La «Soirée des Étoiles» des Grands Ballets à la Salle Wilfrid-Pelletier | Bible urbaine

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La «Soirée des Étoiles» des Grands Ballets à la Salle Wilfrid-Pelletier

La «Soirée des Étoiles» des Grands Ballets à la Salle Wilfrid-Pelletier

Pour un regard sur un ballet posé, doux, élégant et à la fois passionné, intrigant, enlevant!

Publié le 3 juin 2019 par Florence Leclerc

Crédit photo : Sasha Onyshchenko

Afin de clore la saison actuelle et d’annoncer la saison 2019-2020, Les Grands Ballets nous proposaient, cette semaine, leur deuxième édition de la Soirée des Étoiles; une soirée mettant en vedette quelques-uns des danseurs classiques les plus réputés au monde! Ivan Cavalleri, le directeur artistique d’une de nos compagnies de renommée internationale, nous propose un programme qui nous fait voyager entre le répertoire du ballet classique et des approches plus contemporaines du langage balletique.

La soirée débute tout en douceur et en harmonie avec la Sérénade de l’École supérieure de ballet du Québec et nous donne à voir le potentiel de ces jeunes artistes, dont certaines seront peut-être les futures étoiles du domaine. Anna Ishii, Mai Kono et Stefano Russiello enchaînent le pas avec leur joli pas de trois; Paquita, où équilibres sur pointes, pirouettes et sauts divers servent d’entrée à ce repas majestueux qui nous est préparé.

Puis, à moins que l’on ne soit un puriste du ballet classique, on ne peut s’empêcher de s’abandonner à la beauté foudroyante des corps d’Emily He et de Célestin Boutin, mouvant avec une musicalité et une unicité à faire rêver! On sent que l’on avance vers le plat de résistance de la soirée avec ce duo amoureux qu’est Blushing. La passion, la facilité dans l’exécution de la chorégraphie ainsi que l’utilisation d’un arrangement par Bryson Andres de Young and Beautiful de Lana Del Rey, réussit à faire décrocher un «wow» dans la salle.

Le public maintenant bien accroché, on passe aisément à la grandiose poésie de Quatre Saisons avec Hervé Courtain. Une performance qui nous laisse déjà avec un brin de mélancolie, celle-ci étant la dernière du soliste qui prendra dorénavant le rôle de Maître de Ballet au sein des Grands Ballets.

Sans se faire prier, on glisse ensuite dans Vessel, une pièce qui pourrait durer une éternité. Une éternité dans ce ciel de chérubins, ces anges enfantins qui se chamaillent, jouent, souffrent et s’aiment sur une trame de chants sacrés. Comme une histoire sans fin, les corps tournent au sol et dans les airs, tout comme l’horloge du temps ne cesse de tourner dans notre existence humaine. Une pièce magnifique.

Difficile de prendre le relais d’une pièce si féérique, mais Myriam Simon et Alessio Scognamiglio relèvent le défi avec brio dans Automne; un adagio délicat, empreint de la légèreté d’un amour pur et frais. Une douceur pour les yeux qui nous fait oublier la technique le temps de ce charmant duo.

Dov’è la Luna nous dévoile ensuite une pièce plus contemporaine, où les énergies de Maude Sabourin et Raphaël Bouchard se contrastent pour finalement s’allier agréablement. La simplicité des costumes ainsi que le vocabulaire chorégraphique créé pour cette oeuvre lui donnent un côté intimiste qui fait ressortir la complicité de ce duo ayant dansé côte-à-côte depuis presque dix ans déjà, au sein des Ballets de Monte-Carlo.

Au retour de l’entracte, Les petits chanteurs du Mont-Royal nous font la joie de leur présence et nous interprètent La Belle et la Bête ainsi que la chanson Ordinaire.

S’ensuivent les performances des danseurs invités spécialement pour l’occasion en débutant avec Soul; un duo amoureux fougueux pour le plus grand plaisir des amateurs de ballet jazz. Une mise en scène, avec des projecteurs qui tombent du plafonnier et qui se balancent au-dessus du couple, ajoutent à l’excitation de ce ballet dangereux où Céline Cassone se laisse, à maintes reprises, attraper au vol par son fiable partenaire qu’incarne sensuellement Elijah Labay.

Puis, deux pas de deux se suivent avec leurs lots de virtuosités respectives. Liudmila Konovalova et Dinu Tamazlacaru interprètent Esmeralda d’une brillante façon, avec toute la théâtralité et la spécificité technique que demande cette pièce, incluant l’utilisation de la tambourine. La beauté exquise et la précision gracieuse d’Adiarys Almeida, alliée à la légèreté, à la flexibilité et aux impressionnants grands jetés de Taras Domitro, donnent à la pièce Le Corsaire toute la flamboyance qu’elle mérite.

Alors que Les petits chanteurs du Mont-Royal nous reviennent une dernière fois pour nous interpréter une très belle version de The Prayer, les artistes des Grands Ballets se préparent à nous livrer un extrait de la «Symphonie no 5» de Beethoven. Extrait qui donne pleinement envie de voir la totalité de la pièce; une création vive et piquante, presque hypnotisante. L’ambiance finale dans la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts est palpable et on peut affirmer que l’on a là un public conquis!

Pour conclure, ce fut une soirée qui nous a mis dans l’attente, impatients de découvrir les surprises, les beautés et les voluptés que la programmation 2019-2020 aura à nous offrir avec Carmina Burana (octobre), Casse-Noisette (décembre), Danser Beethoven (février), Luna (mars), Roméo et Juliette (avril) et, la dernière mais non la moindre, La Belle au bois dormant (juin).

La «Soirée des Étoiles» des Grands Ballets en images

Par Sasha Onyshchenko

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