Boy George et Culture Club pour la soirée «Strangers in the Night» au Borough Hall | Bible urbaine

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Boy George et Culture Club pour la soirée «Strangers in the Night» au Borough Hall

Boy George et Culture Club pour la soirée «Strangers in the Night» au Borough Hall

Les Brits sont très, très liés aux charities!

Publié le 27 août 2018 par Marie-Eve Linck

Crédit photo : Marie-Eve Linck

Voilà de bien drôles de circonstances pour voir le groupe mythique des années 1980 Culture Club et son flamboyant chanteur Boy George! On s’est retrouvé dans un parking ou terrain vague à Pierrefonds-Roxboro. Oui oui. Il fallait vraiment vouloir assister à ce concert pour se déplacer dans cette lointaine contrée qu’est le West Island. Et pour cause: ce concert-bénéfice était organisé au profit des organismes Le Refuge pour les femmes de l’Ouest de l’Île, la Fondation Miriam et Lymphome Canada. Les Brits sont très, très liés aux charities, ceci expliquant peut-être cela.

Pour la petite histoire (et parce que plusieurs jeunes ne connaissent pas Culture Club), le groupe a été emblématique, et son chanteur Boy George a été le premier travesti mondialement connu et aimé. Au début des années 1980, ce n’était pas rien. Ils ont eu, à cette époque, beaucoup de succès, et ils ont fait sortir les weirdos du club Blitz de Londres. George a aussi et surtout contribué pour plusieurs à crier haut et fort l’acceptation de la diversité, de l’androgynie, du travestisme. Enfin, plus qu’avant.

Mais revenons au concert de dimanche: ce fut une soirée débordante de nostalgie. D’abord, en première partie, on a pu faire la rencontre de Murray Head, ce Montréalais ayant été populaire dans les années 1970 et 1980. Il a ravi le parterre de quinqua et de sexagénaires, avec ses succès «Superstar», «Say It Ain’t So» et bien sûr, «One Night in Bangkok», le tout devant un parterre à deux sections, soirée bénéfice d’un côté et le public de l’autre, les deux sections étant bien délimitées par une barrière. Setting un peu étrange.

Après un encan où quelqu’un a payé 10 000 $ pour une expérience VIP avec Boy George (petite soirée…), le groupe est enfin arrivé sur une scène montréalaise pour la première fois depuis 1984. Ainsi, pour cette réunion, ils ont joué tous leurs succès et quelques reprises devant une foule d’abord timide qui s’est tranquillement réchauffée. Ils ont ouvert le bal sur une reprise de «Let’s Dance» de David Bowie, puis ils se sont lancé avec leurs morceaux «It’s a Miracle» et «I’ll Tumble For Ya», lesquelles ont été suivies d’autres reprises et de «Time (Clock of the Heart)».

Boy George a la réputation, en entrevue du moins, d’être un gars drôle et witty, ce qu’il nous a démontré durant sa prestation, y allant de quelques commentaires amusants, certains concernant Roxboro, bien évidemment. C’est une personne avec un charisme immense, et le garçon a de la jasette; il aime visiblement parler et c’est tant mieux pour le public, car il a réussi à avoir la foule très hétérogène de son côté toute la soirée durant.

Entre ses monologues, il y est allé de quelques autres chansons à succès telles que «Do You Really Want to Hurt Me», «Miss Me Blind» et «Church of the Poison Mind». Ses anciens comparses de Culture Club, Roy Hay à la guitare, Jon Moss à la batterie et le sympathique Mikey Craig à la basse, avaient vraiment l’air de s’amuser et d’avoir retrouvé le plaisir de jouer ensemble.

Un mot pour souligner le talent des choristes qui accompagnent le groupe: Boy George a toujours porté beaucoup d’attention à la voix, aux voix, et même si la sienne en a un peu perdu (il se défend quand même très bien après toutes ces années de drogue et d’alcool), il a choisi des choristes avec de belles et puissantes voix, tout en leur laissant une grande place pendant le spectacle.

Culture Club ne pouvait pas terminer sans jouer le méga succès «Karma Chameleon», le clou du rappel, après avoir fait une reprise d’«Addicted to Love» de Robert Palmer. Une belle façon de terminer une soirée qui a replongé les gens dans les années 1980, et ce, en servant de bonnes causes.

Il était enfin temps de quitter cette banlieue anglo pour ne plus jamais (espérons-le) y revenir.

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