«Travaux manuels», le plus récent collectif de Stéphane Dompierre | Bible urbaine

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«Travaux manuels», le plus récent collectif de Stéphane Dompierre

«Travaux manuels», le plus récent collectif de Stéphane Dompierre

Le petit livre qui se tient d'une main

Publié le 14 avril 2016 par Vanessa Gallagher

Crédit photo : Québec Amérique

Après la parution de son premier collectif à saveur érotique intitulé simplement Nu, apparu en octobre 2014, Stéphane Dompierre revient visiter nos fantasmes à l’aide de Travaux Manuels. Il fait appel à quinze personnes dont certains sont devenus écrivains en se prêtant au jeu afin de donner vie au recueil. Petit livre léger, il se tient d’une main, et permet l’élévation du taux d’humidité avec l’autre.

Écrivain québécois, Stéphane Dompierre possède déjà, à son actif, quelques œuvres populaires. En plus de tenir une chronique dans le Elle Québec et de s’adonner à la scénarisation, il s’est permis de se faire plaisir en supervisant la création d’un récit de nouvelles érotiques. Paru aux éditions Québec Amérique, il est disponible dans nos librairies depuis le 27 janvier dernier.

Même s’il serait facile de se dire «en voici un autre parmi tant d’autres», en tenant compte de la popularité grandissante des bouquins osés sur nos tablettes, ce petit dernier incarne tout particulièrement le mouton noir de sa catégorie. La disparité du genre de ses textes en fait sa force et permet un renouvellement qui saura certainement être apprécié. Une bouffée d’air frais qui nous fait frissonner l’échine.

Au premier coup d’oeil, on jurerait l’avoir volé de la poche d’un menuisier. La couverture souple, affichant ce qui semble être une planche de bois avez son noeud (on fait aller notre imagination et on y voit effectivement autre chose au passage), n’affiche pas de perversité et permet au lecteur de pouvoir l’amener avec lui en public. C’est plutôt à la lecture des premières pages que devient plus ardue la tâche de se camoufler les joues rosies.

Les nouvelles de quelques pages défilent sous nos yeux avares d’aventures. Ils faut dire qu’on a affaire à des auteurs qui parcourent des styles littéraires souvent aux antipodes. On peut se délecter de la plume bonbon de Sarah-Maude Beauchesne du blogue urbain Les Fourchettes, qui nous décrit, dans un récit très fluide, un souvenir naïf entres amies. On s’y croirait presque avec elles.

On peut aussi plonger dans l’histoire aguichante de Simon Boulerice! Lui que l’on reconnaît principalement comme acteur a troqué son masque de scène pour un crayon à la pointe plutôt grasse. C’est dans un humour accessible qu’il nous raconte la soirée d’un jeune homosexuel à la recherche de nouvelles sensations. Un délice pour la rate et nos autres organes. Par la suite, les auteurs défilent sous nos yeux avares: Dany Leclair, Stéphanie Boulay et Caroline Allard, pour ne nommer que ceux-là, au passage.

En résumé, tout en tenant compte que le but n’est pas de vous dévoiler l’entièreté de l’œuvre, mais bien de pouvoir vous donner un peu l’eau à la bouche, le recueil se conclut avec une nouvelle plutôt surprenante et signée par nul autre que Stéphane Dompierre. Bon, «surprenante» n’est peut-être pas un mot qui pourrait s’y coller à tous coups, car tout dépend du lecteur et de sa capacité à se laisser aller. Elle est quand même structurée telle une histoire «dont vous êtes le héros» et permet une ouverture sur une soirée chaude à venir.

La suite reste entre vos mains…

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