5 suggestions de romans noirs pour frissonner de plaisir durant les vacances des fêtes | Bible urbaine

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5 suggestions de romans noirs pour frissonner de plaisir durant les vacances des fêtes

5 suggestions de romans noirs pour frissonner de plaisir durant les vacances des fêtes

À la recherche de sensations fortes?

Publié le 14 décembre 2018 par Éric Dumais

Crédit photo : Tous droits réservés

«À jamais tu obéiras» de Koethi Zan (Pocket)

Voilà une histoire tordue qui a vite retenu mon attention! À première vue, des histoires d’enlèvements, on en a vu d’autres, mais celle-ci a ceci de particulier qu’elle met en scène une troisième personne qui, à elle seule, réussit à tendre l’élastique de la tension dramatique au bord de l’éclatement: la femme du kidnappeur. Car cette dernière, en témoin-voyeur, est complice des intentions tordues de son mari, et pire encore, elle y participe. Contre son gré, mais elle y va à fond.

Julie Brookman, la fille parfaite si on s’en fie à son mur Facebook, était loin de se douter qu’elle se retrouverait emprisonnée à l’étage d’une maison de campagne, elle qui avait l’intention de prendre le train de Westchester près de la maison familiale, alors qu’elle était en pleine rédaction d’un essai universitaire. Sans crier gare, elle qui rêvassait déjà à son copain Mark, on l’a enlevée, on l’a balancée violemment dans un semi-remorque, et on l’a emmenée loin de «sa putain de vie parfaite» comme l’auteure se plaît à la décrire.

J’ai adoré le solide suspense qui évolue en parallèle avec l’enquête policière, en même temps les jours qui s’égrènent dans la nouvelle vie misérable de Julie. Mais j’ai moins digéré la plongée profonde dans les eaux noires du passé de Cora, qui justifie plusieurs motivations personnelles, mais le détour est trop long et nous éloigne de la trame principale.

Extrait: «Vous pensez avoir le droit de me juger? Dans ce cas, il va falloir qu’on vous remette à votre place! À ces mots, elle empoigna Julie par les cheveux et tira dessus de toutes ses forces, l’obligeant à lever le visage et à croiser son regard sombre et vide. Elle se pencha en avant, articulant chaque mot avec un soin extrême. Vous devez comprendre, ma fille, que certaines personnes ne sont que des pions sur le grand échiquier de l’univers. On dirait bien que vous en faites partie. Elle relâcha les cheveux de Julie non sans les avoir tirés une dernière fois.»

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