Célébrons les arts du cirque lors des soirées «Coups de Cœur» de la TOHU | Bible urbaine

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Célébrons les arts du cirque lors des soirées «Coups de Cœur» de la TOHU

Célébrons les arts du cirque lors des soirées «Coups de Cœur» de la TOHU

80 minutes d’éblouissement pour petits et grands

Publié le 26 février 2019 par Emeline Descharles

Crédit photo : Benoit Leroux

Dans une salle minutieusement préparée, on retrouve une scène en 360 degrés en référence à l’ambiance des chapiteaux. Cette circonférence était utilisée dans l’histoire du cirque, car elle permettait de favoriser la constance de la vitesse des chevaux lors des performances équestres. Aussi, devant nous, on remarque que la profondeur du plafond nous laisse distinguer un énorme lustre scintillant, ainsi que la hauteur impressionnante dans laquelle allaient évoluer les artistes lors des numéros aériens. Les spectateurs sont placés en gradins tout autour de cette scène avec, derrière eux, de grands miroirs sur les murs laissant apparaître des effets de lumières tout au long du spectacle. Et c'est parti pour le spectacle Coups de coeur!

Anthony Venisse nous a présenté une mise en scène autour du voyage, avec ces hôtesses et ces bagagistes qui effectuaient des allers-retours sur scène afin d’amener les valises ou les porte-bagages qui accompagneraient, par la suite, les numéros des circassiens.

Ces derniers sont entrés sur scène par d’épais rideaux rouges, tous présentés et accueillis par une Madame Loyal excentrique, interprétée par Mooky Cornish.

Ce personnage burlesque a su charmer le public sous tous ces angles! En effet, cette furie aux allures de diva est entrée en piste et s’est dévoilée autant humoriste que grande dramaturge aux yeux d’un public conquis à l’avance.

Puis, chacun des circassiens, venant de différents coins du monde, a défilé sur la piste de la TOHU. Défiant les lois de la gravité, Nicolas Allard, élève de l’École nationale de cirque de Montréal, a impressionné avec son numéro de trapèze ballant, qui a su transmettre une vague de frissons dans la salle. Mention spéciale également à Masha Terentieva, artiste du Cirque du Soleil, et son «Arial Hotel Cart», un numéro aérien plein de grâce et de légèreté, qui était en parfaite connexion avec la mise en scène de la soirée.

Le public a gardé des yeux ébahis et rivés vers le ciel lorsque Anne Kitchtchenko nous a présenté sa performance pleine de douceur de tissu loop aérien, créé spécialement pour une représentation du collectif Les 7 doigts de la main. Puis, à travers la lumière sombre, une silhouette est apparue et s’est élancée au-dessus du vide. C’était celle de Julien Desforges, fort d’une performance captivante de slackline, laquelle était accompagnée de la musique live de Quentin Marotine. Ce dernier, qui a majoritairement improvisé, a su jouer avec les évènements de la soirée pour créer une parfaite symbiose avec l’art du cirque.

Plus tard, au cours du spectacle, les spectateurs furent tout aussi intrigués et touchés par cette étrange danseuse à la tête en bas et aux jambes à la place des bras, Marie-Eve Dicaire, une équilibriste du Cirque Eloize, qui a su démontrer une certaine cohésion entre la poésie et l’équilibre sur main. Par la suite, place à Jérémie Arsenault et à sa performance au diabolo, garnie de plusieurs acrobaties surprenantes, sous une musique assez funky et entraînante.

Il balançait ses instruments dans l’espace tel un magicien.

C’est d’ailleurs deux magiciens abracadabrants et farfelus qui ont fait leur entrée sur les airs majestueux de Tchaïkovski, connu internationalement pour son œuvre Le Lac des Cygnes. Il s’agit d’Anthony et Amélie Venisse, un duo à l’apparence comique de Shirley et Dino. Ce couple de Quick Changer a ébloui la salle en changeant de tenue de manière instantanée.

C’est donc une assemblée d’artistes généreux qui partageront, pour huit soirs et après-midis jusqu’au 2 mars prochain, leur amour pour le cirque. Vous assisterez à des numéros tout aussi impressionnants que poétiques, jouant sur l’imagerie et l’esthétique du cirque traditionnel, ainsi que sur son évolution contemporaine, qui en font un véritable «cirque de création». Des dominantes poétiques, absurdes, provocatrices et humoristiques font de plus en plus leur apparition, de nos jours, dans ce domaine artistique.

Le cirque n’a donc pas fini de faire rêver et d’épater petits et grands dans le monde entier!

L'événement en photos

Par Benoit Leroux

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