«Christian Dior, couturier du rêve» au Musée des Arts Décoratifs de Paris | Bible urbaine

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«Christian Dior, couturier du rêve» au Musée des Arts Décoratifs de Paris

«Christian Dior, couturier du rêve» au Musée des Arts Décoratifs de Paris

Une exposition rythmée par la fascination

Publié le 28 décembre 2017 par Mathilde Recly

Crédit photo : Mathilde Recly et Éric Dumais

Alors que l’année 2017 se termine, Bible urbaine est en voyage à Paris et s’offre une infinité de possibilités de sorties culturelles. Aujourd’hui, nous vous invitons à pousser la porte du Musée des Arts Décoratifs avec nous pour découvrir l’univers grandiose et féérique d’une légende parmi les créateurs de mode parisiens. En effet, jusqu’au 7 janvier 2018, l’exposition Christian Dior, couturier du rêve se tient rue de Rivoli et ne cesse d’attirer chaque jour un peu plus de visiteurs venus du monde entier. Ce rendez-vous est un réel succès, et on comprend pourquoi...

«Paris, c’est la couture. La couture, c’est Paris.»

L’art de raconter une histoire 

70 ans, c’est le temps qui s’est écoulé depuis la présentation de la première collection printemps-été de Christian Dior, en 1947. Alors que le styliste se découvre une passion pour le dessin et la mode à l’âge de 29 ans, en 1934, celle-ci grandit et son talent se fait progressivement remarquer. Douze ans plus tard, en décembre 1946, la marque est officiellement déposée et la première maison de couture ouvre avenue Montaigne… promettant le dévoilement imminent d’un défilé initial pour la saison printemps-été.

Le succès est alors au rendez-vous, et l’ascension est fulgurante au niveau international. En 2017, l’objectif de cette exposition est alors de nous raconter avec classe et passion le parcours du prodigieux créateur qui a laissé derrière lui un empire, un monde de création sous le signe du prestige. En fait, c’est de nous faire découvrir ses inspirations, ses créations et ses muses, de même que les successeurs qui ont endossé le rôle tellement convoité de directeur/directrice artistique de la maison après la mort de Dior, en 1957.

On commence donc la visite par un feu d’artifices de couleurs, orchestré par des mains de maîtres: sous nos yeux s’étalent des robes, des tissus, des patrons et des accessoires classés par teinte; ceux-ci s’enchaînent les uns les autres selon la logique implacable des nuances de l’arc-en-ciel. La symétrie s’invite également dans la narration puisqu’on note la régularité parfaite de la disposition des mannequins dans certaines salles, et ce, sur plusieurs mètres de hauteur. En haut, des plafonds miroirs renvoient cette image parfaite et nous font sentir tout petit au milieu du monde immense d’un génie créateur.

Autre constatation lors de la visite: il n’y a aucun temps mort dans le récit. Nos yeux sont sans cesse happés par de nouvelles merveilles, de petits détails qui nous tiennent en haleine. En fait, on est perpétuellement fascinés par ce qu’on découvre et la manière dont tout est agencé. D’ailleurs, on se demande sérieusement combien de personnes ont pu savamment préparer ce parcours délicieux… Entre les différents stylistes, couturiers, assistants qui ont confectionné les habits et accessoires, sans compter le personnel du musée, les directeurs artistiques, ou encore les créateurs de son et de lumière qui ont monté l’exposition: des centaines de personnes ont posé leur pierre à l’édifice de cette envoûtante histoire.

Une plongée dans un conte féérique

Du début à la fin de la visite, la magie ne nous quitte pas. Elle nous suit même, pas à pas et de pièce en pièce. Au cours de cette épopée, des jardins enchanteurs sont prêts à nous accueillir, et des branches fleuries tombent au milieu de robes aux tissus, couleurs et imprimés inspirés des plus beaux végétaux. Ailleurs, un voyage dans le temps, puis un autre autour du monde nous sont proposés. On s’amuse à reconnaître quel pays ou quelle époque a inspiré la griffe Dior: Japon, Espagne, XVIIIe siècle dans les salons parisiens…

Comme si le spectacle n’était pas assez féérique, un bal magnifique est ensuite ouvert, avec robes de princesses, tenues de fête et paillettes qui envahissent l’espace jusqu’au plafond. Des changements de couleurs opèrent en plus dans la salle où sont exposées les œuvres pour permettre de les redécouvrir sous de nouvelles teintes et dans une autre atmosphère.

À noter par ailleurs: on apprécie les photos de mannequins habillés de vêtements d’une élégance inimitable au milieu d’éléphants, suspendus au-dessus des toits de Paris, ou plongés dans un moment de fête où le temps s’arrête. Ces images ponctuent le parcours et nous aident à nous projeter dans le conte de fée Dior, tout au long de l’exposition.

Au bout de deux bonnes heures, on sort de Christian Dior, couturier du rêve sans avoir vu le temps passer. Alors que nous avons déjà savouré pleinement l’instant et fait le plein d’énergie créative, nous regrettons d’arriver à la dernière pièce où sont disposés nombre de beaux ouvrages sur le créateur qu’il est possible de parcourir avant de clore la visite.

Quel enchantement! Nous espérons secrètement que ce travail somptueux puisse être un jour présenté à Montréal.

Pour nos chanceux lecteurs qui auraient pris leurs billets direction Paris pendant le temps des fêtes, amateurs de mode ou simples curieux, courez-y sans l’ombre d’une hésitation. Pour en savoir plus ou pour vous procurer vos billets, consultez le www.lesartsdecoratifs.fr/christian-dior-couturier-du-reve.

L'événement en photos

Par Mathilde Recly et Éric Dumais

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