5 bonnes raisons de (re)voir la série «Kaamelott» en attendant la sortie du film | Bible urbaine

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5 bonnes raisons de (re)voir la série «Kaamelott» en attendant la sortie du film

5 bonnes raisons de (re)voir la série «Kaamelott» en attendant la sortie du film

Parce que la patience est un plat qui se mange sans sauce!

Publié le 13 mai 2020 par Pascal Sain

Crédit photo : Tous droits réservés

Au début de l'an 2020, une rumeur courait et enflait à mesure qu'elle se diffusait dans les villes et les campagnes. Du pécore au bourgeois, partout le même message: «Il revient! Le roi Arthur est de retour!» Et c'était vrai, après dix ans d'absence, le célèbre roi Arthur, incarné par Alexandre Astier, ainsi que tout l'univers de la série Kaamelott, était bel et bien de retour... au cinéma! En effet, pour la plus grande joie des fans, la sortie du premier volet d'une trilogie était prévu pour le 29 juillet avant de se voir repoussée, il y a quelques jours, pour cause de coronavirus au 25 novembre 2020. Alors, pour patienter, voici au moins cinq bonnes raisons de repasser à travers la série dans son intégralité.

I. Pour se remettre dans l’ambiance

Pour les deux du fond (dont un au lion) qui ne connaitrait pas cette œuvre devenue culte, Kaamelott est une série française humoristique diffusée de 2005 à 2009 et qui compte cinq saisons régulières plus une sixième qui fait office de préquel. Elle reprend les éléments de la légende arthurienne tout en les détournant pour assurer un effet comique des plus efficaces.

Ainsi, Arthur, roi de Bretagne, doit apprendre à gérer le royaume et trouver le Graal, entouré d’une bande de personnages plus loufoques les uns que les autres. Tout ceci donne lieu à des scènes cocasses de la vie quotidienne au château, servies par des dialogues ciselés au couteau et des acteurs au top de leur forme.

II. Des personnages mythiques

Bien entendu, que serait un roi sans sa cour? Ainsi, une foule de personnages gravitent autour de notre bon roi Arthur et avec lesquels celui-ci doit composer au jour le jour. De Lancelot le rigide, Bohort le lâche, les crétins Perceval et Karadoc, le rustre Léodagan de Carmélides, l’acariâtre Dame Séli, ou encore Guenièvre l’ingénue, autant d’intervenants qui donneront du fil à retordre au chef du royaume.

Avec en son centre des personnages principaux réussis et attachants, la série fait également la part belle à des apparitions qui, pour certaines, deviendront cultes au fil du temps. On peut citer le Justicier, parodie d’un Robin des Bois goguenard et pathétique, campé par un Roland Giraud en grande forme; les paysans Guethenoc et Roparzh, qui râlent sans cesse sans trop savoir pourquoi; le tavernier roublard, Caius Camillius, le centurion romain dépressif, sans oublier le seul et unique Roi Burgonde, qui incarne à lui tout seul l’ensemble des clichés sur les barbares.

III. Des répliques cultes

Au fur et à mesure de sa diffusion, la série a pris une telle ampleur que certaines de ses répliques ont carrément faire leur entrée dans la culture populaire. On peut citer les célèbres: «C’est pas faux», «On en a gros», «Le gras c’est la vie» ou encore «J’aimerais être considéré en tant que tel», pour les plus connues.

Mais en visionnant l’ensemble de la création d’Alexandre Astier, alias le Sanglier de Cornouailles, d’autres répliques vont à coup sûr venir garnir votre vocabulaire, des plus drôles comme «On est fort en pommes», «C’est fastidieux», ou encore «Je ne mange pas de graines», aux plus sérieuses comme «On accélère le processus», «J’ai raté, mais je veux pas qu’on dise que j’ai rien foutu», ou bien «Les grands chefs… ils ne se battent que pour la dignité des faibles.»

IV. Un virage dramatique

En effet, si au départ la série se voulait exclusivement humoristique, au fur et à mesure qu’ont évolué les saisons, celle-ci a clairement progressé en adoptant une construction presque cinématographique, passant d’un format de 3 minutes à des épisodes de 45 minutes pour le Livre V! En effet, même si le comique reste omniprésent, le dramatique s’invite également à partir du Livre III.

Ainsi, les personnages s’épaississent, les intrigues s’installent sur la durée, et des thèmes forts sont abordés comme la dépression, l’ambition, la trahison, la paternité, la condition des pauvres, les doutes, le but de la vie, etc. Tout ça pour aboutir d’ailleurs à une finale épique et dramatique qui nous ferait presque verser une larme. Je vous laisse apprécier le générique de la saison 5 qui, rien que par sa mise en scène et sa musique (également composée par Astier), nous met directement dans l’ambiance et nous annonce que ça va être chevaleresque à souhait.

V. Une série instructive

Même si les dialogues sont modernes et que les personnages sont des caricatures, il n’en reste pas moins que ceux-ci, de même que l’ensemble de l’univers de Kaamelott, sont inspirés de la légende arthurienne, mais également des faits historiques de cette époque.

L’action se déroule au Ve siècle de notre Histoire, c’est-à-dire au début du Moyen-Âge. À travers les dialogues ou les situations, nous sommes amenés à entendre les noms des peuplades d’alors comme les Vikings, les Wisigoths, les Saxons, les Burgondes, etc., mais aussi la situation géopolitique comme l’occupation romaine et sa difficulté à franchir le mur d’Hadrien, les peuples fédérés du Royaume de Logres, et autres informations historiques qui font du bien à notre culture générale et qui donnent envie de s’intéresser à cette période.

Pour conclure, il serait de bon ton d’employer une citation latine qui ne veut rien dire… mais bon, à choisir, il est préférable de vous laisser avec la bande-annonce du film qui s’annonce grandiose! TROUPASKAYAAA!

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