Retour sur une année mouvementée à l’Agora de la danse avec la commissaire Frédérique Doyon | Bible urbaine

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Retour sur une année mouvementée à l’Agora de la danse avec la commissaire Frédérique Doyon

Retour sur une année mouvementée à l’Agora de la danse avec la commissaire Frédérique Doyon

Renaissance et créativité

Publié le 12 septembre 2017 par Michelle Paquet

Crédit photo : Nina Konjini

Depuis l’an dernier, il s’en trame des choses du côté de l’Agora de la danse… Un déménagement, un début de saison retardé, des spectacles en co-diffusion à l’Usine C, et on en passe! Maintenant que la tempête est passée, l’équipe est fin prête à accueillir son public dans un tout nouvel espace situé au cœur du Quartier des spectacles de Montréal. On revient sur cette année pleine d’aventures, ainsi que sur leur programmation automnale très intéressante, en compagnie de la commissaire invitée de l’Agora, Frédérique Doyon.

La route a été tumultueuse, mais finalement les équipes de l’Agora de la danse, des Grands Ballets Canadiens de Montréal, de l’École de danse contemporaine de Montréal et de Tangente cohabitent maintenant toutes sous le même toit. En effet, le 1435, rue De Bleury, accueille maintenant la crème de la crème du milieu de la danse au sein de l’édifice Wilder. «On se retrouve maintenant avec deux espaces, dont la grande salle principale, que l’on partage avec Tangente, qui s’appelle la salle orange (également nommée la salle Françoise Sullivan, à la mémoire de cette pionnière). Puis nous avons aussi l’espace bleu au sous-sol, qui est une petite boîte noire où peuvent entrer environ 80 spectateurs assis (également nommée la salle Florence Junca-Adenot, en l’honneur de la présidente du conseil exécutif du Wilder).»

Le 21 février dernier, en plein milieu du chantier et avec plusieurs mois de retard, le Wilder a ouvert ses portes au public de l’Agora. Malgré tout, l’équipe a quand même réussi à présenter deux spectacles en codiffusion à l’Usine C pendant la saison précédente. «Le plus gros impact du déménagement a été que nous nous sommes retrouvés à ne pas avoir de théâtre à l’automne 2016. La saison devait normalement démarrer en septembre, mais finalement nous avons dû reporter à février à cause des travaux», nous raconte la commissaire. Le résultat? À leur arrivée au Wilder, le reste de la saison a été assez chargée, voire condensée, mais on nous assure que le tout s’est bien déroulé.

La renaissance de l’Agora

Même s’il est encore trop tôt pour être capable d’avancer quels impacts ce déménagement aura sur l’organisation, Frédérique se dit très satisfaite des performances ayant été présentées dans le nouvel espace. «Les propositions qui ont été présentées à l’espace bleu, comme le spectacle du chorégraphe Pierre-Marc Ouellette et de Manon De Pauw, une artiste visuelle qui travaille avec le corps, donnent le ton pour la direction que l’on voudrait prendre avec cette salle-là», continue Frédérique. En effet, l’équipe de l’Agora aimerait utiliser la petite boite noire du Wilder quelques fois par années pour des prestations d’artistes d’autres domaines, comme les arts visuels, la musique, la performance, etc. En octobre 2017, l’artiste Sylvie Cotton continuera d’ailleurs dans cette lignée avec son spectacle «Le Jour se lèv(r)e», qui est un dialogue entre la danse et la performance.

Très prochainement, plus précisément le 20 septembre, c’est Anne Plamondon qui, après avoir dansé pour quelques compagnies de ballet, ainsi qu’avec le RUBBERBANDance Group, viendra présenter une chorégraphie qui s’intitule «Mécaniques nocturnes» à l’Agora. «Avec ce spectacle, elle retourne vers la chorégraphie, avec une performance pleine de fougue qui revisite ses racines autant classiques que contemporaines et hip-hop, tout en touchant un peu à l’univers du cirque», raconte Frédérique.

Plus tard dans la saison, le dramaturge européen Guy Cools cosigne un spectacle avec une artiste montréalaise, Lin Snelling, nommé «Rewriting Distance». «Cette proposition a déjà vécu ailleurs en Europe, mais elle est fortement influencée par les villes où les artistes font leur résidence, explique la commissaire. Lin et Guy, ainsi que leurs invités, vont proposer une performance teintée d’improvisation, mais avec une structure de base assez établie. Ce sera une expérience qui se rapproche plus de la performance que du spectacle de danse traditionnelle en alliant la danse et les mots parlés.» Le tout aura lieu du 15 au 18 novembre 2017.

En octobre, l’Agora explorera le sens du mot «on», en français et en anglais, avec le chorégraphe José Navas. «C’est une espèce d’hommage qu’il voulait offrir à deux collaborateurs très proches de lui, l’éclairagiste Marc Parent et le compositeur Alexander MacSween.» Il reprendra donc des extraits de certaines de ses pièces où ces deux collaborateurs ont été très présents, tout en y intégrant de nouveaux segments chorégraphiques. 

Une jeune compagnie de Vancouver, Out Innerspace Dance Theatre, sera aussi de passage dans la métropole pour présenter son spectacle «Major Motion Picture». Inspiré par le cinéma d’Orson Wells et de Charlie Chaplin, on y traitera, entre autres, de la surveillance et de la propagande dans une chorégraphie très physique avec des personnages bien définis.

Un petit évènement hors série viendra faire un lien entre le passé et le futur de l’Agora de la danse en octobre. «Dansu ダンス» explorera trois pièces chorégraphiques de jeunes danseurs japonais. «Cette série a été «commissariée» par Diane Boucher – et est présentée en collaboration avec Tangente – et fait une petite boucle dans l’histoire de l’Agora. Dans nos premières années, nous avons aussi présenté un spectacle mettant en vedette la danse japonaise. C’est une belle façon de faire un clin d’œil à notre histoire, tout en présentant des pièces qui sont jeunes et qui regardent vers le futur», conclut Frédérique.

Pour en savoir plus sur la programmation 2017 de l’Agora de la danse avec les spectacles de José Navas, Sylvie Cotton, Anne Plamondon et plusieurs autres, rendez-vous au www.agoradanse.com!

*Cet article est une présentation de l’Agora de la danse.

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