«Dans la peau de...» l'artiste-peintre Etienne Martin | Bible urbaine

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«Dans la peau de…» l’artiste-peintre Etienne Martin

«Dans la peau de…» l’artiste-peintre Etienne Martin

«Quand on peint, on est Dieu»

Publié le 6 mai 2016 par Éric Dumais

Crédit photo : Kim Brevet (photo de l'artiste)

Chaque semaine, tous les vendredis, Bible urbaine pose 5 questions à un artiste ou à un artisan de la culture afin d’en connaître un peu plus sur la personne interviewée et de permettre au lecteur de se glisser dans sa peau, l’espace d’un instant. Cette semaine, nous avons interviewé l'artiste-peintre Etienne Martin qui souhaite, pour 2016, allez voir ailleurs s'il y est.

1- Etienne Martin, c’est cet artiste-peintre qui m’a ouvert les portes de son appart en 2009 pour une entrevue accordée au BANG BANG sur DECOVER. Comment as-tu aimé l’aventure de l’imprimé durant toutes ces années?

«Le magazine n’existe plus depuis deux ans déjà! L’aventure a commencé en septembre 2009 grâce à Micah Lockhart. Le magazine n’est plus actif, mais les répercussions de ce projet sont palpables dans la sphère artistique montréalaise. Il y a eu des bébés avec DÉCOVER. Il était seulement temps de passer à autre chose, du moins pour ma part. J’avais assez investi d’énergie pour faire rayonner les arts d’ici de cette façon; il était seulement temps de penser à mes propres fesses.»

«Ça a quand me été une aventure fantastique et j’en profite pour remercier tous ceux qui ont participé et soutenu ce projet pendant ces cinq années. Mais, au final, même si ce voyage est maintenant terminé, pour moi le but a été atteint: démontrer hors de tout doute qu’il y a une scène riche et bien active en art visuel au Québec.»

2- Retour vers le futur: comment a commencé ton incursion dans ce métier et cette passion qui t’allume depuis belle lurette pour le pigment et la toile?

«1997, après un voyage en France. J’ai constaté que l’art est très présent là-bas. Que ce n’est pas aussi marginalisé qu’ici. Qu’on a le droit de prendre l’épée comme un pinceau. Que, lorsqu’on peint, on est Dieu. On a le droit de faire CE QUE L’ON VEUT.»

«C’était plus un besoin de liberté qu’un amour pour la pigmentation. Je me suis toujours considéré comme un artiste à idées plutôt qu’un gars avec du talent. Ensuite viennent les rencontres que tu fais et le besoin personnel de pousser ton travail et tes idées encore plus loin.»

3- Ta signature artistique se reconnaît entre mille. Comment décrirais-tu ton style et comment choisis-tu tes sujets avant de peindre?

«J’ai peint un même style pendant 10 ans. Pour ceux qui connaissent le Patati Patata, situé au coin Rachel et Saint-Laurent, ils savent de quoi je parle. J’en ai rempli en tabarnac des petits carrés bleus. Je suis maintenant revenu à mes premières amours: le collage et peindre sur des affiches. J’ai couvert dernièrement les pochettes de vinyles qui m’offrent un support rigide assez incroyable. La ressource est infinie et j’ai plusieurs projets pour le futur.»

4- Qui achète de l’art en 2016 et quel est le portrait de l’acheteur type?

«L’art, c’est des coups de cœur. Quand tu vois une image, elle te parle ou non. Nous avons la chance, comme artiste, d’être dans le monde de Facebook et d’Instagram. Des milliers de gens peuvent voir nos images sans nous connaître personnellement, ce qui est un énorme plus et une chance de vendre ou non leur diffusion. Il n’est plus rare maintenant que quelqu’un out of the blue me contacte en me disant qu’il a vu mes images sur Face de bouc ou Instagram et qu’il désire me rencontrer pour s’en procurer une.»

«Beaucoup de gens aussi ne savent pas que j’offre des possibilités de paiements comme chez Brault & Martineau. Parce que mon acheteur type, justement, il ne fait pas toujours 80 000 $ par année et, si ça peut lui faciliter la vie cette idée de faire des paiements chaque semaine pour pouvoir se procurer une toile, eh bien tant mieux.»

5- D’aussi longtemps qu’on te connaît, tu as toujours gravité autour de la scène underground montréalaise, notamment en exposant au Quai des brumes et à la Rockette. Quels projets t’occupent actuellement?

«En ce moment, je fabrique des images. Je n’ai pas de grosses expositions en vue. Mais cet été, j’aimerais bien aller à Berlin, m’inspirer, approcher des centres de diffusion, des galeries aussi, mais surtout pour aller voir ailleurs si j’y suis.»

«Et je tiens à dire que les arts visuels au Québec, c’est pas underground, c’est seulement sous représenté. Moi, je fais ce que je peux avec les moyens que j’ai. Je ne tiens pas a être underground ou dans la marge pour être hip. Si une galerie veut que je fasse partie de ses artistes, je ne vais pas les envoyer chier soit-disant parce que je suis underground et que c’est cool d’être underground

«En gros, mon objectif c’est d’aller faire découvrir mes images en dehors du Québec pour voir si j’y suis».

Et justement, il est où Etienne Martin? Juste là: www.etiennemartinart.com. Pour consulter nos chroniques «Dans la peau de…», suivez le www.labibleurbaine.com/Dans+la+peau+de…

L'événement en photos

Par Gracieuseté Etienne Martin et Toma Iczkovits (photo #39)

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