«Les dépêches musicales» de Bible urbaine - Mars 2018 | Bible urbaine

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«Les dépêches musicales» de Bible urbaine – Mars 2018

«Les dépêches musicales» de Bible urbaine – Mars 2018

Fanny Bloom amorce l'été et feu doux nous aide à méditer

Publié le 8 mars 2018 par Isabelle Lareau

Crédit photo : Tous droits réservés

Il y a du nouveau à la Bible urbaine! On lève le voile, et avec joie, sur une nouvelle chronique qui a pour but de vous guider dans vos choix musicaux et dans l'offre éclectique de spectacles à surveiller chaque mois. Au menu, en ce mois de mars, des nouveautés prometteuses de Fanny Bloom, feu doux, Feu! Chatterton et Moby, qui présentent de nouvelles offrandes très solides, tandis que The Breeders et L7, pour leur part, reviennent d'entre les morts.

Les découvertes et les nouveautés

 

Fanny Bloom – Liqueur

La chanteuse et pianiste, qui oscille entre les ballades délicates et les morceaux plus dansants, est de retour sur disque et nous présente Liqueur le 9 mars prochain. Cet album semble avoir été composé dans la bonne humeur et contient une multitude de rythmes entraînants et de touches d’électro. Cette nouvelle offrande est très colorée, pop, légère, et contient plusieurs textures enjouées. Très ensoleillés, certains titres, dont «On s’aimera», sont parfaits pour faire la fête l’été. «Queue leu leu» et «Nos cœurs» (en duo avec Karim Ouellet) offrent des saveurs technos; «Lily» est, pour sa part, une chanson pop plus lente et peut-être la plus triste de Liqueur. La chanson titre est très langoureuse et plutôt originale, la douce voix féminine de Bloom revêt ici un ton plus aguicheur, le tout sur un mélange de sons plus exotiques et un jeu de synthétiseur digne des années 80. «Jaser Jaser» est ultra charmante et démontre que la musicienne a le sens de l’humourLiqueur est le genre de disque que, plus on l’écoute, et plus on s’approprie des rythmes qui se forgent une place de choix dans notre esprit.

L’album homonyme de feu doux  

Le duo feu doux est né de la collaboration entre Stéphane Lafleur (Avec pas d’casque) et Christophe Lamarche-Ledoux (Chocolat, Organ Mood). Inspirés par Brian Eno, les deux artistes ont cherché consciemment à créer une musique qui demande un certain effort de la part de l’auditeur. Bien que le groupe s’inscrive, selon Dare To Care, dans la catégorie new age, cette étiquette ne leur rend peut-être pas justice. Les sonorités sont beaucoup plus poétiques, oniriques et mélodieuses. La douceur est enveloppante, créant ainsi une ambiance contemplative parfaite pour être dans la «zone», ou encore pour se relaxer. Pour un premier album, c’est très prometteur. Les mélomanes vont regretter qu’il n’y ait que sept chansons. L’offrande est très homogène et s’écoute facilement du début à la fin.

Feu! Chatterton – L’oiseleur

Mélancolie inhérente et dandysme intrinsèque, le trio parisien persiste et signe dans ce style si cher à leurs yeux. Les influences de Feu! Chatterton sont toujours aussi palpables: on entend aussi bien les grands chansonniers français tels qu’Alain Bashung, Serge Gainsbourg et Jacques Brel. Sur L’oiseleur, le groupe flirte entre le désespoir et la tristesse. Les sonorités rétro nous donnent parfois l’impression d’être dans un café parisien. «L’ivresse» se démarque et sonne plutôt moderne, avec un petit flair de la pop franco des années 80. «La fenêtre» semble être inspirée de The Cure, un très charmant clin d’œil. Le titre «Grace» a une touche de vivacité entremêlée de tristesse, un très joli amalgame qui donne des frissons.

Moby – Everything Was Beautiful, And Nothing Hurt

Le très productif Moby nous offre un nouvel album intitulé Everything Was Beautiful, And Nothing Hurt. Celui-ci est sombre, très sombre. L’artiste utilise ses nouvelles chansons pour exprimer son profond désarroi face à la victoire de Donald Trump. Paroles déprimantes, atmosphères et sons plus planants, nous sommes très loin du très dansant et hop la vie qu’est Play. Le disque est très bon, peut-être pas une parution qui revitalisera sa carrière, mais ce dernier plaira assurément aux admirateurs de la première heure.

Les revenants d’entre les morts: The Breeders

 

La formation alternative The Breeders, ayant connu leurs moments de gloire dans les années 90, est de retour. En effet, les jumelles et leurs acolytes ont fait paraître All Nerve vendredi passé (2 mars). Bien que la formation sonne toujours aussi bien, on ne peut affirmer qu’il y a eu une véritable évolution sur le plan sonore. Cependant, la basse est toujours aussi succulente! Les pièces «MetaGoth» et «Wait in the Car» nous rappellent pourquoi le groupe de Dayton a fait sa place parmi les chouchous de la scène alternative des années 90.

À surveiller ce mois-ci:

 

Le 2 mars, le groupe montréalais Suuns a fait paraître Felt, son quatrième album studio.

Le groupe rock canadien Our Lady Peace a lancé Somethingness le 23 février et rockait le MTELUS pas plus tard qu’hier. Surveillez notre critique!

L7 sera de la programmation de la deuxième édition du festival punk ’77 Montréal. Le groupe a également un nouvel extrait. Y aurait-il un nouvel album à l’horizon pour ces pionnières du riot grrrl?

Et vous, chers lecteurs, que surveillerez-vous ce mois-ci? Quels spectacles irez-vous voir?

Surveillez la prochaine chronique «Les dépêches musicales» de Bible urbaine le 8 avril 2018. 

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