12 pièces de théâtre étrangères à voir pour la saison 2015-2016 | Bible urbaine

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12 pièces de théâtre étrangères à voir pour la saison 2015-2016

12 pièces de théâtre étrangères à voir pour la saison 2015-2016

À ne pas manquer, les classiques d'Herman Melville et d'Alfred de Musset

Publié le 10 septembre 2015 par Alice Côté Dupuis

Crédit photo : Tous droits réservés (en couverture: 4.48 Psychose, au Théâtre La Chapelle)

Après avoir proposé les 20 pièces québécoises à voir pour la saison 2015-2016, je continue mon tour d'horizon des pièces de théâtre à ne pas manquer cette saison, tous théâtres confondus à Montréal, pour vous aider à voir plus clair parmi la quinzaine de programmations. Si je trouve important d'encourager les dramaturges et créateurs d'ici, il y a aussi de nombreux auteurs étrangers qui ont offert à la dramaturgie des oeuvres qui perdurent dans le temps et qui sont des incontournables, mais aussi des dramaturges contemporains qui se démarquent à l'extérieur du Québec et qui valent le détour.

1. «Tribus», Théâtre La Licorne, du 8 au 19 septembre 2015 / «Tribes», Centre Segal, du 29 novembre au 20 décembre 2015

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La pièce Tribus, présentée en version française avec Monique Spaziani, Jacques L’Heureux, Benoît Drouin-Germain, Catherine Chabot, Klervi Thienpont et l’impressionnant David Laurin a été un véritable coup de cœur l’an dernier à La Licorne, et il n’est pas surprenant qu’elle ait été reprogrammée cette année, car elle est vraiment un incontournable et il faut absolument s’assurer de ne pas la manquer.

Ce qui est aussi intéressant, à cette saison, c’est que la même grande réussite sera présentée au public anglais, au Centre Segal, avec un comédien montréalais du nom de Jack Volpe, qui lui, contrairement à David Laurin, est un vrai malentendant de naissance. Ce sera son premier rôle sur une scène professionnelle, et il sera intéressant de voir comment une personne vivant réellement les problématiques décrites dans la pièce saura véhiculer le message, l’isolation et les émotions vécues par le personnage.

Car ce n’est pas une mince affaire que d’évoluer en tant que sourd et muet dans une famille qui parle et entend, de devoir s’adapter à la «vie normale» et de tenter de se faire comprendre et de bien communiquer ses émotions malgré la communication ardue avec les membres de sa propre famille. C’est pourquoi cette pièce est si touchante et qu’elle nous happe; et l’authenticité du jeu des comédiens qui incarnent Billy y est pour beaucoup.

Texte de Nina Raine, mise en scène de Frédéric Blanchette (La Licorne) / Sarna Lapine (Centre Segal)

2. «Moby Dick», Théâtre du Nouveau Monde, du 22 septembre au 17 octobre 2015

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Tous ceux qui ont lu les aventures d’Amos Daragon (j’en suis), savent à quel point Bryan Perro sait très bien raconter de grandes aventures épiques. Et si l’on se fie à ce qu’il a fait avec L’Odyssée il y a quelques années au TNM, Dominic Champagne saura à coup sûr signer une mise en scène mémorable une fois de plus, pour cette œuvre déjà bien établie dans les classiques et maintes fois adaptée au cinéma, en bande dessinée, en dessin animé ou même en musique. Il ne fait donc aucun doute que l’adaptation de l’œuvre d’Herman Melville faite par le tandem sera sublime et mémorable.

Maintenant, que penser de Normand D’Amour en capitaine Achab qui n’a qu’une idée en tête, se venger de Moby Dick? Probablement qu’aucun autre comédien n’aurait été aussi crédible pour incarner autant d’autorité et de robustesse, et j’ai très hâte de le voir aller, entouré d’une impressionnante distribution de comédiens, d’acrobates et de musiciens, pour créer un spectacle enlevant comme seul le TNM peut en présenter!

Texte d’après l’œuvre d’Herman Melville, adapté par Bryan Perro et Dominic Champagne, mise en scène de Dominic Champagne.

3. «On ne badine pas avec l’amour», Théâtre Denise-Pelletier, du 30 septembre au 24 octobre 2015

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Toute première mise en scène de Claude Poissant en tant que directeur artistique du Théâtre Denise-Pelletier, cette pièce marque aussi la troisième relecture de Musset par le metteur en scène, après Lorenzaccio au même théâtre, et Les Caprices de Marianne, au Théâtre du Trident à Québec. Si Musset lui connait, il faut dire qu’On ne badine pas avec l’amour est l’une de ses œuvres les plus connues, et que la partition écrite par l’auteur est déjà en soit un beau cadeau pour le metteur en scène à relire et auquel donner vie.

Les personnages de Perdican et de Camille se retrouvent après dix ans de séparation, après être passés de l’enfance à l’âge adulte. Incapables de s’avouer leurs sentiments l’un pour l’autre, notamment parce que Camille est depuis entrée au couvent et que c’est à Dieu qu’elle doit tout on amour, les deux amoureux auront de la difficulté à se rapprocher. Entre les discours d’une multitude de personnages gravitant autour d’eux et qui ne leur rendront pas la vie facile, Perdican tentera même de séduire Rosette, la propre sœur de Camille, afin de rendre celle-ci jalouse. Mais toutes ces stratégies ne seront d’aucune utilité, car le jeu de l’amour est le plus fort.

Avec le charmant Francis Ducharme en tant que Perdican et Alice Pascual (qui s’est démarquée à la dernière saison dans J’Accuse d’Annick Lefebvre, au Théâtre d’Aujourd’hui) pour incarner Camille, cette nouvelle production d’un grand classique de la littérature romantique entrera parfaitement dans le moule des pièces présentées au Théâtre Denise-Pelletier, tout en permettant à Poissant de dévoiler ses propres couleurs en tant que nouveau directeur.

Texte d’Alfred de Musset, mise en scène de Claude Poissant.

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