5 suggestions de romans noirs pour frissonner de plaisir durant les vacances des fêtes | Bible urbaine

Littérature_Polars et romans policiers

5 suggestions de romans noirs pour frissonner de plaisir durant les vacances des fêtes

5 suggestions de romans noirs pour frissonner de plaisir durant les vacances des fêtes

À la recherche de sensations fortes?

Publié le 14 décembre 2018 par Éric Dumais

Crédit photo : Tous droits réservés

«Fleur de cadavre» d’Anne Mette Hancock (Albin Michel)

Voilà un titre de polar bien peu ragoûtant! Mais lorsqu’on creuse plus loin, une belle symbolique s’en dégage: la fleur-cadavre, aussi appelée Arum Titan, est une fleur «aussi éphémère que toxique» qui dégage un parfum nauséabond s’apparentant à celui d’un cadavre lorsqu’elle est en floraison. Et c’est ici un clin d’œil vénéneux que nous offre Anne Mette Hancock, qui livre ici un roman d’une redoutable efficacité où le crime non résolu d’un avocat de 37 ans refait la une suite à un drôle d’évènement.

C’est qu’Héloïse Kardan, journaliste d’enquête à Copenhague pour le quotidien Demokratisk Dagblad, reçoit une lettre signée de la main d’une certaine Anna Kiel, qui aurait supposément été la suspecte numéro un de ce crime commis trois ans plus tôt. Le souci, c’est que, depuis les accusations, elle est en fuite… Où? Nul ne le sait. La question qui brûle toutefois les lèvres, c’est pourquoi une journaliste reçoit-elle des lettres d’une criminelle? Que lui veut cette Anna Kiel?

Je n’ai pu m’empêcher de me remémorer, à la lecture de ce polar, les pages d’ouverture de la saga Millénium, où un vieillard reçoit, depuis quarante ans, des fleurs séchées reçues anonymement. Il y a un caractère mystérieux et énigmatique à cette entrée en matière, qui ajoute un grain de sel non négligeable au suspense. Bestseller au Danemark, ce roman m’a tenu en haleine jusqu’au bout.

Extrait: «Chère Héloïse, as-tu déjà vu quelqu’un mourir en se vidant de son sang? C’est une expérience unique. En tout cas, ça l’a été pour moi, mais il est vrai que j’attendais ce moment depuis très longtemps. Je sais qu’ils disent que j’ai commis un crime. Qu’il faut me retrouver. Ils veulent me juger et me punir. Ce n’est pas vrai. Ils n’y arriveront pas. Ça, c’est impossible. Car punie, je le suis déjà… Et je n’ai pas terminé.»

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