Un dimanche mouvementé à Santa Teresa | Bible urbaine

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Un dimanche mouvementé à Santa Teresa

Un dimanche mouvementé à Santa Teresa

Que vaut en réalité cette deuxième édition? On en jase.

Publié le 24 mai 2018 par Justin Charbonneau

Crédit photo : Montage: Justin Charbonneau

L’été dernier au festival Osheaga, on apprenait quelques heures avant le spectacle que le rappeur américain Lil Uzi Vert alias «All my friends are dead» annulait sa présence en raison de problèmes de passeport (un classique surtout parmi les rappeurs). Le cauchemar s’est répété dimanche soir lors du festival Santa Teresa, alors que les organisateurs ont annulé tardivement son spectacle un peu avant 23h30. Les organisateurs ont publié le message suivant sur les réseaux sociaux: «Lil Uzi Vert ne pourra malheureusement pas performer ce soir dû à un manque de coopération des douanes canadiennes», le tout suivi de «Tous les acheteurs de billets recevront rapidement un courriel pour la procédure de remboursement».

Le rappeur était supposé monter sur scène à 21h30, mais le pire dans toute cette galère, c’est que le festival avait assuré que Lil Uzi Vert était «bel et bien en ville»… Il n’y a aucun doute que la situation a été mal gérée.

Une gestion qui a manqué clairement de professionnalisme et qui a été irrespectueuse vis-à-vis les festivaliers qui n’auraient aucunement dû patienter pendant deux heures devant une scène vide.

En plus de la prestation annulée de Lil Uzi Vert, on avait appris, plus tôt en matinée, que «malgré tous nos efforts, Trippie Redd et Ski Mask The Slump God ne pourraient pas être des nôtres dû à des problèmes de passeport.»

J’avais d’ailleurs, et c’est bien dommage qu’on n’ait pas pu profiter de sa présence, mentionné Ski Mask dans mon article 6 artistes à découvrir au festival Santa Teresa. Peu importe, ce qui est fait est fait, passons maintenant aux choses sérieuses, et parlons de…

L’expérience Santa Teresa, la vraie

En revanche, et c’est probablement la meilleure décision du festival durant la journée, «le show de Loud (initialement au cabaret BMO à minuit) sera déplacé sur la scène extérieure à 18h50 pour être certain que l’après-midi demeure festive!»

Ce dernier n’a pas raté pareille occasion pour faire bouger la foule en défilant les chansons de ses projets solos (Une année record et le EP Cell phone)! Tout le monde dans la crowd connaissait les paroles de ses chansons comme «Hell What A View» et «Devenir immortel (et puis mourir)». Assez impressionnant à observer ce Loud!

Idem pour le retour attendu des Dead Obies sur scène tout juste après l’annonce du départ du rappeur Yes McCan. Ces derniers avaient définitivement quelque chose à prouver en démontrant que le groupe était bel et bien toujours vivant. On a pu entendre, vers la fin de leur set, leurs nouvelles chansons «Break» et «Monnaie». La foule ne semblait pas trop dérangée par l’absence de McCan.

De plus, shout out à la prestation du duo hip-hop féminin Heartstreets, qui a bien brisé la glace avec quelques chansons de son EP You and I! D’ailleurs, j’attends impatiemment du nouveau matériel de leur part). Ce fut une performance remplie d’émotions, surtout pour l’une d’entre elles qui étaient en larmes à la fin du set.

Et un gros shout out au concert surprise de Hubert Lenoir, qui s’est tenu devant une maison dans la banlieue de Sainte-Thérèse. Un petit set d’environ 30 minutes avec ses hits tirés de son album «Darlène» tels que «Fille de personne II» et «Recommencer»Ce jeune artiste ne cesse de m’impressionner par son charisme! À noter qu’il chantait également en soirée au Bar Le Cha Cha.

Parlant du lieu officiel du festival: c’était cute. Tous les bars et les salles de spectacles étaient à proximité de la scène extérieure (moins de dix minutes à pied). Contrairement à Montréal, il est très facile de trouver du stationnement (gratuit). Pour vrai, j’étais à une minute du site.

Concernant la crowd, c’était surtout des jeunes (mineurs pour certains) Montréalais avec qui je n’ai aucun point en commun, mais qui sont hilarants à écouter. Un des trucs vraiment cool de Santa Teresa, c’est qu’il y avait plusieurs salles gratuites pour y  découvrir de nouveaux artistes. On pouvait donc y trouver de tout à Sainte-Thérèse!

En ce qui concerne le groupe indie-pop londonien Oh Wonder, je n’ai pas tout à fait compris leur présence sur scène compte tenu du line-up très hip-hop. D’après moi, la seule raison pour laquelle ils étaient sur la scène extérieure juste avant Lil Uzi Vert était probablement parce qu’ils ont fait une chanson en collaboration avec le rappeur américain, qui s’intitule «The Life Goes On». Le groupe aurait mieux fitté s’il était programmé samedi soir, à la place, en compagnie de noms comme Nick Murphy.

Un toast pour ces bands qu’on a manqués

À noter que j’ai malheureusement manqué les performances du duo anglais Mount Kimbie pour justement voir Hubert Lenoir, même chose pour le rappeur américain Ghostmane (seul rappeur international avec une certaine ponctualité), mais qui a semblé combler les festivaliers. Disons qu’il a bien réchauffé la scène pour Loud! Selon les réseaux sociaux, il aurait réussi à créer un moshpit au grand plaisir de certains. Puis, j’ai finalement décidé de prendre une bière au Prohibition Bar pendant la prestation de la chanteuse R&B américaine ABRA (sorry gurl).

Bref, je n’ai pas eu l’occasion de voir des shows d’intérieur compte tenu du fait que les salles étaient remplies à pleine capacité, mais j’ai eu du fun surtout en début d’après-midi ce dimanche-là.

Le festival saura s’ajuster (enfin, je l’espère) pour sa troisième édition.

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