillips, et s’il a livré en rappel les douces «Mirror» et «Secret», toutes deux issues du EP homonyme qui donnait dans un style un peu plus planant (quoique «Secret» a été livrée de façon un peu plus rock pour s’apparenter au matériel plus récent), et même si «Dreamcatcher» a débuté en douceur, c’est en lion qu’elle s’est terminée, avec une envolée instrumentale tout à fait endiablée, réalisant un impressionnant élan à deux guitares électriques, probablement improvisé avec son musicien, ce qui ne manqua pas de faire réagir fortement le public.

Véritable rockeur au cœur tendre, Peter Henry Phillips est comme sa musique: il possède plusieurs couleurs et nuances, mais il est totalement investi et ne donne pas dans la demi-mesure; on ne peut que passer de bons moments en sa compagnie.

L'événement en photos

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Par Mathieu Pothier

L'avis


de la rédaction

Grille des chansons

1. The Wind

2. I Wanna Go

3. (Nouvelle chanson)

4. Hold That

5. Henry

6. Burn & Crash

7. The Night

8. Bloom

9. Repartir à zéro (reprise de Joe Bocan)

10. Walking Fast

11. Tempest

12. Nobody's Home

13. Be The Light

14. Young Warrior

15. Almost Died

16. Dreamcatcher

Rappel

17. Mirror

18. Secret

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