Deftones au Métropolis de Montréal: Chino Moreno et sa bande ont cassé la baraque | Bible urbaine

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Deftones au Métropolis de Montréal: Chino Moreno et sa bande ont cassé la baraque

Deftones au Métropolis de Montréal: Chino Moreno et sa bande ont cassé la baraque

Publié le 4 mars 2013 par Éric Dumais

Dossier photo – Chino Moreno et sa bande ont revisité dix-sept ans de carrière hier soir en présentant devant un Métropolis plein à ras bord 90 minutes de bons vieux succès et une pincée de nouvelles pièces qui figurent sur leur plus récent album, Koi No Yokan.

Les membres de Deftones était décidément au sommet de leur forme et c’est dans une atmosphère électrisante que le quintette a interprété ses meilleurs titres d’hier à aujourd’hui, notamment «Be Quiet and Drive (Far Away)», «My Own Summer (Shove it)», «Lhabia», «Poltergeist», «Riviere», «Minerva» et «Diamond Eyes».

Le Métropolis de Montréal accueillait hier soir la formation nu métal, qui avait offert un spectacle plus ou moins décevant en août dernier au Heavy MTL 2012. En effet, les chansons avaient passé dans le beurre et la bande, originaire de Sacramento, en Californie, semblait dormir au gaz.

Deftones-Métropolis-de-Montréal-3-mars-2013-1Cependant, les Deftones ont littéralement cassé la baraque avec une flopée de titres accrocheurs et bruyants ainsi que quelques ballades qui sont venues contrebalancer un tant soit peu l’ambiance, notamment les pièces majeures de leur album phare White Pony, soit «Feiticeira», «Digital Bath» et «Change (in the House of Flies)», qu’ils ont joué au retour du rappel.

Le single «Tempest» a définitivement été l’un des moments clés de la soirée. Le public chantait les paroles à tue-tête, ce qui a eu pour effet d’amplifier l’émotion ressentie lors du refrain.

Des flashs de lumières blanches, rouges et bleues agrémentaient une mise en scène qui n’avait rien d’extraordinaire en soi, composée seulement de deux podiums sur lesquels étaient hissés le batteur Abe Cunningham et le bidouilleur Frank Delgado, et d’une mini rambarde qui servait à élever Chino Moreno d’environ un pied.

Sans être avare de paroles, le leader des Deftones a préféré enchaîner les morceaux sans s’éterniser en blabla inutile, en prenant toutefois le soin de saluer la foule et de leur crier à intervalles un «Everything all right?» bien intentionné.

Parmi les bons moments de la soirée, on compte l’énergie débordante du chanteur, qui est entré sur scène en coup de vent, pour finalement courir un peu partout pendant les morceaux, en plus de sauter et de gigoter comme un vrai lion en cage. Crachant sur scène comme s’il désirait marquer son territoire, Chino Moreno a semblé par moments complètement déchaîné, allant même jusqu’à descendre dans le pit pour prendre un léger bain de foule.

Deftones-Métropolis-de-Montréal-3-mars-2013-2Le guitariste Stephen Carpenter, qui s’est littéralement surpassé sur Koi No Yokan, a littéralement volé la vedette hier soir, avec ses longs cheveux bruns qui se balançaient dans le vent, et son aisance à manier sa guitare électrique, dont les sonorités lourdes et brutales rendaient au centuple l’agressivité du groupe, surtout sur les morceaux «Engine No 9» et «Nosebleed», que l’on retrouve sur Adrenaline, leur premier opus paru en 1995.

Autre moment fort, l’interprétation de «Swerve City», pendant laquelle le public criait les «Oh oh oh oh oh!» du refrain. Chant soutenu, accords pesants, l’ambiance heavy métal était à son comble et les fans ont semblé, à la toute fin, complètement vidés, signe que les Deftones ont cassé une fois de plus la baraque.

The Contortionist

C’est la formation métal progressive The Contortionist qui a assuré la première partie. Formé en 2007 à Indianapolis, dans l’Indiana, le groupe est venu présenter les meilleurs morceaux de ses deux albums studio avant de laisser la scène à l’une de leurs influences majeures, Deftones. Très statiques sur scène, les musiciens ont néanmoins réussi à faire bouger certaines personnes au parterre, surtout sur l’excellente «Oscillator», laquelle est tirée de l’album Exoplanet. Le quintette a certes offert une prestation solide, alternant voix hardcore, guitares brutes et solos planants, sans toutefois nous laisser bouche bée. Il manquait une touche d’originalité et de nouveauté qui leur aurait permis de se démarquer davantage du paysage heavy métal.

*Revoyez les meilleurs moments de la soirée avec notre dossier photo disponible sur la page Facebook de Bible urbaine.

Appréciation: ***1/2

Crédit photo: Charline Provost

Écrit par: Éric Dumais

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