«Icaro» de Daniele Finzi Pasca au Théâtre St-Denis de Montréal | Bible urbaine

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«Icaro» de Daniele Finzi Pasca au Théâtre St-Denis de Montréal

«Icaro» de Daniele Finzi Pasca au Théâtre St-Denis de Montréal

Un jeu humain, simple et débordant de sensibilité

Publié le 19 novembre 2018 par Olivia Gomez

Crédit photo : Compagnie Finzi Pasca

Daniele Finzi Pasca, qui porte les chapeaux de grand créateur et de directeur théâtral et des arts circassiens, nous présentait la semaine dernière son œuvre Icaro. Ce dernier était de retour à Montréal pour nous partager cette œuvre qui a été conçue rapidement et interprétée dans cent-trente villes à travers le monde. C'est aussi lui qui est derrière les spectacles à grand déploiement Luzia et Corteo du Cirque du Soleil. Cette fois, Daniele Finzi Pasca nous dévoile l'univers d’Icaro et de son personnage, une personne malade qui vit avec un nouveau patient dans une chambre au troisième étage d’un hôpital. Ensemble, ils s’échapperont du monde réel pour aller vers un monde imaginaire à travers un jeu humain, simple et débordant de sensibilité.

Avec une présence sur scène énergétique et un immense sourire au visage, Daniele Finzi Pasca a traversé le rideau rouge du Théâtre Saint-Denis II pour nous présenter le prologue de sa création. En quelques secondes, il a su attirer l’attention et les rires des spectateurs, et introduit une certaine tension dans la salle.

Daniele bougeait à gauche et à droite, riait et faisait des blagues. Il observait les spectateurs et, finalement, il a choisi une personne dans la salle pour faire partie de sa pièce. Son nom: Sandra. Le public a pu respirer et Daniele a disparu avec sa nouvelle actrice entre les rideaux.

L’imagination à son état pur

Cette œuvre nous a invités à découvrir la rencontre de deux personnes dans une chambre d’hôpital. Icaro parle à sa nouvelle amie Sandra et il prend soin d’elle. Il lui raconte des histoires pétillantes et d’autres qui nous donnent un noeud dans la gorge. Icaro est comme un petit enfant dans le corps d’un adulte et il amène Sandra à défier ses propres limites, à sortir de sa maladie et à découvrir le monde.

Icaro montre à cette actrice d’un soir comment voler pour, un jour, pouvoir s’échapper. Ils font un voyage particulièrement riche en émotions dans ses vêtements exotiques d’oiseaux. L’imaginaire prend place au troisième étage, et Icaro et Sandra vivent des moments d’une subtilité profonde qui ne nous laissent pas indifférents.

Ce monologue, présenté dans une simple et fine scénographie, possède une infinité de métaphores, de couleurs et de sentiments. C’est sans aucun doute une caresse pour le coeur et pour l’âme. «Voler c’est très facile, mais s’échapper c’est une autre chose…»

Une balançoire d’émotions

Icaro est une pièce de théâtre qui fait rire à volonté, mais aussi verser des larmes. L’imaginaire et la magie y sont présents, mais aussi la réalité de nos jours. On touche à des thèmes qui nous mènent vers une forte réflexion, comme la maladie, qui prend place et qui éteint petit à petit la vie des gens qu’on aime.

D’un autre côté, Daniele Finzi Pasca nous montre également que tout est possible, et qu’après la mort de nos êtres chers, on peut continuer notre chemin avec joie et espoir.

Ce créateur né nous charme avec son accent, avec ses mouvements, avec ses gesticulations, mais surtout, il nous offre un message qui vient du cœur. Tout le monde à des possibilités qui se présentent dans sa vie. Il ne faut pas les laisser passer, car on ne sait jamais quand il y en aura une autre.

Il faut apprendre à s’envoler, à travailler et à croire en nous-mêmes. Et lorsqu’une porte s’ouvre,  il faut savoir foncer et voler loin, très loin.

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