Strung Out avec les streetpunkers The Casualties au Club Soda | Bible urbaine

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Strung Out avec les streetpunkers The Casualties au Club Soda

Strung Out avec les streetpunkers The Casualties au Club Soda

Une histoire d’amour… et de punk rock

Publié le 3 octobre 2019 par Éric Dumais

Crédit photo : Emmanuel Gagné

J’avais 15 ans en 1998 lorsque Twisted By Design, l’album le plus abouti de la formation américaine, à mes yeux au sommet de son art, est arrivé dans les bacs. Déjà, à l’écoute de la pièce «Too Close To See», qui ouvre magnifiquement et comme une tonne de briques leur quatrième album en carrière – et c’est sans parler de l’incroyable solo en tandem des guitaristes Rob Ramon et Jake Kiley – Strung Out était pour moi la crème du punk-rock californien. Et ce, bien plus que No Use for a Name ou NOFX.

Casser la glace à coup de poing avec The Casualties

Les New-Yorkais à mohawks The Casualties ont réussi le défi de rameuter quelques-uns de leurs fans montréalais hier, car visiblement quelques spectateurs du public arboraient leur coiffure punk ou encore leur veste usée à l’effigie de leurs idoles. L’ambiance s’est alors réchauffée d’un coup lorsque les lumières se sont éteintes et qu’on a pu entendre, sur bande-son, la chanson «R.A.M.O.N.E.S.» de Mötörhead.

Et hier, ce qui m’a le plus impressionné, c’est la facilité avec laquelle le chanteur actuel David Rodriguez, en poste depuis 2017, époque où Jorge Herrera a quitté la formation après avoir essuyé une vague d’allégations sexuelles à son égard, a établi le contact avec son public, comme si chacun faisait partie de son «armée» et qu’il était de la famille.

Car The Casualties a eu le droit à sa bannière «The Casualties Army», qu’une douzaine de fans est venue tenir sur scène, après avoir entendu la hargne et les revendications des streetpunkers, qui ont envoyé un doigt d’honneur à ceux qui crachent sur la couleur des gens («So Much Hate») et à l’inégalité sociale en général.

«All the people in the fucking world are equal. Scream after me, fuck Donal Trump»! Mettons que le ton était donné: il n’en fallait pas plus pour accueillir les vétérans de la scène punk rock Strung Out, qui se sont pointé aux alentours de 21 h 15.

20 ans se sont écoulés depuis ma toute première fois

9 octobre 1999 au Medley. C’est l’année où j’ai vu Strung Out en concert pour la première fois de ma vie, avec la formation ska punk Mad Caddies en première partie. C’était bien sûr la tournée de promotion de Twisted By Design, et il n’y avait aucune bonne raison de rater ce spectacle. Et si j’avais su que ce serait ma dernière soirée au feu Medley.

Hier soir, c’est Chris Aiken qui a lancé les festivités en démarrant l’introduction de «Rebel and Saints», la pièce qui ouvre leur plus récent album, Songs of Armor and Devotion, paru tout récemment. Puis ils ont enchaîné avec «Better Days», un retour en arrière qui ne rajeunit pas le fan en moi, et qui a donné un coup de fouet à Jason Cruz, qui tire de plus en plus sur sa voix plus les années passent.

Le quintette semblait plutôt fier de nous présenter son nouveau batteur, RJ Schankle, qui a des airs avec le regretté Rev d’Avenged Sevenfold.

On a déboulé au fil des ans au rythme des guitares ronronnantes de Rob Ramon et Jake Kiley, qui n’ont pas perdu de leur aplomb. De «Gear Box» à « Ashes», puis de «Too Close To See», «Mind of My Own», «Ultimate Devotion» et «Velvet Alley», le moment le plus intense de la soirée, revisitant vingt-cinq ans de carrière à la vitesse du son.

Les chansons qui ont suscité le plus d’excitation de la part du public sont celles sorties à la fin des années 1990, décennie marquante dans l’histoire du punk-rock américain. Ah, les belles années!

«Firecracker», en fin de parcours, a ravi les spectateurs, comme «Matchbook», même si Jason Cruz a complètement marmonné ses paroles au début. Qu’à cela ne tienne, il a fait un grand sourire de gêne, en levant les bras dans les airs, l’air désolé, et il a enchaîné comme si de rien n’était. C’est ça un show de punk rock: tout le monde est le bienvenu, et personne ne se prend la tête.

Le plaisir a duré encore quelques minutes, puisqu’en rappel, Strung Out nous a offert leur plus récent single, «Under the Western Sky», suivi de l’exquise «Bring Out Your Dead», avant de saluer la foule sur les dernières notes de «Bark at the Moon», un clin d’œil à Ozzy Osbourne.

Sur ce, j’ai quitté le Club Soda, fier et rassasié, puisque j’avais eu ma dose de punk rock. Même si, comme trop souvent dans les concerts, le son était assez catastrophique – d’ailleurs, plusieurs fans sont venus se plaindre au soundman qui avait des allures de ZZ Top durant la prestation – mais il les a rembarrés comme si c’était le cadet de ses soucis. Ça, c’est punk.

Une soirée avec Strung Out et The Casualties en images

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    Strung Out
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Par Emmanuel Gagné

L'avis


de la rédaction

Grille des chansons

1. Rebels and Saints

2. Better Days

3. Blueprint of the Fall

4. Rats in the Walls

5. Gear Box

6. City Lights

7. Calling

8. Ashes

9. Ulysses

10. Analog

11. Too Close to See

12. Mind of My Own

13. Velvet Alley

14. Ultimate Devotion

15. Daggers

16. Dead Spaces

17. Crows

18. Firecracker

19. The Animal and the Machine

20. Mission Statement

21. Matchbook

Rappel

22. Under the Western Sky

23. Bring Out Your Dead

24. Bark at the Moon (reprise d'Ozzy Osbourne)

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