«Quiet River of Dust» de Richard Reed Parry sous la Satosphère | Bible urbaine

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«Quiet River of Dust» de Richard Reed Parry sous la Satosphère

«Quiet River of Dust» de Richard Reed Parry sous la Satosphère

Une plongée immersive dans son univers musical

Publié le 17 novembre 2018 par Véronique Bossé

Crédit photo : Sébastien Roy

En arrivant sous la Satosphère en ce soir glacial de novembre, quoi de mieux qu'une tasse de thé pour prendre le temps de se réchauffer le corps avant de se vivifier l'esprit avec l'enivrante musique de Richard Reed Parry? Pas grand-chose, en fait. C'est exactement ce dont vous avez besoin en ce mois d'automne déjà enneigé.

L’ambiance était douce sous le dôme de la SAT. Installés confortablement sur les coussins au sol, les spectateurs étaient prêts à entendre l’oeuvre du multi-instrumentiste et membre en règle du groupe Arcade Fire.

Les premiers morceaux étaient très hypnotiques. On entendait des sons de la nature, des bruits d’oiseaux, et du vent entre les branches des arbres, qui se fusionnaient sans effort aux instruments et à la voix calme du chanteur. Le visuel nous transportait dans des lieux familiers que nous connaissons de notre mémoire d’enfance, représentant des endroits fréquentés quelques minutes dans toute une vie.

Le regard sous l’eau lumineuse d’un lac ou encore sous la cime de longs conifères, la musique et les images déposaient cette sensation que l’on reconnaît. Quel enfant ne s’est pas déjà couché dans l’herbe humide pour regarder les arbres danser sous le vent? La contemplation de la nature est intrinsèque au comportement de l’humain. Ce concert en est une belle démonstration.

C’était envoûtant, surtout grâce à la musique. L’album Quiet River of Dust, vol.1, sorti en septembre, est un voyage musical où il est bon d’aller. L’expérience visuelle était légèrement en dessous du niveau très élevé de la musique. Les images filmées et insérées dans le concert donnaient une impression de basse définition. Était-ce voulu afin de rendre le tout moins net? Peut-être. Lors de certains moments, on pouvait sentir le film en boucle qui recommençait plusieurs fois pendant un même morceau musical.

Ne pas voir les ficelles derrière un montage, c’est un détail qui fait la différence dans une expérience immersive. Les images de plage où l’eau vient heurter la lentille de la caméra, pendant la chanson «Finally Home», synchronisées avec le son des tambours qui rugissent, c’est réussi et c’est ce genre de connexion entre le visuel et la musique qu’on aurait pu exploiter davantage.

Le concert était une très belle réussite. Une façon originale de découvrir un artiste qui, par sa musique, nous a invités à prendre un moment pour contempler, écouter, respirer et se réchauffer l’intérieur. Et si vous aviez peur que la chaleur s’estompe trop rapidement, vous pouviez toujours repartir avec l’album et, ensuite, l’écouter en boucle. 

Le spectacle est présenté jusqu’au 24 novembre et c’est sans contredit un évènement à ne pas manquer. En plus, pour chaque billet vendu, 1 $ sera versé au Foyer des Femmes Autochtones de Montréal. Allez-y!

L'avis


de la rédaction

Grille des chansons

1. Gentle Pulsing Dust

2. Sai No Kawara (River of Death)

3. On The Ground

4. Song Of Wood

5. Finally Home

6. I Was In The World (Was The World In Me)

7. Farewell Ceremony

Rappel

8. Lost in the Waves

9. Heaven for Meg

10. Long Way Back

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