Milo Greene: une pop-folk intimiste pour les âmes sensibles et rêveuses | Bible urbaine

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Milo Greene: une pop-folk intimiste pour les âmes sensibles et rêveuses

Milo Greene: une pop-folk intimiste pour les âmes sensibles et rêveuses

Publié le 17 juillet 2012 par Éric Dumais

L’aventure a débuté en 2009 alors que Robbie Arnett, Andrew Heringer et Marlana Sheetz composaient et enregistraient des chansons dans un studio maison situé en Californie. Puis, les années ont passé, et le trio est devenu quintette, en hommage à Milo Greene, un gérant d’artiste n’ayant jamais… existé!

La musique de Milo Greene ressemble à un tableau vivant, où chaque élément a été dessiné par des stylos aux couleurs farfelus et où chaque détail a été modifié pour embellir les apparences et rendre l’ensemble plus beau et superficiel que la réalité. C’est dans cette optique créatrice qu’est née la formation originaire de Los Angeles, qui nous laisse d’emblée un bel aperçu de leur force créatrice avec une couverture très artistique qui nous ouvre la voie vers un univers intime et complexe, celui de leur premier album homonyme.

Milo Green, ce personnage fictif, est représenté le visage grave, voire inexpressif, avec des touches asymétriques et multicolores formant un buste magnifiquement exécuté, comme si le peintre Vincent Van Gogh était ressuscité le temps d’exécuter un dernier tableau avant de retourner vers le sommeil éternel. Peinture vivante, colorée et très organique, donc, la couverture, de fort belle apparence d’ailleurs, est symptomatique d’une musique folk-pop intimiste et d’une vivacité jusqu’ici inégalée. Milo Greene, c’est à la fois Lost in the Trees dans la profondeur des mélodies, et The Swell Season dans la délicatesse des chants masculins et féminins qui s’accordent pour ne former qu’un tout harmonieux.

Le single «Silent Way», dont le clip est d’emblée disponible sur YouTube, marie à la fois les voix habiles de Herringer et Sheetz, avec de doux arpèges interprétés au banjo et des accords langoureux au violon donnant une dimension profonde à une chanson au potentiel radiophonique. Ce premier extrait, qui en a laissé plus d’un sur sa soif, n’était qu’un avant-goût prometteur du résultat final à venir!

Au fil des changements de rythmes, les instruments à cordes, dynamiques et diligents, s’éclatent en chœur pour donner le ton à des chansons entraînantes, qui sont agrémentées de «Wou hou, wou hou, wou hou!», notamment «1957», «Don’t You Give Up on Me» et «What’s the Matter», morceau qui ouvre le bal sur un pas de danse très assuré. Les paroles, «What’s the matter, what’s the matter with your name», résonneront tel un mantra aux tréfonds de votre subconscient, tellement les voix sont superbement accordées et justes à la fois. De magnifiques ballades, dont «Orpheus» et «Perfectly Aligned», vous rappelleront les ambiances intimes du duo électronique Data Romance, en particulier au niveau de la dimension vaporeuse du chant féminin, celles, vaporeuses, du chanteur folk James Vincent McMorrow et celles de Coldplay, çà et là, dans le caractère pop éclaté de l’orchestration.

À l’occasion de leur tournée américaine ayant débuté en mai dernier, Milo Greene sera de passage le dimanche 29 juillet dans le cadre du Festival MEG Montréal, qui se tiendra du 26 juillet au 5 août 2012. Pour plus d’information et pour connaître le coût des billets, visitez le site evenko au http://www.evenko.ca/fr/show/event/6183 ou celui du Festival MEG Montréal au http://www.megmontreal.com/index.php/fr/.

Appréciation: ****1/2

Crédit photo: www.milogreene.com

Écrit par: Éric Dumais

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