Résumé des moments forts de la 41e édition du Gala de l'ADISQ | Bible urbaine

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Résumé des moments forts de la 41e édition du Gala de l’ADISQ

Résumé des moments forts de la 41e édition du Gala de l’ADISQ

Une grande célébration pour nos artistes musicaux

Publié le 28 octobre 2019 par Virginie Chauvette

Crédit photo : Jean-François Leblanc

La Place des Arts était grouillante de vedettes et de spectateurs en ce dimanche soir à l’occasion de la 41e édition du Gala de l’ADISQ. Cette grande célébration de nos magnifiques artistes musicaux fut, à nouveau cette année, une soirée réussie, grâce entre autres à l’animation toujours très habile de Louis-José Houde, des fabuleuses performances de nos artistes, et de la belle brochette de gagnants. Voici notre résumé des moments forts de la soirée.

L’animation à point de Louis-José pour bien amorcer la soirée

À la suite d’un tapis rouge fourmillant, le gala a débuté en énergie et en jeunesse avec un numéro d’ouverture rassemblant Loud, Sarahmée, Souldia, FouKi et Koriass. Quelle géniale initiative de commencer la soirée avec une performance rap et ainsi accorder une vitrine aussi large que celle de l’ADISQ à ce style musical!

Après avoir présenté les rappeurs du numéro d’ouverture, la première phrase qui est sortie de la bouche de Louis-José fut: «Il est 8 h 04, Mario Pelchat est déjà en tabarnak». C’est sur ce savoureux gag, faisant référence au scandale de l’an dernier, que l’animateur a commencé le numéro que l’on attend toujours impatiemment à chaque édition du gala. Comme il le fait si bien chaque année, l’humoriste a livré une performance dans laquelle il roast les artistes de la musique, dans un savant mélange de mordant, de gentillesse et d’admiration.

FouKi

Après une prestation de la chanteuse Marie-Mai, l’animateur est revenu avec un court mais hilarant numéro à propos de FouKi, qui fait de plus en plus sa marque sur la scène hip-hop. Il nous a fait d’abord remarquer que le rappeur, l’an dernier, siégeait au fond de la salle. Cette année, il s’est mérité une place de choix dans les premières rangées grâce à sa popularité grandissante. Sur cette cocasse observation, l’animateur a poursuivi sa lancée en nous énumérant les nombreuses demandes de loge de l’artiste lorsqu’il est en spectacle. La liste est hilarante: du bonbon!

Deux générations réunies dans un numéro qui fait lever la foule

De magnifiques performances sont venues agrémenter la soirée. Le numéro de rap en ouverture, Marie-Mai, Les Trois Accords, Elisapie et Alexandra Stréliski, ainsi que Ginette Reno et Les Petits Chanteurs du Mont-Royal ont, tour à tour, fait briller la musique d’ici.

Un des numéros s’est toutefois démarqué, soit celui du duo Les Louanges et Ariane Moffatt, qui a interprété un mash-up de «Tercel» et «Pour toi», chansons respectives de ces artistes fabuleux. Les chanteurs ont enflammé la foule avec leur énergie contagieuse. Après le numéro, Louis-José Houde a répété plusieurs fois «Les Louanges!, Les Louanges!». Oui, il a bien raison: c’est un artiste à découvrir absolument, si ce n’est pas déjà fait.

Les Louanges et Ariane Moffatt

L’animateur a gardé ensuite Ariane Moffatt avec lui. Elle l’a accompagné au piano pour un hilarant hommage à MusiquePlus et à ses VJ.

La montée de lait de Pierre Lapointe

Pas de scandale en vue cette année. Tout le monde est resté politically correct. Un moment, sans doute le plus marquant et pertinent de la soirée, est toutefois, mais avec raison, venu troubler le calme qui planait depuis le début du gala.

Pierre Lapointe, avant de remettre le prix de l’album pop de l’année, nous a fait part de sa «montée de lait» en lançant un cri du coeur puissant et bien senti. Il a expliqué que, pour un million d’écoutes sur Spotify, sa chanson «Je déteste ma vie» lui a permis de toucher l’absurde et ridicule montant de 500 $.

Pierre Lapointe

«Nous sommes tous dans la merde, pas juste l’industrie de la musique, mais aussi les médias, les chauffeurs de taxi, les gens qui font de l’hôtellerie, du commerce au détail, et j’en passe», a lancé le chanteur, visiblement fâché. Il a demandé aux politiciens et aux politiciennes que ces multinationales qui, selon lui, volent le monde, paient des impôts au Canada. «Il en va de notre survie culturelle!», s’est-il exclamé en fin de discours.

Les grands gagnants de la soirée

Un gala n’est pas un gala sans remise de prix! Voilà donc la liste des récipiendaires de Félix cette année. Les gagnants sont parfois étonnants, parfois prévisibles, mais dans tous les cas, très diversifiés.

Album de l’année – Adulte contemporain: Remis à une Ginette Reno émue, qui a dit se sentir comme une petite fille. Elle a livré des remerciements remplis d’humour.

Album de l’année – Rap: Remis (à mon plus grand bonheur) à Alaclair Ensemble, dont les membres sont sortis vainqueurs d’un magnifique lot de nommés. C’était vraiment une belle année pour le rap, comme l’a d’ailleurs souligné le groupe.

Révélation de l’année: Remis à Alexandra Stréliski, contre une sélection d’artistes merveilleux, soit Lou-Adriane Cassidy, Jérôme 50, Les Louanges et Sarahmée. La pianiste, très surprise, a accepté le trophée en tenant à souligner le travail des femmes en musique. La jeune musicienne, visiblement étonnée que sa musique instrumentale ait remporté la catégorie, a terminé son discours avec un «comme quoi il ne faut pas sous-estimer la force de la douceur» bien senti.

Artiste autochtone de l’année: Remis à Florent Vollant, qui a emmené sur scène avec lui tous les nommés de cette catégorie. Il a remercié chaudement l’ADISQ, pour la place qu’on leur a offert cette année. «Dans ce moment historique, nous sommes tous gagnants», a-t-il déclaré.

Album de l’année – Pop: Remis à une Cœur de pirate estomaquée.

Album de l’année – Folk: Remis à Fred Pellerin, visiblement très heureux, qui est arrivé sur scène en riant.

Spectacle de l’année – Auteur-compositeur-interprète: Remis à Michel Rivard, parmi un lot de nommés vraiment hétéroclite. Extrêmement ému, le récipiendaire du prix, qui en avait long à dire, s’est imposé contre le compteur qui lui indiquait d’arrêter son discours.

Auteur(e)-compositeur(trice) de l’année: Un deuxième prix pour Alexandra Stréliski. Très reconnaissante, elle a tenu toutefois à lancer un mot d’encouragement à son collègue. «Les Louanges, t’es en feu! Tu vas exploser!» Bien d’accord avec la pianiste, qui doit d’ailleurs passer une fichue belle soirée.

Alexandra Stréliski

Groupe ou duo de l’année: Remis à Bleu Jeans Bleu. Le public a scandé les paroles accrocheuses de la fameuse chanson «Cotton ouaté», qui ne nous sort pas de la tête depuis un moment. Le groupe, qui est né il y a six ans, était reconnaissant d’avoir sa place cette année au gala. «On capote!», s’est exclamé candidement le chanteur.

Chanson de l’année: Remis à Roxane Bruneau, pour sa chanson «Des p’tits bouts de toi». La chanteuse, qui s’est d’abord fait connaître sur YouTube, a rempli la promesse qu’elle avait faite à ses abonnés, à savoir celle de passer de «toute petite dans vos écrans d’ordi à immense dans vos écrans de télé».

Interprète féminine et interprète masculin de l’année: La version féminine de ce prix, voté à 50% par le public et à 50% par l’académie, a été remise à Cœur de pirate. Un deuxième trophée pour la chanteuse ce soir, donc. Pour ce qui est de l’interprète masculin, le Félix a été remis à Loud, très apprécié rappeur qui s’est emparé de son prix sans grande surprise apparente.

Coeur de pirate

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