«Musique d'art pour cor, trombone, tuba et électronique» à l'Église du Gesù le 31 mai et le 1er juin 2017 | Bible urbaine

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«Musique d’art pour cor, trombone, tuba et électronique» à l’Église du Gesù le 31 mai et le 1er juin 2017

«Musique d’art pour cor, trombone, tuba et électronique» à l’Église du Gesù le 31 mai et le 1er juin 2017

Discussion avec le compositeur Simon Martin

Publié le 24 mai 2017 par Michelle Paquet

Crédit photo : Laura Fusato

Les 31 mai et 1er juin, l’Église du Gesù accueillera dans son enceinte un tout nouveau spectacle de musique nouvelle, intitulé Musique d’art pour cor, trombone, tuba et électronique, une codiffusion entre l’organisme de production Projections libérantes et Groupe Le Vivier. Ce spectacle mettra en vedette le trio de cuivre berlinois Zinc & Copper. Simon Martin, le compositeur de l’œuvre, a bien voulu nous éclairer sur cette nouvelle production.

C’est l’an dernier, lors d’une résidence de création organisée par Groupe Le Vivier, que Simon Martin a fait la rencontre du groupe Zinc & Copper, qui explore des approches différentes pour les instruments de cuivre. Simon, quant à lui, a écrit Musique d’art pour cor, trombone, tuba et électronique en microtonalités (ou micro-intervalles), l’une des spécialités de ces musiciens. «Le tubiste a conçu et fait fabriquer un tuba microtonal, qui permet de jouer plus facilement cette musique. Je savais que ces gens existaient avant de faire la résidence, mais je ne pensais pas nécessairement collaborer avec eux», explique-t-il, lui qui, à la base, pensait plutôt utiliser la trompette au lieu du cor et ainsi avoir beaucoup plus de musiciens sur scène.

«C’est une musique un peu différente, j’ai beaucoup travaillé les textures sonores avant ce spectacle. Ce nouveau spectacle est strictement écrit avec des notes: c’est une technique classique, mais pour de la musique contemporaine», ajoute le compositeur. «C’est la première pièce que j’ai écrite avec cette technique; ce sont des notes très pures qui vont très bien avec les cuivres.» Un autre aspect intéressant de la pièce, c’est bien entendu l’intégration d’une notion électronique à son œuvre. «D’une part, les instruments sont amplifiés; il y a trois musiciens sur scène, et trois haut-parleurs. Cela donne des sons plus pleins, comme s’il y avait plus de musiciens qu’il n’y en a réellement.» Et d’autre part, la performance met aussi en scène des ondes électroniques, à savoir des ondes sinusoïdales pour être plus exact. «C’est le son le plus pur possible, un son qui n’a pas de couleur. Il va parfois venir se mélanger subtilement aux instruments ou être présent pendant les interludes où les musiciens ne jouent pas.» Le compositeur ne voit pas cet ajout comme une opposition, mais bien comme une continuité dans l’œuvre.

Sur la scène du Gesù, le trio de cuivres sera au centre, avec un éclairage subtil, qui «épousera les contours de l’œuvre» au fil des quatre parties de la pièce. «Ça reste un spectacle qui est uniquement dans le son, mais je trouve qu’on ne peut pas faire abstraction du fait que c’est un show live. Ça reste de l’art de la scène, et c’est important pour moi de traiter ça avec soin» rappelle le compositeur. «Ça a l’air poussé dit comme ça, mais n’importe qui de curieux peut apprécier. C’est pointu comme spectacle, mais ce n’est pas du tout hermétique! Même s’il n’y a pas de mélodie, ce n’est pas juste du bruit! Je travaille avec une forme classique que les gens peuvent reconnaître, mais il y a aussi beaucoup de nouveauté et de choses qui peuvent déstabiliser», conclut-il la passion dans la voix.

Est-ce que votre curiosité est piquée au vif comme la nôtre? Venez apprécier une brise nouvelle en matière de musique nouvelle et vous laisser emporter dans un voyage qui s’annonce passionnant!

«Musique d’art pour cor, trombone, tuba et électronique» sera présenté les 31 mai et 1er juin 2017 à l’Église du Gesù. Réservez dès maintenant vos billets au coût de 15 $ (ou 8 $ pour les membres du Groupe Le Vivier).

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