Entre fluidité et finesse: Les Grands Ballets présentent «Danser Beethoven» à la Place des Arts | Bible urbaine

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Entre fluidité et finesse: Les Grands Ballets présentent «Danser Beethoven» à la Place des Arts

Entre fluidité et finesse: Les Grands Ballets présentent «Danser Beethoven» à la Place des Arts

Une invitation à songer et à apprécier la beauté de la danse

Publié le 21 février 2020 par Olivia Gomez

Crédit photo : Sasha Onyshchenko

Pour souligner le 250e anniversaire de naissance du célèbre compositeur Ludwig van Beethoven, Les Grands Ballets nous présentent une programmation double à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts jusqu’au 23 février. Les Symphonies No 5 et No 7 sont interprétées par l’Orchestre des Grands Ballets sous la direction de Dina Gilbert, et les chorégraphies ont été créées par Garret Smith et Uwe Scholz. Ce programme en deux temps est une belle occasion de revivre la musique intemporelle de ce grand compositeur et pianiste allemand et d'apprécier la grâce des danseurs, qui font montre d'une forte technique en danse classique, néo-classique et contemporaine.

Liberté de mouvement et d’interprétation

La Salle Wilfrid-Pelletier était remplie au maximum de sa capacité. On entendait l’Orchestre des Grands Ballets accorder ses instruments, et sur les coups des 20 heures, les lumières se sont éteintes et l’obscurité et le silence se sont imposés dans la salle. Sans trop tarder, on a reconnu les premières notes de la célèbre «5e Symphonie», et rapidement, mon regard s’est dirigé vers la scène: les éclairages semi-obscurs laissaient voir la danse de Raphaël Bouchard, qui exécutait des mouvements précis, rapides et agiles.

J’ai constaté qu’au niveau de sa danse, il n’y avait pas d’histoire à raconter (comme on le voit dans d’autres ballets). C’était plutôt un enchaînement de mouvements qui, paradoxalement, parlaient d’une façon différente . La performance a continué avec une série de numéros: solos, duos et danses en groupe. Maude Sabourin et son partenaire ont livré une belle performance. On sentait une puissante complicité entre ces deux danseurs, mais aussi entre les membres de la compagnie.

Mon regard était ravi de voir des danseurs ayant une technique aussi forte et maîtrisée en danse classique. Eux, en tant que maîtres de leur corps et de chaque pas exécuté, bougeaient de manière fluide et librement. Ils évoquaient de belles lignes avec leurs corps musclés; des pieds pointés, des tendus bien allongés, ainsi que des hauts développés à la seconde. C’était comme voir des notes musicales; celles qui composent des partitions et qui ouvrent la place au rêve et à la beauté.

La chorégraphie de Garret Smith m’a permis de voir une touche d’innovation dans les danses néoclassiques et contemporaines. Les costumes flamboyants, confectionnés par Monica Guerrera, de couleur noir et violet pour les femmes, et un tutu doré pour les garçons, ont suscité l’attention du spectateur. Les éclairages, quant à eux, ont joué sur un ton sombre puis sur un ton lumineux, lesquels, accompagnés de la scénographie dorée, ont aveuglé mon regard à au moins deux reprises.

Cependant, avec une musique comme celle de Beethoven, je me demande si cette volonté d’innovation n’a pas été de trop; trop de portées, trop de couleur dorée, trop de lumières au final. C’est comme si j’avais perdu, l’espace d’un instant, l’essence même de la musique du grand compositeur.

Photo: Sasha Onyshchenko

Des arabesques mélodieuses et raffinées

Présentée en deuxième partie, la «Symphonie No 7» s’est fait entendre dans la grande salle. La symbiose entre la musique et les danseurs était bel et bien présente.

La chorégraphie d’Uwe Scholz présentait pour sa part plusieurs répétitions de mouvements, à l’instar de la partition de Beethoven. Les costumes étaient de couleur ciel et laissaient voir, encore une fois, les belles lignes des danseurs. J’ai pu voir des arabesques peaufinées, des retirés bien placés, et c’était comme si l’on voyait des formes géométriques. La danseuse Myriam Simon m’a charmée avec son interprétation; on voyait comment elle respirait et comment elle faisait la transition d’un pas à l’autre, et ce, avec fluidité et finesse. Le corps de ballet a aussi été sublime et on a pu découvrir de nouveaux visages.

Danser Beethoven est un spectacle qui vous permettra de revivre la musique de ce grand compositeur, et également une invitation à songer et à apprécier la beauté de la danse.

«Danse Beethoven» des Grands Ballets en images

Par Sasha Onyshchenko

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    Photo ©Sasha Onyshchenko. Interprète: Jeremy Galdeano
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    Photo ©Sasha Onyshchenko. Interprètes: Anya Nesvitaylo, Nicholas Jones et Melik Mertel
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    Photo ©Sasha Onyshchenko. Interprètes: Anya Nesvitaylo, Nicholas Jones et Melik Mertel
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    Photo ©Sasha Onyshchenko. Interprètes: Eleonore Thomas et Andre Santos
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    Photo ©Sasha Onyshchenko. Interprètes: Maude Sabourin, Raphaël Bouchrad et Dane Holland
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    Photo ©Sasha Onyshchenko. Interprètes: Maude Sabourin, Raphaël Bouchrad et Hamilton Nieh
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    Photo ©Sasha Onyshchenko. Interprètes: Maude Sabourin, Raphaël Bouchrad et Hamilton Nieh
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    Photo ©Sasha Onyshchenko. Interprètes: Maude Sabourin, Raphaël Bouchrad et Hamilton Nieh
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    Photo ©Sasha Onyshchenko. Interprètes: Maude Sabourin, Raphaël Bouchrad et Hamilton Nieh
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    Photo ©Sasha Onyshchenko. Interprètes: Tetyana Martyanova, Dane Holland et Stephen Satterfield
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    Photo ©Sasha Onyshchenko. Interprète: Maude Sabourin
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    Photo ©Sasha Onyshchenko. Interprète: Yui Sugawara
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    Photo ©Sasha Onyshchenko. Interprètes: Tetyana Martyanova et Emily He
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    Photo ©Sasha Onyshchenko
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    Photo ©Sasha Onyshchenko
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    Photo ©Sasha Onyshchenko
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    Photo ©Sasha Onyshchenko
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