Entrevue avec Walter Gervers du groupe britannique Foals | Bible urbaine

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Entrevue avec Walter Gervers du groupe britannique Foals

Entrevue avec Walter Gervers du groupe britannique Foals

D'une petite ville aux grandes scènes

Publié le 5 août 2016 par Marie-Eve Linck

Crédit photo : Neil Krug

Foals est une formation rock issue de la ville universitaire d’Oxford, en Angleterre, et qui roule sa bosse depuis une dizaine d’années. Ils ont obtenu un grand succès au Royaume-Uni dès la parution de leur premier album, dans le reste de l’Europe ensuite, puis au Japon, mais c’est avec leur plus récent opus, «What Went Down», que le groupe a réussi une percée plus importante en Amérique du Nord. On a attrapé leur bassiste, Walter Gervers, au vol avant leur prestation à Montréal, dans le cadre d’Osheaga.

Ce n’est pas la première fois que Foals met les pieds à Montréal, mais c’est une première au festival québécois: «Nous aimons beaucoup Montréal, surtout son côté européen, ça fait du bien de retrouver ça, spécialement quand ça fait longtemps qu’on est loin de la maison». Ce n’est pas non plus la première fois qu’ils font la tournée des festivals en Amérique, mais cette fois-ci ils se sont retrouvés sur les plus grandes scènes de Coachella, Lollapalooza et Osheaga, sans toutefois en être les têtes d’affiche. Et la réponse du public a été au rendez-vous: «Les gens répondent présents et malgré que ce soit un peu plus difficile, car on joue tôt et que notre style de musique soit peut-être un peu pesant et fort pour les fins d’après-midi, on s’en sort très bien jusqu’à maintenant.»

Alors que Foals n’a plus besoin de présentation en Grande-Bretagne, le groupe reste moins connu de ce côté de l’Atlantique, dans un endroit où les gens aiment bien définir la musique par catégories. Mais les poulains sont difficiles à catégoriser: «Notre son est assez varié. On est essentiellement rock, certains de nos morceaux ont un son lourd et fort, mais d’autres chansons sont plus pop, avec des éléments jazz, folk, même funk parfois.» Si leur son se promène d’un son à l’autre, leurs influences sont tout aussi variées: «Plus jeunes, on écoutait du punk, mais aussi un peu de jazz, maintenant, avec l’âge, on écoute des trucs plus tranquilles. On écoute vraiment différents styles de musique. Par exemple, pour le premier album, notre plus grosse influence a été Talking Heads.» Comme bassiste, Gervers admire aussi le travail de Talking Heads et celui d’un autre band: «Je nommerais forcément Radiohead comme influence, ils sont toujours restés authentiques, en plus ils viennent de la même ville que nous. Et leur bassiste, Colin Greenwood, a une façon et un état d’esprit presque jazz de jouer, avec des moments de vide même si la basse est quand même bien présente.»

Les membres de Radiohead ont grandi à Oxford, tout comme Walter Gervers et Jimmy Smith de Foals: ils y ont aussi fréquenté la même école secondaire. «Jimmy et moi étions dans un band au secondaire. Puis on a rencontré Jack (Bevan), Edwin (Congreave) et Yannis (Philippakis) à l’université. Nous avons rencontré notre ancien chanteur, Andrew Mears, à travers la scène musicale d’Oxford; c’est une petite ville, alors on se croisait souvent. Il était déjà dans un groupe, Yannis aussi. Puis, on a décidé de former Foals, il y a maintenant 10 ans de cela.» Le premier chanteur de Foals est aussi à l’origine du nom du groupe: «Yannis et lui (Andrew) étaient les deux dans des bands avant et dans leur groupe respectif ils avaient des chansons sur les chevaux. Puis le nom était court et facile à se rappeler. Nous l’aimions tous.» Les poulains sont donc nés de deux groupes aux chansons chevalines. Logique.

Foals continue sa tournée nord-américaine à l’automne pour ensuite se diriger en Amérique du Sud; ils s’y promèneront jusqu’à Noël, où ils retourneront faire une pause à la maison et peut-être plancher sur de nouvelles pièces. Ils espèrent pouvoir être de retour très bientôt à Montréal.

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