Rencontre avec Martin Cadotte, réalisateur et formateur à L’inis | Bible urbaine

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Rencontre avec Martin Cadotte, réalisateur et formateur à L’inis

Rencontre avec Martin Cadotte, réalisateur et formateur à L’inis

Un grand passionné nous raconte son métier derrière la caméra

Publié le 6 février 2019 par Mathilde Recly

Crédit photo : Patrick Woodbury

Alors que L’institut national de l’image et du son (L’inis) organise une table ronde sur le thème de la réalisation le 13 février prochain, l’occasion était toute trouvée pour discuter du métier avec Martin Cadotte. Lui-même ex-étudiant devenu réalisateur et désormais formateur à L’institut, il nous a partagé sa vision d’ensemble sur une profession qu’il exerce avec passion et détermination.

Une histoire qui dure…

Martin Cadotte est formel: il a toujours eu un goût prononcé pour la réalisation, et ce, dès son plus jeune âge. «Je ne me souviens pas avoir eu envie de faire autre chose dans la vie. À 12 ou 13 ans, j’étais déjà passionné par ça. Je montais des pièces de théâtre à la maison, j’avais un besoin constant de créer, de raconter des histoires», nous confie celui qui, enfant, passait des heures sur le lit de sa mère à mettre en scène ses figurines de Star Wars.

Parmi sa longue et riche carrière de réalisateur, l’élément le plus marquant pour lui reste son entrée comme étudiant à L’inis, en 1998. «Ça a complètement changé ma vie, car je me suis compris moi-même davantage. J’ai intégré quel réalisateur j’étais, quel type de travail je ferais», explique Martin. Par exemple, son tuteur André Melançon lui propose un premier projet à sa sortie de l’institut, ce qui lui donne la piqûre pour la réalisation jeunesse. Et c’est une longue histoire d’amour qui se poursuit, car notre interlocuteur va se lancer dans la réalisation de son tout premier long métrage pour enfants, Mr. Freeze et allumettes, l’année prochaine!

Être touche-à-tout et passionné: la formule gagnante

Par la suite, la particularité du parcours de Martin Cadotte s’explique certainement par sa faculté à toucher à tous types de projets, aussi variés soient-ils. Depuis ses débuts, il s’investit ainsi dans des émissions jeunesse, des téléréalités, des documentaires, des grands reportages et dans diverses séries de fiction.

En fait, c’est toujours la passion et le goût de bien faire qui le guident à travers les étapes de chacun de ses mandats. «Ce que je préfère avant tout, c’est la direction d’acteurs et d’animateurs. J’ai eu la chance de ne pas me retrouver classé dans une case, ce qui m’a permis de faire aussi bien des documentaires pour être connecté avec ce qui se passe dans la vraie vie, que de la fiction pour la transformer à ma façon et selon mon imagination», explique le réalisateur touche-à-tout.

C’est sûrement cette polyvalence qui fait alors de lui le professeur idéal pour remplacer Gilles Senécal à L’inis, dès 2006. Il commence par donner des cours de «Langage de l’image» avant de contribuer, il y a trois ans, à la restructuration du programme de Télévision pour l’actualiser.

Avant toute autre chose, Martin Cadotte considère qu’il doit transmettre à ses élèves trois éléments essentiels qui sont le leadership, la technique et l’émotion. Il estime également qu’il faut toujours mettre de soi dans ce qu’on fait, peu importe le projet sur lequel on travaille. Ainsi, la transmission des valeurs à travers la façon d’appréhender l’image est l’un des aspects qu’il aborde en classe.

L’inis, cette famille créative et soudée

Quand on aborde le sujet de la table ronde organisée par L’inis et axée autour de la réalisation, le 13 février prochain à 18 h, Martin Cadotte souligne l’intérêt de ce genre de rencontres et encourage vivement les intéressés à s’inscrire. «L’avantage, quand L’inis organise des événements comme ceux-là, c’est d’avoir le moyen d’échanger avec des gens qui te donnent des informations précieuses sur le métier», explique Martin.

Ce dernier reste convaincu qu’accéder à un enseignement d’aussi bonne qualité est une chance inouïe. «L’inis a changé ma vie plus d’une fois, et la «famille inis» m’aide à passer à travers les défis. Par exemple, si je manque parfois d’un peu d’équipement, ils m’en prêtent sans problème. Même après vingt ans, je peux encore compter sur eux. Je fais toujours partie de l’ensemble et je suis toujours le bienvenu», explique-t-il avec un sourire dans la voix.

Vous l’aurez donc compris, Martin Cadotte est un grand passionné de réalisation. Si vous êtes intéressé par ce métier, ne manquez pas la chance de participer à cette table ronde de L’inis qui, en plus, est gratuite, et également diffusée en Facebook Live sur leur page Facebook!

Les trois invités au programme seront Yan Lanouette Turgeon, Marie-France Laval et Susanne Serres, trois diplômés de L’institut qui ont fait leur chemin en réalisation documentaire ou fiction.

Attention, les inscriptions se font jusqu’au 12 février 2019 sur le site de L’inis en cliquant ici. N’hésitez plus, prenez part à l’aventure!

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