Le multi-instrumentiste islandais Ólafur Arnalds en trois temps | Bible urbaine

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Le multi-instrumentiste islandais Ólafur Arnalds en trois temps

Le multi-instrumentiste islandais Ólafur Arnalds en trois temps

Découvrez l’artiste avant son passage à Montréal

Publié le 11 octobre 2018 par Michelle Paquet

Crédit photo : Benjamin Hardman

Vous avez peut-être vu passer le nom d’Ólafur Arnalds l’été dernier alors qu’il était de passage en ville pour un plateau double avec notre Jean-Michel Blais national pendant le Festival International de Jazz de Montréal. L’Islandais sera bientôt de retour chez nous avec son spectacle solo pour nous présenter son dernier album, re:member, à la magnifique église Saint-Jean-Baptiste. Le 9 février s’annonce donc comme une merveilleuse soirée! Pour vous donner un petit aperçu de ce qui vous y attend, nous vous invitons à plonger dans le monde d’Arnalds en trois temps.

*Cet article a été commandité par l’Équipe Spectra.

La jeunesse métal

On ne s’y serait pas attendu en écoutant les morceaux délicats d’Ólafur, mais comme tout bon adolescent des pays nordiques, il a lui aussi eu une phase métal. Notamment, il a joué de la batterie au sein de groupesFighting Shit et Celestine. Les premiers morceaux classiques qu’il a composés étaient des petites pièces en ouverture et en fermeture de l’album Antigone du groupe de métal allemand Heaven Shall Burn.

Pour la petite histoire, le musicien avait rencontré les membres de Heaven Shall Burn en faisant leur première partie avec un groupe de hardcore pendant leur tournée islandaise. L’album a eu beaucoup de succès en Europe, ce qui a attiré les labels vers le jeune homme qui a ensuite fait paraître son premier effort, Eulogy For Evolution en 2007.

Le classique revisité

Ce premier album, et le EP qui l’a suivi, Variations of Static (2008), l’ont emmené à partir en tournée avec Sigur Rós et à faire ses premières salles combles, notamment au Barbican Hall de Londres. Et là, vous vous demandez ce qui a fait que le public a tout de suite embarqué dans l’univers d’Ólafur? Son style particulier qui mélange le piano et les instruments à cordes aux loops et aux beats de l’électro.

Pour re:member, l’album qu’il vient nous présenter en février 2019, l’artiste utilise un «système musical» très particulier, le Stratus. Le Stratus est composé d’un piano central, joué par Ólafur, qui est connecté à deux pianos automatisés qui sont activés par l’instrument central. Cette invention est le résultat de deux ans de travail entre le musicien et l’ingénieur sonore Halldor Eldjarn. L’instrument particulier donne à ce nouvel album des harmonies et des mélodies surprenantes.

La trame sonore

En 2009, le jeune compositeur a composé la musique pour le ballet «Dyad 1909» et ce ne fut que le début de ses nombreuses collaborations. Un an plus tard, il se chargeait de la bande sonore du film islandais «Jitters», puis pour «Gimme Shelter» avec Vanessa Hudgens. La collaboration télévisuelle avec laquelle il a le plus d’affinité? Celle qu’il a réalisée avec la série britannique Broadchurch.

La série suit deux détectives qui tentent de résoudre le meurtre d’un jeune garçon. Ólafur disait au Télérama français en 2014 que l’univers de Broadchurch est assez près du sien. «Ils partagent un même sens fort de la mélancolie, mais toujours doublé d’une notion d’espoir et de bonté de l’humanité. Une certitude qu’à la fin, malgré tout, tout ira mieux.», disait-il. Lors du processus créatif, l’artiste s’est même rendu sur les lieux du tournage pour s’imprégner de l’atmosphère particulière de la série.

Pour vous assurer de ne pas manquer le concert d’Ólafur Arnalds prévu le 9 février 2019, nous vous invitons à vous procurer des billets en visitant le www.montrealjazzfest.com. Ne tardez pas trop!

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