The Flaming Lips au MTELUS: «Fuck Yeah Montreal» | Bible urbaine

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The Flaming Lips au MTELUS: «Fuck Yeah Montreal»

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Des confettis plein la tête

Publié le 21 août 2018 par Michelle Paquet

Crédit photo : Thomas Mazerolles

Quand on entend les mots «spectacle» et «The Flaming Lips» ensemble dans la même phrase, c’est souvent accompagné des adjectifs «intense», «malade» ou «très hot». Les gens adorent les performances live du groupe américain, et Wayne Coyne et sa troupe le leur rendent très bien. Alors qu’aux États-Unis on regardait hier les Video Music Awards, à Montréal, on se faisait offrir une grosse dose de confettis, de couleurs et de joie avec The Flaming Lips.

C’est un MTELUS bien rempli, mais pas à craquer, qui m’a accueillie tout de suite après le passage de Le Butcherettes en première partie de la soirée. Vu la notoriété du groupe, je m’attendais à ce que le parterre soit plus compact, mais vu le petit lousse dans la foule, j’ai pris le temps d’aller jeter un coup d’oeil à la merch du groupe avant le début du concert. Tous à leur image, les produits dérivés des Flaming Lips étaient colorés et en mettaient plein la vue. J’ai dû raisonner très fort avec moi-même pour ne pas dépenser mon budget de la soirée sur un t-shirt lamé silver à 50 $.

Dès le début du spectacle, c’est un autre petit bout de merch, sur scène cette fois, qui a retenu mon attention. Le guitariste des Lips, Jake Ingall, portait ce soir-là un t-shirt du festival montréalais Distorsion. Il avait d’ailleurs participé à la dernière édition du Taverne Tour, organisé par la même équipe, avec son projet solo, Spaceface. C’est toujours le fun de voir que des artistes internationaux apprécient les projets qui sont organisés chez nous. C’est le genre de détail qui me fait toujours sourire pendant un spectacle.

Bien vite par contre, ce n’est plus le look des musiciens qui attirait mon regard, mais bien les 1001 projections présentées sur scène et la pluie de confettis et de ballons qui se déversaient sur la foule. De mon spot au fond de la salle, je pouvais voir dans toute sa splendeur la belle folie qui venait d’envahir le public. Ceux qui ne se sont pas pitchés sur leurs téléphones intelligents pour immortaliser le moment avaient un grand sourire au visage alors que cette explosion de couleur descendait du plafond.

Je n’ai pas pu résister et je suis allée faire un tour au parterre pour profiter à fond du moment pendant «Yoshimi Battles the Pink Robots, Pt. 1» et «Fight Test». Des morceaux adorés du public et que la foule s’est empressée de chanter en coeur avec Wayne. Entre le robot rose géant, les ballons qui épellent «Fuck Yeah Montreal» lancés dans la foule, les lasers et les projections, c’est plutôt la communion entre le groupe et ses fans qui m’aura le plus marquée pendant la soirée.

L’un des moments forts du concert, une reprise de «Space Oddity» de David Bowie, aura très bien illustré cette connexion toute spéciale entre le public et les Flaming Lips. Le frontman Wayne Coyne, plus magistral et lumineux que jamais, s’est glissé dans une boule transparente géante pour aller crowdsurfer pendant la chanson. On m’avait dit, il y a quelques semaines, qu’il avait l’habitude de faire ce move pendant leurs concerts. J’étais donc avertie, mais je ne m’attendais pas à être si touchée en le voyant chanter «This is major Tom to ground control, I’m stepping through the door. And I’m floating in a most peculiar way. And the stars look very different today» debout dans sa bulle, porté par la foule. Le morceau, l’éclairage, la bulle telle un petit vaisseau spatial. Wayne Coyne aurait très bien pu s’envoler vers l’espace hier soir en chantant Bowie et je n’aurais même pas sourcillé tellement le moment était parfait.

The Flaming Lips se retrouve souvent sur des listes du genre «50 groupes à voir au moins une fois dans sa vie» et, même si j’ai plutôt tendance à rouler des yeux en lisant des trucs du genre, cette fois, je dois donner raison aux listes d’Internet. Si vous avez la chance d’assister à l’un de leurs spectacles, sautez sur l’occasion, vous ne le regretterez pas.

J’ai quitté la salle avec, encore, des petits bouts de «The Yeah Yeah Yeah Song» dans la tête et une pensée pour le staff du MTELUS, qui doit avoir passé une partie de la nuit à ramasser des confettis détrempés.

The Flaming Lips au MTELUS en photos

Par Thomas Mazerolles

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