La comédie romantique «Baggage Claim» de David E. Talbert – Bible urbaine

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La comédie romantique «Baggage Claim» de David E. Talbert

La comédie romantique «Baggage Claim» de David E. Talbert

Perdre son envol

Publié le 1 octobre 2013 par Jim Chartrand

Crédit photo : Fox Searchlight

A l'image d'un mauvais sitcom (rires en canne en moins), Baggage Claim apparaît comme un cauchemar de mauvais goût réduisant les péripéties amoureuses de la gent féminine en un alignement ennuyeux de situations risibles.

Digne d’un film de Tyler Perry qui aurait encore plus mal tourné que la moyenne, Baggage Claim s’adresse d’abord et avant tout à un public féminin. Le film met en scène une distribution presque exclusivement composée d’acteurs et actrices noirs, à l’exception d’un détonnant Adam Brody dans un rôle atypique d’agent de bord amical et, bien sûr, homosexuel.

Ceci n’est qu’un minime exemple des nombreux stéréotypes et clichés qui s’empilent les uns par dessus les autres dans cette absurde comédie romantique qui exhibe grossièrement ses personnages et ses situations. C’est à se demander ce qui a poussé Paula Patton à se mettre dans de si mauvais draps à l’instar de son mari Robin Thicke, qui ne s’est pas non plus aidé aux plus récents MTV Music Video Awards 2013. Remarque similaire pour les autres acteurs tels que Taye Diggs ou même Djimon Hounsou, lequel passe de Blood Diamond à ceci.

Bien que peu original, il y avait néanmoins un certain potentiel à recycler l’histoire de l’aînée d’une famille qui n’a aucune chance en amour, mais qui bénéficie de la chance de pouvoir s’offrir des voyages et des trips d’aviation. Toutefois, et comme c’était le cas avec A View From the Top, l’un des nombreux flops mettant en scène Gwyneth Paltrow, le film s’écrase bien avant la ligne d’arrivée.

Si on force avec maladresse les ressorts comiques, on trace à gros coups les traits des personnages, allant de la matriarche imposante à la meilleure amie nymphomane. De plus, on nous assomme à coup de fond vert (pour des scènes de voitures, vraiment?) et de fausse pluie pour alimenter le non-réalisme de cette longue et interminable farce plate. Baggage Claim est un film totalement prévisible, qui alterne une musique assourdissante et des hits pop sirupeux, en plus d’exhiber des scènes apparemment romantiques qui rendent le spectateur complètement  mal à l’aise.

On peut bien imaginer que, sur papier, Baggage Claim se présente comme la sortie de filles tout indiquée, mais il y a fort mieux à recommander que ce film qui, par dessus tout, souffre d’un horrible montage. Outre abrutir notre intelligence face à un résultat aussi dégradant, il ne nous reste plus qu’à soupirer et à espérer mieux pour l’avenir. Après tout, malgré une recette conçue d’avance (l’amour idéal est bien plus près qu’on ne le croit!), un chick flick a habituellement le mérite d’être simili-agréable et non pas aussi douloureux…

Le film «Baggage Claim» est présentement à l’affiche en salles au Québec.

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