Entrevue avec Marilou Addison pour son roman «Anita» de la série d'horreur Cobayes | Bible urbaine

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Entrevue avec Marilou Addison pour son roman «Anita» de la série d’horreur Cobayes

Entrevue avec Marilou Addison pour son roman «Anita» de la série d’horreur Cobayes

Jusqu’où iriez-vous pour perdre du poids?

Publié le 28 octobre 2014 par Éric Dumais

Crédit photo : Éditions de Mortagne

Sept auteurs ont été contactés par les Éditions de Mortagne, l’année dernière, pour participer à un huis clos où ils allaient discuter tous ensemble d’un projet assez top secret merci. De cette mystérieuse cohorte d’auteurs prêts à relever le défi, c’est Marilou Addison qui ouvre le bal, avec son roman Anita, de cette toute nouvelle série d’horreur et de suspense de sept tomes, intitulée Cobayes. Les sept romans, dont le prochain est attendu le 12 novembre et les autres à l'intérieur de la prochaine année, peuvent être lus dans l'ordre ou dans le désordre.

«Viens nous voir si ça t’intéresse et surtout prévois-toi une journée complète. On va brainstormer», lui a-t-on proposé. Inutile de dire que Marilou ne s’est pas fait prier et qu’elle a accepté l’invitation qu’on lui lançait avec grand enthousiasme. «Arrivée dans les bureaux des Éditions de Mortagne, j’y ai retrouvé des auteurs que je connaissais et d’autres que je ne connaissais pas. C’est sur place qu’on a développé ce projet de romans choraux, au coeur desquels des personnages allaient s’entrecroiser d’une histoire à l’autre. Notre premier devoir fut de retourner chacun chez soi pour trouver notre personnage principal.» C’est ainsi qu’est née Anita Wes, une jeune femme de 23 ans, aux prises avec un sévère problème d’anorexie et d’estime de soi.

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Destiné à un large public de 14 ans et plus, Anita est une fiction d’horreur flirtant avec le suspense, qui n’a pas du tout pour intention première d’être moralisatrice pour ses lecteurs. Au contraire, l’anorexie avec laquelle le protagoniste doit se battre au quotidien est un trait de caractère qui vire à l’obsession. «J’admets être une personne hypocondriaque. Donc ça m’aide à mieux comprendre l’obsession qu’Anita peut vivre. Même si ce n’est pas des trucs que j’ai personnellement vécus, ça me touche et ça m’intéresse assez pour en parler à travers mes romans, comme ceux parus dans la collection Tabous. J’aime cette intensité de l’adolescence», a-t-elle expliqué.

Anita ne pèse que 49 kilos et est obsédée à l’idée d’en perdre quelques-uns de plus. C’est pourquoi elle répondra positivement à l’annonce publiée par AlphaLab, une compagnie pharmaceutique qui promet à ses «cobayes» une compensation financière allant jusqu’à 8 000 $, en échange de quelques prises de sang et d’une injection périodique de chlorolanfaxine. «Des personnes telles qu’Anita se trouvent toujours grosses et voudraient toujours en perdre plus», ajoute l’auteure de 35 ans, avec dépit. Et c’est justement en parcourant la liste des nombreux effets secondaires, où il est inscrit «perte de poids possible», qu’Anita tombera dans le piège et composera sans plus attendre le numéro de la compagnie pour s’inscrire à titre de participante.

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Mais ce qu’elle était loin d’imaginer, ce sont les autres effets secondaires, possibles et inattendus ceux-là, qui vont altérer sa personnalité, la transformant peu à peu aux yeux de son chum Manu, de sa mère et de sa sœur Sofia, qui auront peine à la reconnaître. Soudainement, ou presque, une envie irrésistible et incontrôlable de manger de la viande rouge s’emparera de son esprit, la forçant à dévorer des steaks comme si elle avait toujours eu un grand appétit. Et pourtant! L’histoire, évidemment, dérapera su rythme des visites d’Anita chez AlphaLab, dont la dose d’injection sera, à chaque rendez-vous, augmentée.

«C’est clair que je veux en écrire d’autres, des histoires d’horreur, j’adorerais ça, mais mon agenda est très serré, car j’écris plusieurs romans par année», nous avoue une Marilou qui semble avoir eu un malin plaisir à participer à Cobayes«Écrire de l’épouvante, c’est un gros plaisir pour moi. Ça me libère l’esprit et en plus je me sens zéro coupable», affirme-t-elle dans un éclat de rire. Et vous, oserez-vous plonger dans l’univers sanglant et macabre de Marilou Addison?

Procurez-vous votre copie du roman «Anita» dès aujourd’hui au coût de 19,95 $. Pour de plus amples renseignements sur la série, visitez les sites web suivants:

 Jeu-questionnaire avec Marilou Addison:

Participerais-tu à une étude clinique comme Algorithme Pharma? Si non, pourquoi?

«Non, tellement pas! Je suis une personne hypocondriaque. Chaque petit symptôme me ferait paniquer!»

Aimes-tu la viande rouge?

«Hahaha! Le pire, c’est que j’en mange presque jamais. Mais je ne suis pas végétarienne pour autant.»

Quel serait ton meilleur truc, autre que le sac-poubelle sur le dos et les deux doigts dans le fond de la gorge, pour la perte de poids?

«Hum, si je le savais! Je pense que je l’appliquerais dans mon quotidien. Je dirais que bien manger et faire de l’exercice suffisent!»

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