Festival Osheaga, jour 3 | Bible urbaine

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Festival Osheaga, jour 3

Festival Osheaga, jour 3

Un pique-nique musical avec entre autres Arctic Monkeys, Lorde, Chvrches et Vance Joy

Publié le 4 août 2014 par Éric Dumais

Crédit photo : Patrick Beaudry et Pierre Bourgault

Le soleil aura finalement été au rendez-vous les trois jours du festival Osheaga 2014, qui s’est clôturé en beauté avec un concert des Arctic Monkeys, qui ont prouvé une fois de plus à quel point ils étaient des bêtes de scène. Retour également sur la prestation haute en couleur de Lorde, l’excellente découverte Joywave, le chouchou de la folk Vance Joy et les performances statiques et linéaires de Chvrches et Mozart’s Sister.

MOZART’S SISTER

C’est sous un soleil plombant que la Montréalaise Caila Thompson-Hannant est venue présenter sur la scène Verte les morceaux de son premier album complet à paraître ce mardi 5 août. Déjà connu du public pour avoir cassé la glace en première partie de Woodkid au Métropolis et de Blonde Redhead au Théâtre Corona en 2013, Mozart’s Sister bénéficiait cette fois-ci de la belle vitrine que représente le festival Osheaga. Celle qui a porté tous les chapeaux lors de la réalisation de son premier album a offert une prestation certes linéaire mais bien sentie par la foule clairsemée. Avec ses cheveux verts, son maquillage léger et son chandail blanc flottant, Caila ressemblait à un clown ou un Pierrot tristounet. Les titres qu’elle a présentés, notamment la nouvelle «Good Thing Bad Thing» puis «Mozart’s Sister» et «Don’t Leave it To Me», qui figurent sur son EP Hello, ont bien démontré l’évolution davantage dansante et rythmée qui marque ses plus récentes compositions. http://mozartssister.bandcamp.com.

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VANCE JOY

Outre les tites du EP God Loves You When You’re Dancing, paru en 2013, seuls les extraits «Riptide», «From Afar» et «Mess is Mine» ont été entendus et déjà c’est la folie: les mots Vance Joy sont sur toutes les lèvres et la preuve c’est qu’il y avait du monde à’ messe pour assister au concert de James Keogh, la tête pensante derrière le projet. Le chanteur et guitariste australien, en compagnie de ses trois musiciens, a livré une prestation certes tranquille, qui aurait gagné à être plus soutenue, mais de nombreuses ballades composent son répertoire et il ne faut pas s’attendre aux rythmiques à tempo rapide de Mumford And Sons. Impossible toutefois de taire la ressemblance entre les deux groupes, mais ajoutons également que le chant de Keogh avoisine non pas seulement celui de Marcus Mumford, mais aussi celui de James Blunt dans les moments plus calmes. Bordée d’arbres feuillus, la scène des Arbres était le décor parfait pour entendre en toute intimité, malgré la foule compacte, les pièces de Vance Joy qui pourront bientôt être entendues sur son premier album studio à paraître le 9 septembre. http://vancejoy.com.

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JOYWAVE

Immédiatement après le dernier accord de l’excellente «Riptide», qui a clôturé de belle façon la performance de Vance Joy, les New-Yorkais de Joywave ont démarré en trombe leur prestation à un jet de pierres de là, avec l’excellent titre «Somebody New», qu’on retrouve sur leur EP How Do You Feel? De même que «Tongues», «In Clover» et «Now», qui ont été fort bien accueillis par la foule d’une soixantaine de personnes, rassemblées devant le toit en forme de gueule de requin qu’est la scène de la Vallée. Malgré un problème d’acoustique relié à un micro défectueux, qui a forcé des spectateurs à pousser quelques soupirs pour marquer leur impatience, Joywave a bien défendu son titre, même si cette interruption a quelque peu brisé la fluidité du spectacle. Une formation éclectique qui fera certainement tourner les têtes à la sortie d’un album complet. http://www.joywavemusic.com.

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CHVRCHES

La formation écossaise Chvrches est toute jeune et elle bénéficie déjà d’une belle aura. La preuve est que Lauren Mayberry et ses deux acolytes ont présenté hier après-midi quelques titres de leur album The Bones of What You Believe sur la scène de la Montagne, celle-là même que de nombreux artistes de renommée internationale ont foulé depuis vendredi. Musicalement parlant, il faut avouer que les sonorités pop électro de Chvrches renvoient quelques échos à MS MR, Phantogram ou HAIM, d’excellents groupes au centre desquels les claviers occupent les trois quarts de l’espace. Ainsi, malgré un certain niveau de redondance et la voix fluette de la chanteuse, les Écossais détiennent tout de même quelques bons coups, dont «We Skink», «Lies», «Gun» et «The Mother We Share», qui ont été bien accueillis par une foule dense mais distraite qui semblait cependant écouter le concert d’une seule oreille.

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LORDE

Après la performance rock du groupe The Remplacements, qui accueillait comme guitariste remplaçant ni plus ni moins que Billy Joe Armstrong, et la chanson «Doin’ it Right» qui rugissait des haut-parleurs des scènes principales, c’est la jeune chanteuse néo-zélandaise Lorde qui a pris la relève, avec un concert d’une heure qui s’est avéré un pur délice pour l’ouïe, et la vue. C’est qu’Ella Maria Lani Yelich-O’Connor a cette habileté d’attirer les regards, avec ce chant désinvolte qui lui colle si bien à la peau et cette façon toute singulière qu’elle a de bouger, comme si elle était en plein pacte avec le diable. Cassant la glace avec «Glory And Gore», Lorde a parcouru son album Pure Heroine, duquel elle a offert tous les titres marquants. Avec une entrée en matière plus sombre, où la chanteuse était carrément plongée dans la pénombre, et une suite plus lumineuse, accompagnée d’une pluie de confettis à la toute fin, le concert a laissé à entendre d’excellents titres, dont «Tennis Court», «Buzzcut Season», «400 Lux», «Royals» et «Ribs», une pièce à laquelle elle semble attachée et qu’elle a composée à 15 ans et demi. Malgré une orchestration épurée, car seulement deux musiciens l’accompagnaient!, Lorde s’est fort bien débrouillée et s’est montrée très touchée d’être présente à Osheaga et d’avoir la chance de faire ce travail, qui la comble de bonheur. http://lorde.co.

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ARCTIC MONKEYS

Les Arctic Monkeys ne déçoivent jamais en concert et ils n’ont pas fait exception hier soir en clôture de la 9e édition du festival Osheagsa 2014. Alex Turner et sa bande ont servi leurs fans d’hier et d’aujourd’hui avec un excellent survol de leur vaste discographie. Mais d’abord et avant tout, ce sont les titres de leurs plus récent album AM qui ont servi à réchauffer l’ambiance déjà survoltée par le passage de Lorde. «Do I Wanna Know?» a démarré leur prestation tout en douceur, alors que «Snap Out of It» et «Arabella» ont tranquillement modulé le rythme. Mais c’est définitivement avec la pièce tornade «Brianstorm» que le party a levé, sans oublier les excellentes «Dancing Shoes» et «I Bet You Look Good on the Dancefloor». Leur prestation était filmée, comme tous les autres concerts d’ailleurs, sur les trois écrans géants des scènes de la Rivière et de la Montagne, mais à cette exception près que le tout était diffusé en noir et blanc, ce qui ajoutait une couche d’esthétisme à leur concert. De la dynamite, c’est Arctic Monkeys, et toujours une valeur sûre! http://www.arcticmonkeys.com.

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C’est ici que prend fin notre couverture du festival Osheaga 2014. Suivez-nous le week-end prochain, nous serons de retour au Parc Jean-Drapeau pour assister au Heavy Montréal et pour vous rapporter nos avis sur les concerts de Metallica, Slayer, Bad Religion, The Offspring, Pennywise, Grimskunk, Protest the Hero et plusieurs autres. Vous avez des recommandations pour nous? N’hésitez pas!

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