La bande dessinée «23h72» de Blonk aux éditions Pow Pow | Bible urbaine

Littérature_Bandes dessinées et romans graphiques

La bande dessinée «23h72» de Blonk aux éditions Pow Pow

La bande dessinée «23h72» de Blonk aux éditions Pow Pow

L’éternel recommencement d’un zombie ressuscité

Publié le 6 janvier 2015 par Éric Dumais

Crédit photo : Pow Pow

Première bande dessinée à paraître en couleur aux éditions Pow Pow, 23h72 est une délicieuse comédie dramatique mettant en scène un zombie ressuscité, dont le scénario adopte un cruel tournant mélodramatique vers sa seconde moitié.

C’est l’histoire de Jean-Christophe, JC pour les intimes, un mort-vivant qui revient à la vie après 9 mois d’inactivité dans le cimetière où il était enterré. Réanimé par le don de la vie, le zombie erre donc dans sa ville, le soir tombé, jusqu’à son ancien domicile, puis jusqu’à sa douce, qui aura des petites nouvelles pour lui. Déboussolé, et un peu embêté, JC rend visite à son meilleur ami Stef, qui travaille dans un magasin de comic books, qui lui offre l’opportunité d’un couch surfing chez lui, le temps du moins qu’il «réapprivoise» ses repaires. Sauf que la blonde de Stef ne partage pas réellement l’enthousiasme de son chum lorsqu’elle voit un zombie entrer chez elle. Et ce n’est pas parce qu’il cuisine des œufs-bacon le lendemain matin qu’il est pour autant plus attachant…

Au lendemain de l’halloween, et pour ses dernières parutions de l’année, les éditions Pow Pow ont travaillé sur des projets qui frôle les genres de l’horreur et du série B, avec toujours une dose d’humour pince-sans-rire et limite absurde qui caractérise depuis ses débuts les bandes dessinées de la maison. 23h72 n’y échappe pas, le bédéiste Blonk alternant, au fil des pages, les dialogues ayant du mordant et de la suite dans les idées. Malgré la simplicité des détails, marqués par des coups de crayons linéaires, les planches à dessin en couleur apportent un plaisir de lecture de loin plus agréable qu’une lecture en noir et blanc. Si l’on devait adresser un seul reproche à cette BD, c’est que la chute verse vite dans le mélodramatique, alors que le ton du départ tanguait entre l’humour et l’absurde.

Mais ce retour à la case départ – on vous laisse deviner lequel – clôture avec un sourire en coin cette autre belle réussite des éditons Pow Pow.

«23h72» de Blonk

112 pages

24,95 $

L'avis


de la rédaction

Vos commentaires

Revenir au début