«Dans la peau de…» Hugo Américi, fondateur de la Maison de thé Camellia Sinensis | Bible urbaine

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«Dans la peau de…» Hugo Américi, fondateur de la Maison de thé Camellia Sinensis

«Dans la peau de…» Hugo Américi, fondateur de la Maison de thé Camellia Sinensis

Du thé de qualité et une ambiance accueillante

Publié le 6 mars 2020 par Mathilde Recly

Crédit photo : Camellia Sinensis / Tous droits réservés.

Chaque semaine, tous les vendredis, Bible urbaine pose 5 questions à un artiste ou à une personnalité influente afin d’en connaître un peu plus sur la personne interviewée et de permettre au lecteur d’être dans sa peau, l’espace d’un instant. Cette semaine, nous avons interviewé Hugo Américi, fondateur de la Maison de thé Camellia Sinensis et expert-dégustateur, qui partage sa passion avec beaucoup d'enthousiasme!

Hugo, d’où est née votre passion pour le thé, et quel a été votre déclic pour ouvrir la Maison de thé Camellia Sinensis dans le Quartier latin à Montréal, en 1998?

«En 1997, je suis parti en voyage sac à dos pendant trois mois en Europe, et j’ai vécu un mois à Prague. J’ai découvert un beau salon de thé près du pont Charles, et j’ai beaucoup aimé explorer les arts du thé dans cet endroit chaleureux. La piqûre a eu lieu à ce moment-là pour moi!»

«J’ai ensuite regardé ce qui existait ici à mon retour à Montréal, et je n’ai rien vu de comparable. J’ai alors décidé d’ouvrir un salon de thé en m’inspirant en partie de ce que j’avais vécu là-bas.»

Photo: Camellia Sinensis / Tous droits réservés.

On connaît votre goût pour le zen, le chic et le décontracté. Selon vous, qu’est-ce qui fait la renommée de vos salons de thé?

«Thés de qualité, ambiance accueillante. On a beau servir de grands crus, on ne veut pas que cela soit intimidant pour la clientèle. On aime garder cela facile d’accès et accueillir les gens où ils sont rendus dans la découverte du thé.»

«Tu veux savoir quels sont le type de cultivar et l’altitude du jardin du thé que tu vas boire? On va te le dire. Tu veux simplement boire une tasse de thé chaud avec un biscuit chaud? On va te l’offrir! L’idée est de proposer un lieu où les gens peuvent prendre une pause dans leur semaine et relaxer.»

Vous voyagez à travers le monde pour varier vos menus et offrir aux fines papilles de nouveaux thés frais et raffinés. Pouvez-vous nous en dire plus sur le processus de sélection et d’importation des thés?

«Depuis plus de 16 ans, nous allons en Asie pour rencontrer les producteurs. On parle bien ici d’aller voir le fermier, celui qui fait le thé, et non un distributeur. Cela nous a pris beaucoup de temps pour trouver ces partenaires! À certains, nous achetons une tonne. D’autres, 500 grammes…!»

«On discute avec eux, on visite leur jardin, on s’intéresse à leur vie et à leur travail. Nous sommes quatre experts-dégustateurs à la Maison de thé Camellia Sinensis et nous nous partageons une dizaine de pays qui ont chacun leurs merveilles et leurs secrets.»

«Chacun des thés doit présenter une singularité étonnante. Que se soit son goût, son origine, son histoire, nous devons être avant tout charmés.»

Hugo Américi en visite au Tea Studio, la fabrique de thé du Camellia Sinensis en Inde. Photo: Camellia Sinensis / Tous droits réservés.

Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs le concept de «sommellerie du thé», qui est au cœur de vos activités?

«Le terme vient de l’univers du vin. On dit plus souvent entre nous que nous sommes des dégustateurs de thé professionnels. Le temps permet d’acquérir le bagage nécessaire pour reconnaître les qualités et les défauts dans les thés.»

«Toutefois, l’expérience de la dégustation est partout. Il est important de s’intéresser à un maximum de produits comestibles pour développer ses aptitudes de dégustateur.»

«Pour en revenir aux thés, nous portons notre attention aux feuilles à l’état sec, puis à l’odeur de celles-ci. Après infusion, nous allons regarder les feuilles infusées et sentir à nouveau leurs caractéristiques. La couleur de la liqueur nous donnera aussi des indices, mais c’est la liqueur en bouche qui nous donnera le plus d’information.»

«La question demeure toujours: avons-nous du plaisir à le déguster et où se situe ce thé parmi tous les autres disponibles, tant en matière d’originalité qu’au niveau de son rapport qualité-prix?»

Photo: Camellia Sinensis / Tous droits réservés.

On aimerait finalement en savoir davantage sur votre fibre entrepreneuriale. Quels sont les défis à relever, plus de 20 ans plus tard, pour faire de Camellia Sinensis une référence de choix dans le domaine des thés?

«Nous avons toujours placé les gens au centre de nos choix. Que ce soit notre personnel, nos clients ou nos fournisseurs, nous privilégions de saines relations et un équilibre.»

«Le défi continuel est de garder une harmonie entre tous ces acteurs au centre de notre projet. Nous sommes attentifs également aux changements environnementaux et continuons, en ce sens, à améliorer notre sélection, nos pratiques et nos emballages.»

«Le marché du thé est en constante évolution, et nous travaillons toujours aussi fort après 20 ans pour demeurer la référence en Amérique du Nord!»

Pour découvrir nos précédentes chroniques «Dans la peau de…», visitez le www.labibleurbaine.com/nos-series/dans-la-peau-de.

Camellia Sinensis en images

Par Camellia Sinensis / Tous droits réservés.

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