«Mind Over Matter», le second opus de Young the Giant | Bible urbaine

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«Mind Over Matter», le second opus de Young the Giant

«Mind Over Matter», le second opus de Young the Giant

Éclectique et épanoui

Publié le 28 février 2014 par Charlotte Mercille

Crédit photo : Fueled By Ramen

Quatre ans après la sortie de leur premier album homonyme, le groupe originaire du sud de la Californie Young the Giant revient en force avec un second opus beaucoup plus énergique. Plus de doute, la formation a su tirer profit du momentum de la nouveauté pour livrer des morceaux encore plus matures techniquement et ainsi s’installer pour de bon sur la scène indie anglophone.

L’album s’amorce avec une brève introduction, «Slow Dive», qui tient dès les premiers accords l’auditeur en haleine. Le crescendo de la pièce crée une tension intrigante. Celle-ci est soutenue par une fin brusque servant à symboliser le plongeon de la musique vers l’inconnu. S’ensuit «Anagram», une piste candide dont l’usage du ton printanier des cordes est rafraîchissant. Sur la prémisse de cette première chanson dansante, les musiciens de Young the Giant affirment à brûle-pourpoint leur évolution sonore.

Le groupe enchaîne ensuite avec le premier single «It’s About Time», une chanson alternative que même le batteur François Comtois considère comme «la plus agressive de l’album».  En effet, la guitare y est crue et la voix de Sameer Gadhia, belliqueuse. C’est pourtant l’émouvante «Crystallized» qui vole la vedette, où Gadhia se surpasse véritablement au niveau de l’émotion qu’il transmet à l’auditeur. De plus, le son aux allures de harpe de la guitare accompagne avec brio l’émoi amoureux derrière les paroles de la pièce.

Dans la même veine lyrique, «Mind Over Matter» est aussi une pièce maîtresse de l’album, plus axée sur l’insécurité de la jeunesse avec des paroles comme «I’m a young man built to fall». On distingue l’influence certaine d’autres groupes indie tels que Coldplay ou Phoenix dans la trame sonore. L’une des rares pièces qui s’apparente au premier album du groupe, «Firelight», se veut plus calme et donne une touche intimiste amplement bienvenue après toute la tension accumulée par les morceaux précédents à saveur rock.

Le reste des pièces est malheureusement moins mémorable à cause d’une sonorité qui peine à se démarquer de ce que l’on retrouve actuellement chez les autres groupes alternatif. Aussi, à force de donner dans une variété de styles différents, le groupe se retrouve sans marque de commerce sonore, sans identité propre dans l’énorme bassin indie.

Malgré tout, ces bémols sont très pardonnables, compte tenu du fait que Young the Giant n’en est qu’à son deuxième disque. La formation américaine risque effectivement d’atteindre une maturité épatante d’ici les prochaines années, et leurs admirateurs, de se multiplier.

Parlant de fans, ceux de Montréal seront heureux d’apprendre que Young the Giant sera de passage la semaine prochaine au Métropolis le 6 mars prochain.

«Mind Over Matter», le second opus de Young the Giant, est paru sous l’étiquette Fueled By Ramen le 21 janvier 2014. Pour davantage d’information sur la tournée, consultez le www.youngthegiant.com/tour.

 

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