«Dans la peau de...» Mélanie Calvé, ou le besoin d'écrire comme on respire | Bible urbaine

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«Dans la peau de…» Mélanie Calvé, ou le besoin d’écrire comme on respire

«Dans la peau de…» Mélanie Calvé, ou le besoin d’écrire comme on respire

Le roman historique comme moteur de création

Publié le 12 septembre 2019 par Mathilde Recly

Crédit photo : Tous droits réservés et Éditions Fides

Chaque semaine, tous les vendredis, Bible urbaine pose 5 questions à un artiste ou à un artisan de la culture afin d’en connaître un peu plus sur la personne interviewée et de permettre au lecteur d’être dans sa peau, l’espace d’un instant. Cette semaine, nous avons interviewé Mélanie Calvé, auteure d’une trilogie publiée aux Éditions Fides et dont le dernier tome La prohibition vient tout juste de paraître en librairie.

Mélanie, il paraît que tu écris «tous les jours de ta vie, partout où tu peux». D’où est née cette passion, d’où vient ce besoin presque vital de prendre ta plume au quotidien et de laisser couler les mots?

«En fait, je l’ignore. Petite, ma marraine me racontait des histoires et j’insistais pour inventer la fin. Je me souviens que j’avais hâte de débuter l’école pour apprendre à lire. À l’époque, ma mère avait beaucoup de problèmes, elle n’était malheureusement pas en mesure de m’aider dans mon apprentissage scolaire.»

«Dès le début des classes, quand j’ai appris la base de la lecture et de l’écriture, je me suis mise à écrire et je n’ai jamais arrêté. Les adultes furent surpris parce que j’ai en quelque sorte appris à écrire et à lire seule tellement je n’en pouvais plus d’attendre. À six ans, je clamais haut et fort que je serais écrivaine!»

Quels aspects du roman historique t’ont-ils tout particulièrement accrochée pour que tu en fasses ta marque de fabrique, en quelque sorte?

«J’ai toujours été fascinée par l’histoire du peuple québécois. D’ailleurs, j’ai pratiqué durant une décennie le métier de préposée aux bénéficiaires parce que c’était ma façon d’écouter l’histoire des aînés. J’ai l’impression de connaître ces années passées. Lorsque je ferme les yeux pour écrire, je vois clairement les gens déambuler dans les rues des années 1920. En fait, c’est comme si j’y étais.»

«Il faut également savoir que je suis passionnée de recherches. J’adore fouiller, découvrir des histoires oubliées. Je possède près d’un millier de photographies anciennes. Plusieurs sont affichées sur les murs de ma maison, cela m’inspire.»

«Chez moi, tout est antique. Je possède plusieurs collections anciennes allant de vieux documents à des balances de cuisine antiques. L’histoire fait partie de moi au même titre que l’écriture. Du reste, je tente de la rendre accessible à ceux qui aiment moins cela.»

Après À un fil du bonheur et Le magasin général, le troisième tome de William et Eva, intitulé La prohibition, vient de paraître aux Éditions Fides. Peux-tu nous parler des protagonistes de cette histoire, et de ce qui t’a attirée vers le format trilogie?

«L’histoire de William et Eva est devenue une trilogie par la force des choses. Je n’ai pas choisi. Dès les premiers chapitres d’Au fil du bonheur, j’ai compris que mes personnages désiraient que je les accompagne sur une longue période. C’est étrange à dire, mais lorsqu’on écrit, on ne décide pas grand-chose. On laisse nos personnages nous prendre par la main et nous conduire là où ils le désirent.»

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Peux-tu brièvement résumer l’histoire et la thématique centrale de La prohibition à nos lecteurs, dans tes propres mots?

«Ce troisième tome se déroule au début des années 1920. La guerre vient de se terminer. Le magasin général dont William et Eva sont propriétaires se retrouve dans une situation financière précaire. En fait, William en est quelque peu responsable puisqu’il a été incapable de ne pas faire crédit à tous ceux qui en manifestaient le besoin.»

«Il accepte donc une proposition illégale en se gardant bien d’en parler avec Eva. Les épreuves se succèdent, mettant à l’épreuve tour à tour tous les personnages. Personne ne sera épargné, surtout pas William ni Eva.»

Si tu avais carte blanche, dans quel prochain projet littéraire innovant et éclaté souhaiterais-tu te lancer et pourquoi?

«J’ai l’impression d’avoir toujours carte blanche pour mes projets. Je n’ai jamais senti que mon éditeur m’imposait un style ou un sujet donné. J’adore écrire des romans historiques. J’aime vulgariser le passé, le rendre accessible à tous, le temps d’une histoire.»

«Mais, pour tout vous dire, je travaille actuellement sur un projet particulier. En fait, j’écris présentement l’histoire singulière de ma mère et la mienne par la même occasion.»

Pour découvrir nos précédentes chroniques «Dans la peau de…», visitez le www.labibleurbaine.com/Dans+la+peau+de…

*Cet article a été produit en collaboration avec les Éditions Fides.

William et Eva en images

Par Tous droits réservés et Éditions Fides

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