Il était une fois DÉCOVER | Bible urbaine

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Il était une fois DÉCOVER

Il était une fois DÉCOVER

Entrevue avec Étienne Martin et Cédric Taillon

Publié le 14 décembre 2010 par Éric Dumais

Crédit photo : Maxime Boisvert

La philosophie: «Regrouper la communauté artistique de Montréal et produire des œuvres ayant pour principale vocation d’intriguer la population.»

L’Histoire avec un grand «D»

L’histoire du magazine d’arts visuels DÉCOVER possède son lot de rebondissements et d’évènements corsés qui pourraient à eux seuls couvrir un large épisode de l’Histoire avec un grand «D». Étant donné que l’équipe, composée d’Étienne Martin, Micah LockHart, Cédric Taillon, Stéphane Lam, Éric Bolduc et Kim Laurent n’existe que depuis l’année dernière, il serait peut-être un peu audacieux d’en parler avec autant de sérieux et de diplomatie.

Un magazine au stade embryonnaire

Juin 2009: Micah Lockhart fait la rencontre d’Étienne Martin, un artiste peintre natif de Sainte-Adèle, et devient littéralement obnubilé par sa toile intitulée Autoportrait en lama. Conquis, il décide de l’acheter sur-le-champ. La chimie entre les deux comparses s’installe rapidement et, du coup, l’idée d’un magazine portant sur l’art urbain leur traverse la tête. C’est ainsi qu’est né, tel un conte de fées où les héros sont les gens qui croient en leurs convictions, le magnifique et grandiloquent DÉCOVER.

Rencontre avec deux dirigeants de la revue, Étienne Martin (Directeur éditorial) et Cédric Taillon (Directeur des communications).  À noter que Micah Lockhart (Directeur artistique et cofondateur) n’était malheureusement pas au rendez-vous, car il était à l’extérieur de la ville.

Leur devise: rendre l’art plus accessible

Étienne: «Au départ, c’est venu du fait qu’il y avait un manque flagrant de diffusion des arts visuels dans les médias. Je voulais faire quelque chose de concret, présenter les artistes du Québec, et avec mon parcours, j’ai eu la chance de rencontrer des gens actifs réellement talentueux.»

Cédric: «Le contact humain avec les artistes est très important aussi, car à tout coup on découvre des joyaux. Lorsque la chimie opère, on les incite à monter des expositions avec nous. Il faut toujours garder en tête l’idée qu’on n’est plus à l’époque de Picasso ou d’Andy Warhol. De nos jours, ce sont les gens (le peuple) qui nous guident, car ce sont eux qui paient.»

Un magazine en version papier: fantasme ou suicide?

Étienne: «C’est sûr qu’au début c’était de l’inconscience! (Rires). On voulait un standard de qualité décent, on a trouvé un «deal» intéressant avec un imprimeur, donc on l’a fait».

Étienne: «Encore beaucoup de gens veulent encourager la musique québécoise. C’est bien, ils répètent inlassablement qu’il en faut peu pour payer un album de musique, mais une toile à 300$ ou 400$, par contre, c’est inacceptable. Ils achètent des paires de jeans et des TV à écran plasma, le tout étant à remplacer dans quelques années. C’est une mentalité qu’il faut changer petit à petit.»

Retour sur l’année 2010: bonne ou mauvaise?

Étienne: «Le moment le plus dur pour moi, ça a été au mois d’août, alors que j’étais rendu au numéro 6. On présentait le numéro avec Guy Laliberté en couverture, exécutée par Xavier Landry, et tous les gens sur lesquels je comptais me disaient «viens me revoir, viens me revoir, viens me revoir» quand j’en avais besoin immédiatement. Je n’avais plus le goût de m’investir dans le projet, puisqu’on avait beaucoup de travail à faire et que je m’étais mis en tête que la revue ne sortirait pas. Je ne me sentais pas mal d’arrêter le DÉCOVER, car je savais au fond de moi-même que j’avais fait tout mon possible. Mais Cédric est arrivé, il m’a fait un pompage cardiaque (rires), et tout est rentré dans l’ordre, surtout avec l’arrivée de nos abonnements.»

Les projets sur le feu en 2011

Cédric: «On prépare un spécial pin up en février. Ça sera le numéro 9. C’est un thème qui porte sur la Saint-Valentin, les amoureux, etc. On va quand même montrer l’art que les artistes font dans leur carrière personnelle. Sinon, en avril, on va sortir un prochain numéro régulier. Puis, un hard cover d’environ 150 à 200 pages, qui sera prêt vers la fin de l’année 2011, et qui portera sur la peinture du Québec contemporain. On prévoit y intégrer une cinquantaine d’artistes québécois. Probablement que l’on va faire appel aux artistes que nous avons déjà publiés dans le DÉCOVER. Ça va être un livre sur la peinture québécoise qui sera assez représentatif des tendances artistiques actuelles. On a aussi le numéro 11 au mois de juin, qui portera sur les Foufounes Électriques.»

Un fantasme?

Cédric: «Ça serait bien l’fun si au mois d’août 2011 on doublait notre tirage à 8000 exemplaires. Ça serait un but à atteindre.»

Les tarifs

*La revue DÉCOVER est distribuée gratuitement dans la région du Grand Montréal
**L’abonnement régulier: 6 magazines/année pour 49$.
***L’abonnement de luxe: 6 magazines/année pour 99$ ainsi qu’une sérigraphie signée et numérotée par l’artiste certifiant l’originalité de l’œuvre.

Endroits de distribution à Montréal:

Le Quai des Brumes, Studio Bizz, La Boîte Noire, Chez Baptiste, À L’esco, Mamm Bolduc, Le Barbare, Encadrement des Cèdres, Renaud-Bray, Coiffure Boy’e, Café Les Entretiens, Caisse populaire Mont-Royal, Atomic Café/7ième, Le Cheval Blanc, Sino Shop, Bobby McGee, Archambault, Foufounes Électriques, Zéphyr, Le Belgo, Divan Orange, Meat Market.

L’équipe du DÉCOVER vous invite au lancement de l’édition numéro 8, qui aura lieu le samedi 18 décembre, 19h, à L’Atelier Légend’Art, à Montréal. Le prix d’entrée est à votre discrétion. Au menu : une copie du magazine, un tirage avec des chèques-cadeaux des partenaires de DÉCOVER, un abonnement régulier et de luxe à faire tirer, une toile exécutée live au cours de la soirée fera également l’objet d’un tirage, un vernissage des œuvres originales des artistes présents dans le nouveau magazine que vous aurez la chance de rencontrer sur place.

Site officiel: http://decovermag.com.

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