«La doudou qui ne sentait pas bon» de Claudia Larochelle | Bible urbaine

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«La doudou qui ne sentait pas bon» de Claudia Larochelle

«La doudou qui ne sentait pas bon» de Claudia Larochelle

Un album empreint de douceur et de réflexions

Publié le 22 mars 2016 par Marie-Michèle Martel

Crédit photo : Les Éditions de la Bagnole

Tous les enfants sont bien différents. Et ce ne sont pas tous les enfants qui aiment l’heure du bain. Avec La doudou qui ne sentait pas bon, Claudia Larochelle aborde la question de l’hygiène en jouant sur la corde sensible des tout-petits: la doudou. Voilà un album coloré qui saura ouvrir la discussion à propos de ce sujet assez délicat.

La doudou de Jeanne est choyée: elle se fait dorloter et partage de bons moments avec la fillette. Cependant, aujourd’hui, c’est jour de lavage. Pendant que Jeanne est à la garderie, Papa met la doudou dans la machine à laver. Effrayée, la doudou s’enfuit de la maison en espérant trouver un endroit où elle n’aura pas besoin de se faire laver. Malheureusement, ce n’est pas toujours facile de faire sa place quand on ne sent pas bon.

Le premier livre pour enfants de Claudia Larochelle, La doudou qui ne sent pas bon, aborde le délicat sujet de l’hygiène. Au lieu de montrer un enfant qui se fait sermonner par ses parents, par exemple, l’auteure préfère mettre en scène la fameuse doudou. Objet précieux et si personnel pour les enfants, la doudou est un symbole fort d’appartenance, voire de réconfort. Il était donc judicieux d’aborder le sujet du point de vue de la doudou.

Si le moment du bain peut rebuter plusieurs enfants, La doudou qui ne sent pas bon explique, de façon fantaisiste et simple, les difficultés que peut créer une odeur corporelle désagréable, soit le rejet. Puisque ce livre s’adresse à des enfants de trois ans et plus, les pages ne sont pas encombrées par du texte. Claudia Larochelle opte pour un style simple qui mène directement au cœur de l’action. Si les transitions semblent parfois abruptes pour notre œil d’adulte, il ne faut pas s’en formaliser. Votre tout-petit appréciera les courts textes afin de tourner les pages plus rapidement.

Comme la majorité des albums pour enfants, on mise sur des illustrations au format pleine page. Il faut souligner le travail d’illustrations de Maria Chiodi, notamment pour son choix de couleurs. L’utilisation de couleurs pastel comme le bleu, le jaune et le rose n’est pas monnaie courante dans le domaine du livre jeunesse. On opte généralement pour des couleurs plus dynamiques. Ici, les couleurs pastel conviennent parfaitement, puisqu’elles soulignent la douceur et le confort de la doudou, mais aussi le moment de détente que peut représenter un bon bain. À elle seule, la couverture montre bien l’ambiance du livre.

Pour ceux qui croient que l’ouvrage est uniquement réservé aux petites filles, détrompez-vous. Si la joyeuse doudou est rose, il n’en demeure pas moins qu’elle saura toucher vos petits garçons également. En effet, le sujet est universel et le personnage l’est d’autant plus. La doudou qui ne sentait pas bon saura donc faire rire tous les enfants avec ses grands sourires et ses yeux naïfs. Et que dire de son aventure! Voilà bien un album amusant et éducatif.

«La doudou qui ne sentait pas bon» de Claudia Larochelle, Éditions de la Bagnole, 24 pages, 16,95 $.

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