«Plaisirs interdits» des Productions Belle Lurette au Fringe | Bible urbaine

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«Plaisirs interdits» des Productions Belle Lurette au Fringe

«Plaisirs interdits» des Productions Belle Lurette au Fringe

Pour vivre un moment ludique... et coquin!

Publié le 11 juin 2019 par Florence Leclerc

Crédit photo : www.facebook.com/ProductionsBelleLurette

Oreilles prudes s’abstenir! Entre chansons paillardes, comédie assumée, costumes sévèrement pudiques et chorégraphies révélatrices, Plaisirs interdits nous donne à passer un moment ludique où la larme à l’œil ne nous quittera pas. En effet, les rires sont constants et les surprises multiples dans ce moment mémorable que nous offre le metteur en scène, chanteur et chorégraphe Étienne Cousineau.

Si l’on est un adepte des Productions Belle Lurette, on reconnaîtra que, depuis sa création en 2004, la compagnie n’a cessé de nous faire rire, rougir et pleurer. En effet, Cousineau se donne un point d’honneur à non seulement nous faire découvrir les perles cachées de l’opérette, mais à le faire de façon accessible et amusante afin de démocratiser ce style lyrique, ici moins popularisé qu’en Europe.

Ici encore, l’objectif est atteint. La superposition de chansons grivoises aux costumes d’époque volontairement puritains devient une forme de préliminaires tout à fait appréciables au cours de cette représentation ayant pour but d’explorer le thème de la sexualité sous tous ses angles…

Un décor simple, composé de chaises uniquement, nous permet de jouir pleinement des jeux du langage salace employé dans chaque pièce musicale. La pianiste accompagnatrice, Maude Serrurier, ajoute à cette amusante partie de mots en l’air en nous nommant les titres des chansons à venir, titres nuls autres que risibles, car bien trop sages dans ce contexte licencieux.

Comme nous l’indique Wikipédia, «La chanson paillarde est singulière par son alliance d’érudition et de grossièreté, de haute culture et de bas-ventre», et nous pourrions dire que les comédiens-chanteurs de ce collage libertin possèdent cette même singularité: par leur formation musicale (impressionnante pour certains), ils nous émoustillent les oreilles, tout en nous gavant les yeux d’insanités gestuelles. Un vrai délice indécent.

Effectivement, David Noël, en enfant de chœur, nous charme de sa voix angélique, puis nous déroute en mimant la fellation au dessert du bon roi Dagobert… David Leboeuf, en notaire, gigue de toute son âme dans une version bien représentative de la Soirée canadienne et nous impressionne par le souffle qu’il tient tout au long! Étienne Cousineau, en religieuse, sait, de par sa voix, encore une fois, nous fasciner, tout en maîtrisant l’art de la chorégraphie dynamique, surprenante et efficace.

Jocelyne Cousineau joue à merveille, tour à tour, la femme bourgeoise jalouse, la mère un peu sotte ainsi que la vieille femme encore emplie de désirs coquins! Marie-Josée Corneau, en bonne, nous apprend les dessous d’histoires de cocus et les secrets les mieux gardés derrière le trou… de la serrure. Finalement, Marie-Michèle Rivest, aux apparences trompeuses d’une jeune ingénue, nous expose une voix belle et forte, alors que son personnage expose autre chose à son cousin…

Voilà une joyeuse équipe qui nous livre des versions peu connues de chants pourtant bien connus que l’on vous laissera découvrir et apprécier par vous-mêmes pour ne pas vendre toutes les surprises! Courez vous abreuver de ces juteuses tentations lors de leurs prochaines représentations dans le cadre du Festival St-Ambroise Fringe de Montréal les 12, 13, 15 et 16 juin!

Pensez à acheter vos billets à l’avance, car à en croire la salle presque comble malgré un après-midi ensoleillé à souhait dimanche passé, vous ne serez pas les seuls à vouloir goûter à ces plaisirs interdits…!

L'événement en photos

Par www.facebook.com/ProductionsBelleLurette

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