Un vendredi soir au Centre Phi avec Philémon Cimon et Lydia Képinski | Bible urbaine

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Un vendredi soir au Centre Phi avec Philémon Cimon et Lydia Képinski

Un vendredi soir au Centre Phi avec Philémon Cimon et Lydia Képinski

L’une des plus belles plumes du Québec

Publié le 24 avril 2017 par Michelle Paquet

Crédit photo : Sandra Larochelle

On l’attendait en ville depuis un moment déjà et, vendredi soir, Philémon Cimon n’a pas déçu ses fidèles. Dans l’intimité du Centre Phi, on aurait pu entendre une mouche voler pendant la prestation de l’auteur-compositeur-interprète. Un magnifique moment passé avec l’une des plus belles plumes du Québec.

Avec la finaliste des 21e Francouvertes, Lydia Képinski, qui assurait la première partie de cette soirée, les amateurs de textes poétiques étaient comblés. Elle nous prouvait encore une fois qu’elle mérite tout le hype autour de son premier EP, sorti en novembre dernier. Seule avec sa guitare, elle semblait parfaitement à l’aise à l’idée de se promener entre les pièces du EP et de nouveaux morceaux épurés. Mention spéciale à la déchirante «M’attends-tu» qui a clôturé sa prestation.

C’est avec «Soleil blanc», superbe pièce tirée de l’album L’été (2014) que Philémon Cimon a ouvert le bal. Le sourire aux lèvres, il chante «Dans la catastrophe, j’n’ai pas su te dire, t’es toujours la plus belle toujours à mes yeux» et le public est déjà conquis.

Ce n’est pas un chanteur de pomme à proprement parler, mais le charme opère tout de même. C’est beau et douloureux, une ligne sur laquelle l’artiste aime bien se tenir.

Comme ces paroles de «Chose étrange», qu’il a presque chuchotées un peu plus tard dans la soirée: «J’ai vu une chose étrange entre tes cuisses, qui m’a fait comprendre, que j’étais pas vraiment à ma place». La fragilité de la voix de Philémon y prend beaucoup de place, et cela crée des moments particulièrement touchants entre la foule et l’interprète.

Les chansons les plus marquantes de la soirée? Sûrement «Je veux de la lumière», qui se termine par des appels désespérés à Dieu sous un éclairage sobre, ou encore «Maudit», une pièce sur l’adultère chantée d’une voix saccadée et pleine de retenue. C’est dans ces moments intenses et vrais que Philémon Cimon brille le plus. Même s’il se veut joueur et taquin dans ses interactions avec son public, c’est le poète en lui qui illumine vraiment la scène.

Entre deux nouveaux morceaux, il racontait au public les ratés ou les paroles oubliées, mais on le pardonnait facilement tellement les nouvelles pièces se mêlaient bien au reste de son répertoire. L’une d’entre elles, «Partir ma sœur», qui est inspirée d’une nouvelle de Chloé Savoie-Bernard, était particulièrement sentie. Tout comme les regards échangés entre l’auteure et le chanteur durant le morceau. Un petit instant complice qui a sûrement mis un sourire aux lèvres de ceux qui l’auront vu passer.

Une autre nouvelle, «Philédouche», se veut une ode pince-sans-rire aux tout croches et aux douchebags, sans perdre de vue la sensibilité caractéristique de l’auteur-compositeur-interprète. La mélodie accrocheuse et les harmonies inspirées des années 1960 en font un vers d’oreille quasi instantané.

De quoi patienter un peu en attendant le nouvel opus et, si l’on se fie à ce qu’on a entendu au Centre Phi vendredi soir, cela ne saurait tarder!

L'événement en photos

Par Sandra Larochelle

  • Un vendredi soir au Centre Phi avec Philémon Cimon et Lydia Képinski
    Lydia Képinski en première partie.
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    Philémon Cimon
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