Three Days Grace et Halestorm au Métropolis de Montréal | Bible urbaine

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Three Days Grace et Halestorm au Métropolis de Montréal

Three Days Grace et Halestorm au Métropolis de Montréal

Une prestation qui manquait de mordant

Publié le 7 novembre 2015 par Éric Dumais

Crédit photo : Frédéric Lauzier-Young

Plusieurs générations de fans se sont donné rendez-vous vendredi soir au Métropolis alors que la formation canadienne Three Days Grace se payait à nouveau un concert devant une salle archi comble. Si la soirée a démarré sur les chapeaux de roues avec l’énergique quatuor Halestorm, l’intensité atteint son paroxysme à l’arrivée de la tête d’affiche, tout en diminuant d’un cran au fil des minutes qui s’écoulaient, avec ce son plus propret qui nous a fait réaliser que le groupe s’est pas mal adouci.

La semaine dernière au concert d’Halsey, c’est le hit «Hello» d’Adele que les spectateurs ont chanté à tue-tête, cette fois c’est «Like a Prayer» de Bon Jovi qui a fait fureur. L’instant de nostalgie n’a pas duré longtemps, puisque Three Days Grace avait prévu un tout autre morceau en guise d’amuse-gueule. Alors qu’un projecteur diffusait une lumière blanche et vive vers le parterre, c’est un long segment de «Killing in the Name» de Rage Against the Machine qui s’est fait entendre, ravivant l’euphorie qui animait la foule un instant plus tôt, exposant dix.

C’est avec le second single «I Am Machine» que le quatuor a ouvert le bal, une pièce légèrement soporifique et redondante figurant sur Human, le cinquième album de la formation. Puis un retour aux sources avec «Just Like You» au grand bonheur des fans, l’une des pièces phares du premier album homonyme, sorti il y a de cela douze ans. Un rééquilibre avec «Chalk Outline», sur Transit of Venus, qui a permis au quatuor de maintenir l’excitation et la frénésie déjà manifestes.

Si Matt Walst s’évertuait à rendre participatif son public, on ne pouvait en dire autant des autres musiciens.

Barry Stock, avec son complet assorti d’un chapeau melon et de son éternelle barbe lui arrivant au torse, était d’un calme olympien, bougeant légèrement et grattant sa guitare les doigts dans le nez. Et c’est bien parce qu’à l’occasion, une piste préenregistrée lui permettait d’économiser ses efforts et de se limiter à jouer le minimum. Brad Walst, fidèle à lui-même, multipliait les mimiques, alors que Neil Sanderson a bien suivi la cadence derrière sa batterie, nous ennuyant qu’une seule fois avec ce solo peu pertinent au mi-concert qui a malheureusement cassé le rythme.

Heureusement que les gars avaient gardé le meilleur pour la fin.

Avant de s’attaquer à la crème de leur répertoire métal alternatif, Three Days Grace s’est amusé légèrement, saluant au passage la pièce «Sober» de Tool avec une déformation bien orchestrée de «Home», puis un aperçu de «Beautiful People» de Marilyn Manson joué en ouverture de «The Good Life». Le bloc suivant allait rétablir l’énergie au seuil laissé par Halestorm tout juste après leur prestation: «I Hate Everything About You», «Never Too Late» et «Animal I Have Become» se sont succédé, obligeant les fans à s’époumoner au même rythme que Walst.

Le quatuor a fait ses au revoir tout juste après les morceaux «The High Road» et «Riot», gardés pour le rappel. On retient, de cette performance correcte, l’image de musiciens accomplis qui savent se faire apprécier album après album, réussissant à conquérir un public toujours plus jeune, et à garder le contact avec les nostalgiques. On aurait aimé plus de mordant, un Barry Stock plus en possession de son manche, mais il faut se l’avouer: le son de Three Days Grace s’est adouci, on imagine que c’est l’effet de l’âge et le rajeunissement de leurs fans.

En première partie: la tempête Halestorm

Three Days Grace ne pouvaient partir en tournée avec de meilleurs invités que les musiciens de la formation Halestorm, qui ont livré une prestation du tonnerre qui a certainement laissé sa marque. Lzzy Hale, avec cette attitude de rockeuse qui lui sied à merveille, possède un chant haut perché un rien écorché qui lui donne une réelle puissance au niveau des cordes vocales, et Arejay Hale a réussi à prouver, une fois de plus, que ce n’est pas parce qu’il est assis derrière une batterie qu’il est à l’écart. Gesticulant sans cesse, soit en faisant tourner ses baguettes, soit en les lançant dans les airs, soit en se levant surélevé sur sa batterie, il a clairement incarné l’expression «Let’s get the party started». Même si on aurait davantage apprécier entendre des pièces de The Strange Case Of…, Halestorm nous aura au moins offert «Love Bites (So Do I)» et «Miss the Misery», privilégiant leur nouvel opus avec les moins percutantes «Scream» ou encore «I Am the Fire». Un groupe à découvrir si ce n’est déjà fait.

L'événement en photos

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Par Frédéric Lauzier-Young

L'avis


de la rédaction

Grille des chansons

1. I Am Machine

2. Just Like You

3. Chalk Outline

4. So What

5. Pain

6. Break

7. Human Race

8. Home (avec un extrait de Sober de Tool)

9. Painkiller

10. Fallen Angel

11. The Good Life (avec un extrait de Beautiful People de Marilyn Manson)

12. I Hate Everything About You

13. Never Too Late

14. Animal I Have Become

Rappel

15. The High Road

16. Riot

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