«The Hunger Games: Mockingjay – Part I», mettant en vedette Jennifer Lawrence | Bible urbaine

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«The Hunger Games: Mockingjay – Part I», mettant en vedette Jennifer Lawrence

«The Hunger Games: Mockingjay – Part I», mettant en vedette Jennifer Lawrence

Petite étincelle avant l'explosion

Publié le 20 novembre 2014 par Alyssia Duval

Crédit photo : Les Films Séville

Après avoir laissé la barre assez haute avec Catching Fire l’an dernier, Francis Lawrence reprend les rênes de la populaire franchise Hunger Games avec un imposant défi à relever. Scindé en deux parties pour le bien de son adaptation cinématographique – comme il semble être devenu coutume –, le troisième et dernier tome de la saga littéraire de Suzanne Collins place ses personnages dans un jeu encore plus meurtrier que les précédents: celui de la guerre.

Sauvée in extremis avant la fin de son second tournoi, Katniss (Jennifer Lawrence) se réveille dans les quartiers souterrains d’un lieu que tous croyaient disparu et qui deviendra le siège de la révolte, le District 13. Commandées par Alma Coin (Julianne Moore) et Plutarch Heavensbee (Philip Seymour Hoffman, à qui le film est dédié), les forces rebelles s’apprêtent à entrer au combat contre le Capitole, où Peeta (Josh Hutcherson) est toujours tenu prisonnier. Mais toute révolution a besoin d’un visage, et afin d’unifier le peuple de Panem contre le despotisme du président Snow (Donald Sutherland), Katniss n’aura d’autre choix que de prendre les armes et devenir le symbole de l’insurrection.

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Gravitant autour d’une Jennifer Lawrence n’ayant rien perdu de son magnétisme, le film fait valoir, une fois de plus, les performances d’une formidable brochette d’acteurs (incluant aussi Woody Harrelson, Liam Hemsworth et Elizabeth Banks) qui, décidément, forme un ensemble stellaire dont nul autre de ces blockbusters pour jeunes adultes n’a encore pu se targuer. Plus sombre, plus froide et plus lourde en arrière-propos, cette première partie du chapitre final d’Hunger Games plonge dans un univers presque digne de George Orwell, une dystopie où la propagande et les manigances politiques sont au coeur d’un mouvement de catharsis sans précédent.

Bien que les scènes cruciales du récit soient superbement orchestrées, Mockingjay – Part I donne l’impression de n’être qu’une longue bande-annonce pour sa très prometteuse Part II. Souffrant d’un rythme plutôt boiteux et de quelques séquences inutiles et répétitives, il prouve aux studios hollywoodiens qu’il n’est pas toujours pertinent d’étirer l’adaptation d’un roman, aussi apprécié ou chargé en contenu soit-il, en plus d’un long-métrage. Laissant ainsi le spectateur sur son appétit, ce troisième de quatre épisodes sera probablement le moins mémorable du lot. La table est mise, cependant, pour une finale que les fans de la série attendront certainement avec grande impatience.

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