Bïa charme L’Astral lors des FrancoFolies de Montréal | Bible urbaine

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Bïa charme L’Astral lors des FrancoFolies de Montréal

Bïa charme L’Astral lors des FrancoFolies de Montréal

Un programme généreux en si bonne compagnie

Publié le 17 juin 2015 par Éric Dumais

Crédit photo : Mathieu Pothier

Bïa est une artiste avec laquelle on tombe instantanément en amour. Difficile de rester de marbre devant autant de charisme, de simplicité, de naturel, de talent. Toujours avec cette aisance qui fait son charme, l’auteure-compositrice d’origine brésilienne a remercié, hier soir, son public d’être au rendez-vous et d’accepter de naviguer avec ses trois musiciens et elle-même, en route vers un voyage musical où elle seule connaît la destination.

C’est avec le morceau «Navegar» que Bïa a dressé la table, premier titre de son plus récent album du même nom, y allant d’une entrée en matière chantée en partie a capella, seule sur scène, avant que ses musiciens Jessica Vigneault (piano), Sheila Hannigan (violoncelle) et Dan Gigon (basse) se joignent à elle pour un concert intimiste d’environ deux heures avec un entracte. «On ne sait jamais quand une déferlante peut nous tomber dessus», nous a-t-elle confié, expliquant que cette chanson, qui signifie «naviguer», est une métaphore du calme après la tempête.

«Passons aux choses sérieuses», s’est exclamée une Bïa qui semblait avoir envie de s’amuser, tout en se confiant à ce public qui buvait chacune de ses paroles. Invitant les spectateurs à faire un câlin à leur voisin de table, elle a démarré la pièce «Beijo», qui se traduit «baiser» du portugais. «Baiser, bisou, french kiss, tout ce que je désire, tout ce que je souhaite, c’est toi», a poursuivi Bïa, qui se faisait un plaisir fou d’expliquer les significations de ses chansons au public. Elle a enchaîné avec «Mon inventaire», une pièce qu’elle a écrite avec Andrea Lindsay en hommage à Jacques Prévert et son poème «L’inventaire».

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«Quand on chante, ça chasse les douleurs. Ça nous libère, c’est comme une catharsis. Enfant, c’est la chose qui me rendait la plus heureuse», a-t-elle ajouté, avec cet élan de vérité et de confession qui s’appliquait autant à nous qu’à elle, hier. Car entendre Bïa chanter et interagir si facilement avec son public est déjà une expérience en soi, comme celle de se laisser transporter par le chaud soleil du Brésil, et la poésie de sa langue maternelle, qui sonne si bien au creux de nos tympans. Afin d’accentuer l’effet de son charme, elle a enchaîné avec le boléro «Besame Mucho».

Les chansons de son album Navegar ont donc défilé les unes après les autres, Bïa prenant soin de nous introduire à son univers créatif chaque fois qu’elle en présentait une nouvelle. Elle a offert «Ondas», «Melodia Sentimental», qu’elle a enregistrée à Montréal avec la violoncelliste Sheila Hannigan, «Foi a Flor», qu’on retrouve sur l’album Nocturno, «Risada», «Petit voyou», dédiée à son fils de dix ans nommé Carlos et, la mieux accueillie du programme, «Cucurrucucu Paloma», pièce que l’on retrouve dans le film Parle avec elle de Pedro Almodovar.

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Entre quelques chansons plus tristounettes, comme celle-ci qui met en scène un pauvre homme déambulant dans les rues et se lamentant d’avoir perdue sa colombe, Bïa n’a pas hésité à détendre l’atmosphère avec son humour toujours bien dosé, surtout lorsqu’elle a tenu à ce que Dan Gigon présente, au public, son ukulélé, instrument qu’elle a semblé trouver étrange, décrivant les cordes comme étant «quatre boyaux de chat de ruelle». Avec cette image acoustique et surréaliste en tête, les spectateurs ont bien naturellement éclaté de rire.

En plus d’avoir offert un programme musical généreux, où elle est même revenue sur scène pour un rappel, Bïa a invité, durant le concert, son bon ami et compatriote Isaac Neto à chanter trois pièces, dont «Meu Quelê», chanson titre de son nouvel album. Elle a également offert une traduction de «Bille de verre», une composition de Michel Rivard et Maxime Le forestier, qui en a charmé plus d’un.

Un concert qui a fait un bien fou à l’âme et dont on va se souvenir fort longtemps.

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Par Mathieu Pothier

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