«Dans la peau de...» l'humoriste Mehdi Bousaidan | Bible urbaine

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«Dans la peau de…» l’humoriste Mehdi Bousaidan

«Dans la peau de…» l’humoriste Mehdi Bousaidan

Où il nous dévoile son «crush» pour les reportages français et les bouis-bouis montréalais

Publié le 30 janvier 2015 par Éric Dumais

Crédit photo : Marianne Plaisance et www.gabaproductions.com

Chaque semaine, tous les vendredis, Bible urbaine pose 5 questions à un artiste québécois, qu’il soit chanteur ou musicien, écrivain ou humoriste, afin d’en connaître un peu plus sur lui et de permettre à ses admirateurs de se glisser dans sa peau, en 5 étapes faciles. Cette semaine, on a appelé l'humoriste Mehdi Bousaidan, qui nous a raconté quelques détails croustillants sur sa vie et sa carrière.

Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir humoriste?

«J’ai toujours eu des rêves, comme n’importe quel kid! Mais je te dirais que c’est l’impro. J’en fais depuis que je suis en secondaire 3 et j’ai vraiment eu la piqure vite. J’ai joué presque toutes les semaines de mes 14 à 22 ans. Je voulais absolument continuer à rester dans le domaine de l’humour, mais… t’sé, tu peux clairement pas vivre avec l’impro. Faque je me suis dit que pour réussir, il fallait absolument que j’aille en humour. Pour essayer. Pour risquer le tout pour le tout. Et j’ai été pris dès la première année! Je me rappelle, au début, je voulais jouer au soccer comme 90 % des Maghrébins. Mais je tournais en rond. Donc j’ai commencé à faire de l’impro… et je me suis rendu jusqu’au mondial avec le Québec et on a gagné la coupe du monde!»

Si tu pouvais changer de peau avec un autre humoriste, ça serait qui? 

«Bonne question, mon Dieu! Euh, euh (30 secondes d’hésitation plus tard…) Je dirais Gabriel D’Almeida Freitas. Un gradué de l’École nationale de l’humour, la cohorte qu’il y a eue 2 ans avant moi. Lui, il a clairement pas fait le cheminement classique. Habituellement, comme humoriste, tu commences par faire des tournées de bars, ensuite tu fais des soirées. Lui, il a commencé à réaliser des séries web et il a très bien réussi à sa manière!, même avec des mimes! Il est très original dans son approche humoristique et, ouais, ça serait lui.»

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Quel a été le moment le plus gênant que tu as vécu sur scène? On veut savoir!

«Oh boy. Je jouais dans un bar, le Broue Pub Brouhaha. Tous les jeudis il y a des soirées d’humour. J’ai joué là. Et c’était pas une très bonne semaine pour moi. Y’avait ben des hauts et des bas. Et j’étais clairement pas en état de jouer. Je me suis dit que ça allait me remonter le moral, donc je suis arrivé là-bas avec une attitude hostile. Une fille arrêtait pas de parler pendant mon numéro. Je l’ai ramassée; je la traitais de conne devant tout le monde, je demandais même à l’audience de lui dire, en chœur, de fermer sa yeule pendant le show. J’ai fait le décompte 1, 2, 3 et… il y a eu un méga silence sur scène. C’est probablement le pire moment que j’ai jamais vécu. Après, j’ai dû continuer mon numéro. J’pense que j’avais juste beaucoup de haine et de frustration à extérioriser (rires). Ah pis… je l’ai revue plusieurs mois après, la fille, et elle dérangeait encore, avec ses amies, durant le show d’un autre humoriste.»

Quel est ton petit plaisir coupable dans la vie de tous les jours? Tout est permis!

«J’en ai pas mal de plaisirs coupables! Je dirais que le pire… c’est les restaurants. Je suis un gros fan de restauration en général. Un fan de bouis-bouis en fait. Des restos cachés, fréquentés par la clientèle du quartier. Où leur réputation se fait de bouche à oreille. Mais c’est endroits-là sont trop bons. Je les collectionne. Même que j’essaie de devenir un boui-boui professionnel à Montréal. Sinon, eh bien, je suis aussi un fan fini de reportages français. J’aime la manière dont ils sont faits. Et peu importe les sujets: les conditions des employés des croisières de luxe au Brésil, l’effervescence des gitans qui volent des autos dans le nord de la France, j’écoute tout ce qui passe à l’écran. J’adore ça. Si je ne travaillais pas, je pourrais passer ma journée à faire juste ça!»

Quels sont tes projets du moment et/ou ceux à venir?

«La série télé Med à VRAK.TV! En ce moment ça prend le plus gros de mon temps. On a tourné les 13 premiers épisodes de la saison 1, et la on tourne les 13 autres. Il y en a 26 par saison.

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Autrement, je fais des spectacles le plus souvent possible, du moins tous les mercredis à 21h à L’Abreuvoir. Une formule avec 6 à 8 humoristes, et je fais deux apparitions de 10 minutes chacune. Aussi, je prépare mon 2e 60 minutes cet été, que je vais sûrement appelé «Mehdi Bousaidan live 2015», rien de trop compliqué. J’écris une websérie personnelle que je travaille à 100 % et qui devrait être prête pour 2016. Sinon, eh bien, je fais des apparitions à la télé à gauche et à droite. Comme à la radio de Radio-Canada, où je suis chroniqueur pour La soirée est encore jeune. Il y a aussi le Couscous comedy show auquel je participe. Avant c’était au Cabaret du Mile-End, là c’est présenté au Théâtre Rialto.

Essouflé, le Mehdi? Et lui de nous répondre: «Ben quoi? Il faut bien gagner sa vie»!

La semaine prochaine, Nadia Essadiqi, alias La Bronze, répond à nos questions. Pour consulter nos chroniques précédentes, rendez-vous à cette adresse: www.labibleurbaine.com/Dans+la+peau+de…

https://www.youtube.com/watch?v=XP6bZc3KsOA

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