«Thor: the Dark World» d'Alan Taylor | Bible urbaine

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«Thor: the Dark World» d’Alan Taylor

«Thor: the Dark World» d’Alan Taylor

Nom de Dieu, on en a plein les yeux!

Publié le 8 novembre 2013 par Jim Chartrand

Crédit photo : Walt Disney Pictures

Bien que l'avis ne soit pas partagé de tous, les films de la série Thor figurent parmi les plus intéressants du lot Avengers par leur singularité, leur humour distinct et leur intérêt forcé pour la mythologie. Thor: the Dark World d'Alan Taylor, cette foudroyante suite, a tout pour le prouver.

Ce n’est bien évidemment pas le scénario le plus logique de l’année, et l’histoire apporte difficilement du sens. La majorité des revirements nous poussent à nous gratter sérieusement le crâne, mais aussi parce qu’ils apparaissent souvent comme un cheveu sur la soupe. Malgré tout, le résultat donne lieu à un divertissement de si grand ordre qu’il serait dommage de s’en plaindre.

Au niveau de l’action et des effets spéciaux, tout est impeccable. La technologie 3D est toujours de mieux en mieux maîtrisée (les maux de tête sont quasiment inexistants) et visuellement le long-métrage pourrait difficilement être plus intéressant. Asgard paraît plus somptueux que jamais et sur Terre on nous fait visiter Londres, toujours aussi impériale, en plus d’une escapade à Stonehenge! De plus, celle que l’on surnomme la Portal Battle Scene est certainement de loin la plus ingénieuse scène de combat que Marvel ait pu nous offrir, si ce n’est la meilleure.

Par contre, au même titre que le troisième volet des aventures d’Iron Man, on se retrouve ici en mode post-Avengers de Joss Whedon face à un univers «marvelisé» qui multiplie les références (le caméo de Stan Lee inclus) à une franchise devenue plus grande que nature. Le film ouvre d’ailleurs la voie à la prochaine étape du projet face à l’adaptation de Guardians of the Galaxy qui nous attend en 2014, alors que la télésérie Agents of S.H.I.E.L.D. est supposée diffuser un épisode ayant un lien direct avec la fin de Thor: the Dark World (!) Inutile de vous dire d’attendre la toute fin du générique pour apprécier les deux scènes qui s’y cachent, toutes deux excellentes d’ailleurs, quoique la première aura besoin d’explications pour les non-initiés.

Connaître Thor ne suffit donc pas. Il faut non seulement avoir vu le premier opus, mais également avoir vu le film The Avengers puisque Thor: the Dark World débute exactement là où ce dernier nous avait laissé. À l’instar d’Iron Man 3, qui avait abandonné sa rythmique commandée par les airs d’AC/DC, Thor perd du coup sa signature propre pour devenir un film appartenant de pied ferme au canevas Avengers. Fini les touches personnalisées du réalisateur Kenneth Branagh qui a cédé son flambeau, et surtout, fini les douces compositions de Patrick Doyle qui font maintenant place à celles plus conventionnelles au genre de Brian Tyler.

Par contre, là sont les seuls bémols, puisqu’on se trouve face à un film d’action qui a notre satisfaction à coeur. Mélangeant les genres entre la science-fiction et le fantastique, on y découvre une rencontre inattendue entre les Star Trek de J.J. Abrams aux versions de The Lord of the Rings de Peter Jackson.

Dans ce plus récent volet, Thor va retrouver Jane dans le monde des humains, mais tout est viré à l’envers lorsque des vilains elfes, qu’ils croyaient avoir vaincu il y a longtemps, refont surface avec comme désir ultime de se venger et de prendre le contrôle de la galaxie, menaçant du coup à la fois la vie des Dieux et celle des êtres humains.

C’est assez simpliste et c’est digne d’un synopsis qu’on se crée étant jeune avec ses figures dans le bac à sable, mais malgré tout, cela fonctionne à fond la caisse! S’il y a peut-être un peu trop d’elfes au point d’en avoir une légère nausée, on doit admettre que non seulement le rythme est vif, rapide et qu’il ne laisse aucun temps mort, mais aussi que l’excellente distribution est de retour pour laisser l’humour l’emporter constamment. On a beau faire référence à une période plus sombre, mais comme c’était le cas de Star Trek: Into Darkness, on ne délaisse en rien la comédie et le ton bon enfant et les acteurs en sont d’ailleurs conscients, livrant à la chaîne de savoureuses répliques et de délicieuses situations dont on se délecte sans mal.

Ainsi, on retrouve avec bonheur les nombreux Anthony Hopkins, Natalie Portman, Idris Elba, Stellan Skarsgaard et compagnie, alors que la dualité complice de Thor et Loki fonctionne toujours autant grâce à l’efficacité indéniable du glorieux Chris Hemsworth et du narquois Tom Hiddleston, qui continuent de surprendre dans leurs différentes nuances. Bien sûr, il ne faudrait pas oublier la toujours aussi rafraîchissante Kat Dennings, qu’on accompagne d’un amusant Jonathan Howard dans la peau de Ian the Intern, excellent running gag ajouté.

Thor: the Dark World est alors le remède idéal contre la déprime automnale. Saisissant, invitant et parfait pour se détendre sans se casser la tête, on trouve ici un blockbuster bien réussi qui utilise à fond la formule gagnante pour exhiber son efficacité. On en a ainsi pour notre argent et on en a surtout plein les yeux. Alors, pourquoi gâcher son plaisir?

«Thor: the Dark World» prend l’affiche ce vendredi 8 novembre. Quelques représentations spéciales ont exceptionnellement lieu ce jeudi soir.

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