10 romans québécois à découvrir cet automne | Bible urbaine

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10 romans québécois à découvrir cet automne

10 romans québécois à découvrir cet automne

Une liste qui saura occuper vos temps libres!

Publié le 14 octobre 2020 par Nathalie Slupik

Crédit photo : Tous droits réservés

Nous savons que la rentrée littéraire d’automne est une période tumultueuse et qu’il peut s’avérer difficile de faire un tri parmi les multiples publications qui apparaissent de tous bords tous côtés. C’est pourquoi nous avons sélectionné pour vous 10 titres à retenir parmi le catalogue de cette année, à dévorer, que vous soyez confinés ou non! Bonnes découvertes!

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«La Ballade de Baby» de Heather O’Neill

C’est l’histoire de Baby, que son père junky et irresponsable trimballe au gré de ses innombrables déménagements dans les quartiers les plus sombres de Montréal. Un pied dans l’enfance et l’autre déjà trop avancé dans l’âge adulte, la jeune fille se réfugie dans ses rêveries et y puise son espoir et sa force. Un récit largement autobiographique et d’une sensibilité touchante. Les Éditions Alto ont redonné un souffle de vie à une œuvre qui méritait depuis bien longtemps une traduction québécoise. Dominique Fortier s’est chargée d’accomplir cette tâche et de rendre justice à l’imaginaire inusité d’Heather O’Neill.

La Ballade de Baby de Heather O’Neill, Éditions Alto, août 2020, 496 pages, 29, 95 $.

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«L’absente de tous bouquets» de Catherine Mavrikakis

Ayant publié une dizaine de romans traduits dans plusieurs langues, Catherine Mavrikakis s’impose aujourd’hui comme une figure centrale de la littérature contemporaine québécoise. À la fois récit et hommage, L’absente de tous bouquets est l’invitation à la conversation d’une fille à sa mère disparue, dans un jardin littéraire où les fleurs continuent d’éclore malgré la souffrance. L’autrice se questionne ici sur le deuil et la renaissance, de même que le chemin qu’il y a à parcourir entre ces deux destinations, dans une touchante introspection qui explore les détours des rapports mère-fille.

L’absence de tous bouquets de Catherine Mavrikakis, Éditions Héliotrope, septembre 2020, 184 pages, 22, 95 $.

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«Faire les sucres» de Fanny Britt

Chez Le Cheval d’août, Fanny Britt est de retour avec un deuxième roman qui poursuit le travail amorcé dans son essai Les retranchées, soit celui d’ausculter la question de nos privilèges sans rien épargner. Dans ce roman choral, on part à la rencontre d’Adam et de Marion, un couple qui a tout pour être heureux et qui incarne la réussite aux yeux de leur entourage. Jusqu’à ce qu’un accident ouvre une brèche d’où s’échappent la solitude, la rage et les émotions trop longtemps refoulées, et à partir de laquelle tout s’écroulera. À travers leur chemin et celui de Celia, qui, à des kilomètres d’eux, regarde monter les eaux de son île, Fanny Britt tente ici de montrer comment nos vies sont liées à celles des autres, ceux qu’on aime comme ceux qu’on exploite.

Faire les sucres de Fanny Britt, Le Cheval d’août éditeur, octobre 2020, 304 pages, 24,95 $.

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«Cruelles», collectif dirigé par Fanie Demeule et Krystel Bertrand

Les personnages féminins sont rarement de mauvaise foi et, lorsqu’ils le sont, c’est toujours pour une bonne raison. Ce collectif de nouvelles plonge dans la cruauté non négociée ou excusée des femmes, à travers dix textes d’autrices et d’auteurs aux genres et aux voix variés. Chaque nouvelle met en scène des femmes cupides, perverses, méchantes et non repentantes, et explore les motifs derrière cette noirceur en plongeant dans les tabous sociaux et les zones que l’on évite d’habitude d’explorer. Le recueil comprend les textes de Raphaëlle B. Adam, Marie-Jeanne Bérard, Camille Deslauriers, Marie-Pier Lafontaine, Hélène Laforest, François Lévesque, Anya Nousri, Patrick Senécal, Olivier Sylvestre et Lysandre Saint-Jean.

Cruelles, collectif dirigé par Fanie Demeule et Krystel Bertrand, Éditions Tête Première, octobre 2020, 192 pages, 19,95 $.

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«Novembre avant la fin» d’Alain Beaulieu

Alain Beaulieu, écrivain, professeur de création littéraire à l’Université Laval et directeur de la revue Le Crachoir de Flaubert, propose ici un ouvrage destiné à ceux qui entreprennent ou qui poursuivent une démarche d’écriture littéraire, pour que chacun puisse accéder à la vérité unique de sa subjectivité, mise en forme dans ce qui deviendra une œuvre d’art. Ce court récit de fiction et de réflexion sur la création littéraire suit le fantôme d’un écrivain récemment décédé qui viendra hanter les séances de sa petite-fille afin de lui prodiguer tendresse, conseils et encouragements. Offertes avec humour, empathie et une pointe d’autodérision, ses remarques portent autant sur la construction et le langage d’un récit que sur les outils de l’écrivain et sur ce qui le pousse à la pratique de son art.

Novembre avant la fin, d’Alain Beaulier, Éditions Hamac, septembre 2020, 96 pages, 14,96 $.

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«Mars» de Marie-Jeanne Bérard

Mars raconte l’histoire d’Anaïs qui, déçue par son quotidien, rêve de ne plus être elle-même, de se départir de son corps pour se dissoudre de l’univers. Prisonnière d’un mois de Mars insurmontable, elle devra affronter ses démons afin de réaliser son souhait et d’embrasser la mort pour mieux réapprendre à vivre. Marie-Jeanne Bérard crée ici un univers surréaliste et impressionniste, où les personnages se réapproprient leur animalité pour ne faire qu’un avec la terre et ses ressources. Mais ce roman s’interroge également sur le trouble de la dépersonnalisation, sur lequel l’autrice a fait beaucoup de recherches afin de l’aborder d’un angle juste et précis. Ainsi, pour guérir, la protagoniste de l’œuvre devra se recentrer sur son corps, reprendre contact avec la terre et le concret, se déplacer à quatre pattes, dormir à la belle étoile et retrouver l’enfant en elle.

Mars de Marie-Jeanne Bérard, Éditions Tête Première, août 2020, 176 pages, 19,95 $.

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«Rayonnements» de Ying Chen

Le plus récent roman de Ying Chen s’intéresse au destin de Marie Curie et de sa fille Irène, la narratrice de ce récit onirique qui prend place quelque part entre le monde des vivants et celui des morts. Les deux femmes ne seront jamais nommées, car il ne s’agit ni d’un roman historique ni d’un dérivé du genre, mais bien d’un monologue traversé de figures fantomatiques et de lieux symboliques. C’est le destin de deux femmes inextricablement liées et de la recherche d’une paix intérieure, à travers des réflexions sur ce qui nous rend humains, sur l’héritage que nous léguons, sur la patrie, la famille et tout ce qui a un impact sur la matière qui nous constituent. Grâce à la finesse de sa plume, Ying Chen met en valeur le tragique et le grandiose de la vie de ces deux femmes qui ont marqué notre histoire collective.

Rayonnements de Ying Chen, Éditions Leméac, septembre 2020, 96 pages, 16,95 $.

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«Bermudes» de Claire Legendre 

Ici encore, il s’agit de manière indirecte d’une histoire de fantômes: venue d’Europe sur les traces d’une écrivaine disparue dont elle doit écrire la biographie, la narratrice sans nom de Bermudes a tout quitté pour recommencer sa vie. De Montréal jusqu’à la Côte-Nord, elle poursuit le fantôme d’une femme qui lui ressemble comme une sœur et dont elle écrit la biographie. Dans ce voyage sensuel et mélancolique, elle croise le chemin d’êtres révélateurs et déterminants qui lui font parfois envisager la possibilité d’une autre vie. Mais son enquête la renvoie toujours à son passé, à son malheur et à sa solitude, car le roman pose cette question fondamentale: «N’est-ce pas toujours soi-même qu’on cherche dans les livres des autres»?

Bermudes de Claire Legendre, Éditions Leméac, septembre 2020, 216 pages, 24,95 $.

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«Cœur yoyo» de Laura Doyle Péan

Deux amoureuses se séparent. Seule dans son appartement, entourée de ses livres et de ses souvenirs, une voix apprend au fil des jours à panser ses plaies. Écrit sous forme de journal intime, le recueil Cœur yoyo est composé de cinq parties. Tels des rites de passage, la voix traverse les principales étapes d’un deuil. Ce n’est pas l’histoire d’une peine d’amour ni d’une survie, mais celle d’un apprentissage. Un premier recueil chez Mémoire d’encrier pour Laura Doyle Péan, poète, activiste et étudiante en droit à l’Université de McGill.

Coeur Yoyo de Laura Doyle Pean, Éditions Mémoire d’encrier, août 2020, 72 pages, 17 $.

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«Pleurer au fond des mascottes» de Simon Boulerice

Le prolifique et touche-à-tout Simon Boulerice nous revient cet automne, prêt à se livrer comme jamais, sans demi-mesure, avec une œuvre qui plonge au cœur de son enfance et revisite l’arrivée du théâtre dans sa vie. Pourquoi Simon sourit-il autant? Et que cache-t-il derrière ce sourire? Que camouflent les costumes de mascotte qu’il emprunte ou les masques qu’il revêt? D’où lui viennent cette légèreté, cette juvénilité? C’est à ces questions que l’auteur tente de répondre, afin d’aller à la rencontre de cette personne invisible qui se cache sous la grosse fourrure de la mascotte, comme on se cache nos blessures derrière un sourire.

Pleurer au fond des mascottes de Simon Boulerice, Éditions Québec Amérique, octobre 2020, 192 pages, 19,95 $. 

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