«Dans la peau de...» Louise Martin, directrice générale et artistique du Théâtre du Vieux-Terrebonne | Bible urbaine

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«Dans la peau de…» Louise Martin, directrice générale et artistique du Théâtre du Vieux-Terrebonne

«Dans la peau de…» Louise Martin, directrice générale et artistique du Théâtre du Vieux-Terrebonne

Terrebonne... une région vivante, jeune et dynamique

Publié le 12 mai 2017 par Bible urbaine

Crédit photo : Geneviève Trudel

Chaque semaine, tous les vendredis, Bible urbaine pose 5 questions à un artiste ou à un artisan de la culture afin d’en connaître un peu plus sur la personne interviewée et de permettre au lecteur d’être dans sa peau, l’espace d’un instant. Cette semaine, nous avons interviewé Louise Martin, directrice générale et artistique du Théâtre du Vieux-Terrebonne, du Moulinet et de l’Île-des-Moulins pour jaser de ses années d'implication dans le milieu culturel et du foisonnement artistique de la Ville de Terrebonne.

1. Pourriez-vous nous raconter les grandes lignes de votre parcours professionnel et surtout nous partager le déclic qui a fait en sorte que vous occupez à ce jour le poste de directrice générale et artistique du Théâtre du Vieux-Terrebonne, du Moulinet et de l’Île-des-Moulins?

«Déjà 35 années de contribution aux arts et à la culture à contaminer les communautés! Je suis une diplômée de l’UQTR en récréologie. Après une brève incursion dans le milieu communautaire, je suis retournée travailler dans le secteur municipal au sein des services de loisirs des villes de Deux-Montagnes, Longueuil puis Châteauguay. C’est là que j’ai vraiment développé ma passion pour les arts de la scène. De 15 spectacles, nous en présentions plus de 50 à mon départ.»

«Puis, un bon matin, le téléphone a sonné pour solliciter ma candidature au poste de Directrice générale et artistique de Culture Shawinigan. Le défi était de taille: démarrer une corporation paramunicipale dans une ville en décroissance où tout était à bâtir et où la culture n’était qu’accessoire! Ce fut 15 années de folies, de belles folies, avec entre autres une exposition sur les mythes et légendes, qui parcoure encore les Musées et Centres d’exposition du Québec et du Canada; un bâtiment patrimonial transformé en une salle de spectacle de 200 places et à l’acoustique exceptionnelle, la Maison Francis-Brisson. Un programme de médiation culturelle qui fait école.»

«Et puis en 2014, le scénario se répète. Le téléphone sonne et on m’invite à occuper le poste de direction générale et artistique de la SODECT et du Théâtre du Vieux-Terrebonne! C’est donc ici, à Terrebonne, que j’exerce mon expérience singulière alliant la connaissance de la vie associative, du fonctionnement municipal, de la diffusion des arts de la scène, des arts visuels et du patrimoine. Comme j’aime contribuer à l’essor de la culture et réseauter, je siège sur plusieurs conseils d’administration. Mon implication au sein du conseil d’administration de RIDEAU débute en 2005. D’administratrice, j’assume la présidence.»

2. À quoi ressemblent vos tâches principalement et quel est le geste posé dans le cadre de vos fonctions dont vous êtes le plus fière?

«Travailler comme directrice générale d’un organisme culturel signifie d’assurer la direction et la gestion des ressources humaines, financières et matérielles de l’organisation afin de réaliser sa mission ainsi que les orientations stratégiques. Outre la gestion, ma tâche consiste aussi à représenter l’organisme dans diverses tribunes locales, régionales et nationales, qu’elles soient de nature politique, disciplinaire, sociale ou économique. Quand on ajoute à cela la direction artistique, il faut aussi créer et partager une vision artistique qui guide les choix de la programmation.»

«Dans le cas de la SODECT (qui gère l’ensemble des activités du Théâtre du Vieux-Terrebonne, de l’Île-des-Moulins et de la Maison Bélisle) je suis appelée à rencontrer les artistes, la communauté, les producteurs, les agents et traiter différents dossiers de développement afin diffuser des expériences culturelles uniques.»

«Pour être honnête, ce qui me rend fière, c’est d’assister à toutes les phases d’un projet culturel, d’une idée, d’un rêve, aux commentaires chaleureux du public. C’est d’entendre les applaudissements de 600 petites paires de mains lors d’un spectacle jeune public. Les “Oh!” et les “Ah!” émis à l’unisson par les spectateurs conquis. Par exemple, en décembre 2017, nous recevrons l’Ensemble Caprice pour une production exceptionnelle. Cela fait plusieurs années que je connais cet ensemble, leur évolution est impressionnante et je suis fort heureuse que nous soyons l’une des salles partenaires pour présenter l’Oratorio de Noël. J’ai tellement hâte!»

3. Comment décririez-vous la vie culturelle à Terrebonne et quels en sont ses attraits principaux?

«La Ville de Terrebonne est une région vivante, jeune et dynamique. Cela se reflète d’ailleurs dans sa vie culturelle qui bouillonne d’activités, à l’année. Mon équipe de la SODECT a contribué et contribue toujours à l’essor culturel de la région.»

«En 2002, le nouveau théâtre a doublé de taille et se qualifie maintenant comme l’une des salles les plus primées au Québec et fréquentées, avec plus de 350 spectacles diffusés par année. La petite salle du Moulinet, sise dans un vieux moulin, reçoit des spectacles d’artistes de la relève ou confirmés, dans une formule intime. C’est un concentré de découvertes. Le Théâtre du Vieux-Terrebonne est la résidence estivale de la compagnie Ménage à Trois, compagnie formée par Benoit Brière, Luc Guérin et Martin Drainville qui présente, depuis 10 ans, du théâtre en été qui accueille plus de 35 000 spectateurs par saison! L’Île-des-Moulins propose des activités muséales incroyables en période estivale et demeure un chef de file de la région en matière de patrimoine et d’interprétation historique.

Puis, des évènements majeurs comme Gèle ton week-end et le Festival vins et histoire de Terrebonne animent cette île patrimoniale! Finalement, nous diffusons entre quatre et six expositions temporaires, ainsi qu’une exposition permanente, à la Maison Bélisle. Ce monument historique s’avère la plus vieille maison préservée du Vieux-Terrebonne et c’est une chance inouïe qui nous est donnée de pouvoir y tenir des expos! Sortir à Terrebonne, à l’année, c’est possible et c’est l’fun!»

4. Avec plus de 350 spectacles programmés chaque année, arrivez-vous à répondre à tous les goûts?

«Au Théâtre du Vieux-Terrebonne et au Moulinet, il y a une très grande variété de spectacles et les spectateurs ne sont pas en reste. Nous proposons des pièces de théâtre qui passent des classiques, comme Le Chat en poche, à de la création, avec Baby-sitter. Puis, en musique classique, nous accueillons des groupes internationaux, comme O-Celli, qui s’entremêlent à l’Orchestre Sinfonia de Lanaudière. En chanson, la majorité des artistes en tournée s’arrêtent chez nous: Isabelle Boulay, Luc de Larochellière, Matt Holubowski, Martha Wainwright. Et c’est la même chose en humour avec Mariana Mazza, Jean-Michel Anctil et plusieurs autres.»

«Dans le but d’offrir une programmation unique et pluridisciplinaire, nous misons aussi sur des disciplines comme le jazz ou la parole et les contes, avec Fred Pellerin et Anaïs Barbeau-Lavalette. Aussi, notre amour pour la relève et les nouveaux talents nous poussent à programmer des artistes en émergence tels qu’Aliocha, Chloé Lacan, Gabrielle Shonk. Puis, n’oublions pas le jeune public! Plus de 15 000 jeunes s’arrêtent chez nous, avec leur école ou leur famille. Notre taux de fréquentation demeure au-dessus des 80 %… Alors, je crois que nous répondons à tous les goûts!»

5. Quelle est votre vision à court, moyen ou long terme pour le Théâtre du Vieux-Terrebonne, le Moulinet et l’Île-des-Moulins en termes de projets de diffusion et de patrimoine?

«Je l’ai toujours dit, côtoyer la culture, c’est développer des connaissances pour mieux apprécier ce qui nous entoure. Les arts sont au cœur de notre passé, de notre présent et de notre futur. Or, je désire ardemment continuer à proposer des spectacles, des expositions et des évènements qui marquent de façon durable la communauté du grand Montréal et les individus qui la façonnent. Pour ce faire, nous poursuivrons et bonifierons nos activités axées sur le patrimoine à l’Île-des-Moulins, notamment par le biais des interprétations historiques et du circuit théâtral Les Morts nous ont conté… Sur le plan de la muséologie, je désire mettre de l’emphase sur la notoriété de nos lieux d’exposition. Ils sont magnifiques, il faut mieux les connaître!»

«Puis, finalement, sur le plan de la diffusion, nous accentuerons nos efforts en vue du développement la clientèle, et ce, par le biais de nouveaux projets et de nouveaux évènements. À juste titre, nous travaillons sur un nouvel évènement unique et majeur destiné au jeune public qui sera annoncé dans les prochains jours. Cette nouvelle réalisation appuie ma vision de développement de la SODECT qui est de maximiser notre impact dans la vie culturelle de Terrebonne et de la grande région de Montréal. Mais, à plus court terme, nous venons de lancer notre programmation 2017-2018. Elle est incroyable!»

Pour ne rien manquer de la vie culturelle de Terrebonne et vivre des moments forts en émotions, visitez la programmation complète au www.theatreduvieuxterrebonne.com. Pour consulter nos précédentes chroniques «Dans la peau de…», visitez le www.labibleurbaine.com/Dans+la+peau+de… 

L'événement en photos

Par Olivier Lamarre

  • «Dans la peau de…» Louise Martin, directrice générale et artistique du Théâtre du Vieux-Terrebonne
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