La vague Vance Joy au Métropolis de Montréal avec Reuben and the Dark | Bible urbaine

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La vague Vance Joy au Métropolis de Montréal avec Reuben and the Dark

La vague Vance Joy au Métropolis de Montréal avec Reuben and the Dark

Une véritable brise estivale en janvier

Publié le 30 janvier 2016 par Catherine Martellini

Crédit photo : Charline Provost

Impossible d’avoir les blues de l’hiver à l’écoute de la musique de Vance Joy. Ce sympathique Australien de plus six pieds a transmis son enthousiasme léger et océanique lors du premier concert d’une série de trois au Métropolis. La vague de popularité que connaît l’artiste au Québec a monté encore d’un cran hier, happant de plein fouet la jeune foule qui lui a réservé un vibrant accueil.

Ce n’est pas le même James Keogh, alias Vance Joy, qui s’est présenté hier au Métropolis que celui qu’on a pu voir à la scène des Arbres d’Osheaga en 2014. Ou plutôt si, c’était bien le même, mais avec un auditoire juste pour lui et une ambiance survoltée.

Il faut dire que depuis qu’il a assuré la première partie de la tournée de Taylor Swift en 2015, il s’est taillé une place bien au chaud dans le cœur hivernal du public québécois. Et plus particulièrement des Québécoises, qui étaient nombreuses hier, si on en juge par les cris d’amour qui se faisaient entendre dans la salle presque remplie au maximum de sa capacité (ce maximum se ressent au Métropolis lorsqu’il est pratiquement impossible de taper des mains et des pieds – ce qui n’était heureusement pas le cas hier).

Le groupe de rock alternatif Reuben and the Dark, originaire de Calgary, a assuré la première partie avec efficacité. Les jeux de voix du chanteur Reuben Bullock et de ses musiciens et choristes ont réussi à faire brillamment patienter l’assistance et bon nombre de personnes ont chanté en cœur avec eux sur «Rolling Stone». Leur style rappelait parfois Mumford and Sons, ce qui cadrait parfaitement avec l’ambiance folk du spectacle principal.

Puis, des cris, des applaudissements déchaînés. Nul doute: Vance Joy se pointait sur scène, en toute simplicité, seul à l’avant alors que ses musiciens prenaient place en arrière-plan devant un décor composé de lettres illuminées formant le nom VANCE JOY. «Mess is Mine», qu’on trouve sur l’album Dream Your Life Away, a donné le coup d’envoi pour tous les spectateurs présents, qui allaient se balancer d’un pied à l’autre pour le reste de la soirée.

Ce balancement est représentatif de l’équilibre dont fait preuve l’auteur-compositeur-interprète dans le choix de ses chansons, passant d’une balade romantique à une chanson plus rythmée pour le plus grand plaisir de ses fans. Ainsi, on pouvait voir tout à tour défiler dans les yeux des fidèles de l’amour et de la joie pure. À la réaction suscitée aux premières notes de «From Afar», on pourrait croire que le cœur d’une bonne partie des gens présents soupirait pour un amour inaccessible, comme l’indiquent les paroles de la chanson.

Si le chanteur réussit à captiver la foule, c’est principalement à cause de son authenticité et de son charme naturel qu’il n’utilise pas à outrance, même si sa jolie gueule pourrait lui valoir un public d’admiratrices uniquement pour cette raison. On ne peut en effet pas dire de lui qu’il donne une performance extravagante. Seul avec sa guitare en avant-scène, il se tient bien droit sans trop avoir d’interactions avec ses musiciens qui amélioreraient sa prestance s’ils étaient plus près de lui. D’autant plus que le saxophone et la trompette sont bien présents dans ses chansons plus entraînantes.

C’est au sixième changement de guitare que la foule a pu entendre le tuyau qui joue un peu partout à la radio, «Riptide», qui a été interprété dans la joie et l’allégresse, autant par le chanteur que par les spectateurs. Même les moins expressifs n’ont pu s’empêcher de dodeliner de la tête et de taper des mains. L’atmosphère battait son plein et on aurait pu croire qu’on avait atteint l’apogée lorsqu’un cover exotique a succédé à la populaire pièce qui en surprit plus d’un. «You Can Call Me Al», une reprise de Paul Simon, a transporté le public dans une ambiance tropicale.

Vers 22h00, Vance Joy présentait ses musiciens et annonçait la fin du spectacle, suivi de deux rappels, dont la chanson de clôture «Fire and the Flood», qui est aussi le titre de sa tournée nord-américaine 2016. Et ce n’est certes pas par manque de générosité que l’artiste n’a pas joué plus longtemps. Après tout, il compte à son actif qu’un album de 15 chansons. L’avantage d’avoir peu de pièces et d’être connu rapidement, c’est que les fans ont le temps de s’approprier le répertoire et de le connaître par cœur.

À voir l’ambiance qui régnait au Métropolis hier, on ne peut qu’espérer un nouvel opus en 2017 pour que l’Australien continue de surfer sur sa vague du succès.

L'événement en photos

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Par Charline Provost

L'avis


de la rédaction

Grille des chansons

1. Mess is Mine

2. Red Eye

3. Winds of Change

4. All I Ever Wanted

5. Straight Into Your Arms

6. From Afar / Wasted Time

7. Play With Fire

8. Emmylou

9. Georgia

10. Best That I Can

11. Riptide

12. You Can Call Me Al (reprise de Paul Simon)

Rappel

13. My Kind of Man

14. Fire and the Flood

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