«Dans la peau de…» l'artiste tatoueuse Rebecca Guinard | Bible urbaine

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«Dans la peau de…» l’artiste tatoueuse Rebecca Guinard

«Dans la peau de…» l’artiste tatoueuse Rebecca Guinard

Amoureuse des couleurs et du tatouage

Publié le 21 avril 2017 par Charlène Blanchette

Crédit photo : Valérie Laliberté

Chaque semaine, tous les vendredis, Bible urbaine pose 5 questions à un artiste ou à un artisan de la culture afin d’en connaître un peu plus sur la personne interviewée et de permettre au lecteur d’être dans sa peau, l’espace d’un instant. Cette semaine, nous avons interviewé l'artiste tatoueuse Rebecca Guinard, laquelle joue habilement avec les couleurs et les contrastes.

1. Quand et comment as-tu su que tu souhaitais utiliser le corps comme toile pour exprimer ton art et quelles sont les autres formes d’art, autres que le tatouage, qui t’interpellent?

«Dès un très jeune âge, j’ai su que j’avais un intérêt pour les arts. Pour moi, le dessin, la peinture et la photographie ont été mes formes d’art de prédilection. J’ai eu la chance d’avoir l’encouragement et l’appui de ma mère pour persévérer dans ces différentes pratiques.»

«Mes premiers contacts avec le tatouage ont été à travers les vidéoclips et les pochettes d’albums de mes groupes préférés. Assez jeune, j’ai, moi aussi, eu envie d’arborer des tatouages sur mon corps. Tout a commencé au début de ma vingtaine… Par de beaux hasards, je me suis trouvé un emploi à l’accueil du studio Imago Tattoo et, deux ans plus tard, j’ai eu l’opportunité d’un mentorat à Bordeaux, en France, chez Michel Tattoo Family. À mon retour, j’ai débuté ma carrière chez MTL Tattoo. Depuis, j’ai eu la chance de côtoyer plusieurs des meilleurs tatoueurs à Montréal, et je suis honorée et touchée que les gens me fassent confiance pour les marquer à vie avec mes dessins.»

2. On remarque un très beau jeu de couleurs dans tes dessins, de même qu’une certaine constance dans le style de tes personnages qui peut faire penser aux comics books. Comment décrirais-tu ton style de tatouage et d’où vient ton inspiration?

«En fait, j’essaie d’être versatile pour répondre à plusieurs demandes et pour ne pas me limiter à un seul style. Mes goûts sont variés, comme ceux de mes clients. Mes plus grandes influences sont le tatouage japonais, le old school américain, les pin-ups, l’art mexicain, tibétain et tant d’autres. En général, dans mon travail, j’essaie que ce soit efficace et lisible. J’aime saturer les couleurs ou jouer avec les contrastes pour les pièces en noir et gris.»

3. As-tu déjà vécu un malaise concernant une demande étrange, voire saugrenue d’un client pour un tatouage et, si oui, peux-tu nous raconter l’anecdote?

«Chaque tatoueur a son éthique personnelle. Pour ma part, je ne tatoue pas avant que la personne soit âgée d’au moins 18 ans. Je peux refuser si une personne me demande de lui tatouer certains endroits comme les mains et le cou si elle n’a pas d’autres tatouages. Je peux refuser de tatouer le visage, les organes génitaux, le prénom d’un conjoint ou d’une conjointe, des tatouages à caractères haineux ou racistes, etc.»

4. Peux-tu nous décrire quelques tatouages que tu arbores sur ton corps, leur signification et bien sûr nous partager lequel est ton préféré?

«Je viens justement de faire terminer la majeure partie de mon body suit qui est d’inspiration japonaise. Plus précisément, il est très influencé par les œuvres d’Osuma Kanabe, qui a travaillé de très près avec le maître tatoueur japonais Horiyoshi III. Mes tatouages représentent les saisons, la nature, des masques d’opéra Kabuki, des Geishas, et quelques yokai. Je me suis fait tatouer par plusieurs collègues tatoueurs très talentueux et en qui j’avais entièrement confiance. Et je suis très fière du résultat!»

5. En posant un regard sur l’industrie du tatouage en général, peut-on dire que c’est un métier facile que tu recommanderais à un jeune artiste? Dis-nous aussi si tu as déjà eu l’idée d’ouvrir ton propre salon!

«Beaucoup de choses ont changé depuis mes débuts. Il y a environ 14 ans, l’industrie était principalement composée d’homme, ce qui n’est plus le cas. Aussi, les tatoueurs, de nos jours, ont souvent des background en art, par exemple le graffiti ou des formations académiques, ce qui fait que nous voyons maintenant beaucoup de tatouages évolués et de très grande qualité. Je ne crois pas que le domaine soit facile: les premières années sont stressantes, et le domaine est encore assez difficile d’accès. Il faut réussir à faire ses preuves et être très persévérant. Ceci étant dit, ça demeure pour moi la plus belle profession qui soit et que j’ai la chance d’exercer avec des collègues d’exception chez Glamort Tattoo.»

Pour consulter nos précédentes chroniques «Dans la peau de…», visitez le www.labibleurbaine.com/Dans+la+peau+de… 

L'événement en photos

Par Valérie Laliberté

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    Photo par Valérie Laliberté

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