«Dans la peau de...» Thara Tremblay-Nantel, releveuse de défis | Bible urbaine

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«Dans la peau de…» Thara Tremblay-Nantel, releveuse de défis

«Dans la peau de…» Thara Tremblay-Nantel, releveuse de défis

Se lancer dans l'entrepreneuriat avec Thara Communications

Publié le 30 mars 2018 par Michelle Paquet

Crédit photo : Maggie Boucher

Chaque semaine, tous les vendredis, Bible urbaine pose 5 questions à un artiste ou à un artisan de la culture afin d'en connaître un peu plus sur la personne interviewée et de permettre au lecteur d'être dans sa peau, l'espace d'un instant. Cette semaine, nous avons interviewé Thara Tremblay-Nantel, présidente et fondatrice de Thara Communications, qui s'est lancée à son compte pour laisser libre cours à sa liberté créatrice, à la nouveauté et à sa passion, le PR.

1. Après tes années à l’université en communications et relations publiques, quel parcours as-tu suivi pour arriver à fonder ta propre agence?

«Après mes études, j’ai travaillé en relations publiques pour quatre employeurs avant de me décider à me lancer à mon compte.  Au moment de partir Thara Communications, j’ai fait le cours de Lancement d’entreprise du SAJE qui m’a bien aidée.»

2. Qu’est-ce qui a le plus changé pour toi depuis la fondation de Thara Communications?

«Je dirais que c’est la liberté créative. Avec mon équipe, nous pouvons amener les projets encore plus loin grâce à cette autonomie. J’ai observé que, lorsqu’un client fait appel à une agence, il est habituellement plus réceptif aux conseils stratégiques que lorsque ceux-ci viennent de l’interne.»

3. Quels aspects de ton travail t’allument le plus? Le moins?

«Je dirais que ce qui m’allume le plus au quotidien, ce sont les relations avec les gens et aussi la nouveauté. J’aime le monde, j’aime parler et j’aime écouter, et dans le domaine des relations publiques, nous avons la chance de parler avec beaucoup de personnes inspirantes chaque jour.  Que ce soit des clients, des médias, des partenaires ou des influenceurs, ils sont super le fun à côtoyer au quotidien et on fait de belles découvertes tout le temps!  En formule agence, nous avons aussi beaucoup de nouveautés dans les projets grâce aux nombreux clients avec qui nous travaillons. C’est super stimulant.»

«Ce qui m’allume le moins, c’est l’aspect chiffres de l’entrepreneuriat et les suivis qui viennent avec.  Afin de rentrer dans tes coûts, tu dois calculer les heures et les dépenses de chaque projet, ce qui est normal, mais moins le fun que d’organiser un lancement ou faire un meeting de brainstorm avec des clients! ;-)»

4. Quels sont les plus grands défis que tu as eu à surmonter lorsque tu as fondé ton entreprise?

«Je dirais que la perte d’un revenu stable qui t’amène à revoir tes dépenses est un gros volet, mais ce passage obligé m’a permis de mieux gérer mes finances personnelles et de savoir couper «dans le gras» au besoin. Encore aujourd’hui, il n’est pas rare qu’un de mes fournisseurs de services résidentiels reçoive un petit appel pour demander une réduction. Vous seriez surpris de voir que ces entreprises sont prêtes à offrir de beaux rabais à leurs clients fidèles. Il y a ensuite ta crédibilité et la crédibilité de l’agence. Celle-ci se gagne mandat après mandat selon le taux de réussite des projets et les références des clients.»

«Un de mes bons coups aura été de prendre intuitivement que des mandats où je sentais que j’allais avoir du succès. Même en période Kraft Dinner, je me permettais de refuser des clients qui me semblaient moins susceptibles de plaire aux médias. Ce choix m’aura permis de gagner plus rapidement en notoriété et en crédibilité comme les projets réalisés avaient (humblement) toujours beaucoup de succès.»

5. Vous travaillez avec de grands joueurs au Québec (notamment Lise Watier, Metro et Agropur) ainsi qu’avec des marques montantes (Caribou, Club Soya, Maison Lavande, entre autres). Quels ont été les projets les plus marquants pour votre équipe dernièrement?

«Je dirais que c’est dur de choisir certains projets plutôt que d’autres. Nous avons tellement de beaux clients, qu’ils ont tous un côté wow qui fait qu’on adore travailler avec eux au quotidien.  Il y a toutefois certaines anecdotes qui me font sourire, comme, par exemple, le festival Zoofest, où j’ai fait mon premier stage il y a près de dix ans, et maintenant, c’est mon agence qui s’occupe de leurs relations de presse.»

«Pour Lise Watier, je me souviens que lorsque je travaillais chez un distributeur cosmétique en début de carrière, je suivais la relationniste de l’époque en me disant qu’elle était si chanceuse de travailler avec la marque, et maintenant c’est notre agence qui a la chance de s’en occuper.»

«Une des belles réalisations, c’est avec la compagnie de thés DAVIDsTEA, avec laquelle nous avons travaillé durant trois ans. Trois années où nous avons réussi à créer un superbe lien entre la marque et les journalistes du Québec. On voyait littéralement leurs thés partout et les revues de presse sont vraiment impressionnantes!»

Pour consulter nos précédentes chroniques «Dans la peau de…», visitez le www.labibleurbaine.com/Dans+la+peau+de…

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