Trisomie 21 avec les invités Morthouse et Besatzung au Bar Le Ritz P.D.B. | Bible urbaine

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Trisomie 21 avec les invités Morthouse et Besatzung au Bar Le Ritz P.D.B.

Trisomie 21 avec les invités Morthouse et Besatzung au Bar Le Ritz P.D.B.

Un concert ordinaire pour un public exécrable

Publié le 5 octobre 2018 par Marie-Eve Linck

Crédit photo : D.R.

C’est dans une petite salle comble que le groupe français Trisomie 21, une formation qui a connu un certain succès dans les années 1980 et 1990, est venu présenter son premier concert à Montréal depuis sa reformation en 2017. Les musiciens ont présenté leur cold wave mêlée à de la musique industrielle devant un public de fans finis de vieux ou d’anciens goth-industrieux, dont plusieurs êtres humains extrêmement désagréables. Le pire auditoire vu.

En première partie, deux bands se sont succédé. D’abord, Morthouse, un groupe montréalais qui fait dans le dark et le new wave peu original. Sur scène, comme c’est souvent le cas avec ce type de musique, c’est assez statique: des synthétiseurs, des ordinateurs et d’autres machines avec deux gars derrière. Même si le chanteur s’est aventuré à quelques trémoussements, on sentait peu d’énergie.

Ensuite, on a pu voir une autre formation montréalaise, le duo de darkwave Besatzung. Encore des gars immobiles derrière des machines, mais qui ont au moins fait un effort visuel en s’accompagnant de projections en arrière-plan. Musicalement, c’était plus intéressant que leur prédécesseur, mais on ne réinvente pas la roue ici; c’était assez classique dans le style, mais c’est ce que souhaite les trippeux de ce style de musique, plus nostalgiques et conservateurs que férus de créativité.

Et finalement, à presque 23h, est apparu le groupe des frères Lomprez, Trisomie 21, sous les cris et les applaudissements des fans qu’on pourrait qualifier «d’obsessifs», enfin pour certains.

La formation industrielle du nord de la France était plus intéressante à regarder que les premières parties, ne serait-ce que parce que leur musique est plus organique; il y avait quand même un bassiste et un guitariste, ce qui apporte un peu plus de dynamisme sur scène. Un peu, car on assistait quand même à un concert de quinquagénaires, avec un chanteur peu expressif derrière son lutrin.

 

Trisomie 21 (eh! ce nom-là passerait moyennement maintenant!) venait entre autres pour présenter son nouvel album sorti en 2017, Elegance Never Dies, duquel ils ont joué quelques chansons. Ils ont d’ailleurs ouvert le spectacle avec la chanson d’ouverture de ce plus récent album, «Where Men Sit» et ont fermé le show avec «Tender Now» du même opus.

Mais clairement, le public était surtout présent pour entendre les plus vieux morceaux du prolifique groupe. Trisomie 21 a donc pigé dans son passé pour organiser la soirée et les gens s’exclamaient à chaque amorce de morceau. Plusieurs sont devenus très enthousiastes quand est arrivée la chanson «La fête triste» ou encore «The Last Song» pendant le rappel. Les chansons étaient bien jouées, reconnaissables, fidèles aux versions des albums, aucune surprise ici. Un peu comme le concert, qui manquaient de oumf.

Concluons avec un petit mot pour parler des spectateurs, enfin de plusieurs d’entre eux. Hier, votre humble hôte s’est fait tour à tour insulter, traiter de noms à saveur misogyne et pousser fortement du coude par des hommes blancs d’âge moyen (40-50 ans), agressifs, mécontents d’avoir quelqu’un qui prend des photos pendant deux chansons et qui doit se faufiler dans la foule pour retourner au fond… Sans compter les regards horribles d’une autre tranche du public, fixant une femme comme si c’était un bout de viande. Alors, ceux qui disent que le féminisme n’est plus nécessaire…

Donc, en somme, ce fut un concert un peu plate, un auditoire qui manquait de civisme et de respect, le tout dans une salle où le son et l’éclairage font souvent défaut. Malgré tout, plusieurs ont dû apprécier; peut-être qu’ils ne sortent plus assez… Bref, une soirée à oublier.

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