Woodkid au Métropolis de Montréal: un concert majestueux présenté devant un public aux anges | Bible urbaine

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Woodkid au Métropolis de Montréal: un concert majestueux présenté devant un public aux anges

Woodkid au Métropolis de Montréal: un concert majestueux présenté devant un public aux anges

Publié le 2 juillet 2013 par Éric Dumais

Plusieurs ovations ont accompagné la prestation haute en couleurs du New-Yorkais d’origine française Woodkid, qui s’est permis hier soir une prestation d’une heure durant laquelle il a interprété dans son intégralité son album The Golden Age avec quelques petites surprises au menu.

Le concert a débuté avec une introduction classique jouée par les sept musiciens qui accompagnaient Yohann Lemoine en tournée: deux percussionnistes, un claviériste, un bidouilleur et trois musiciens aux cuivres. À l’arrière-plan on pouvait apercevoir sur écran géant des textures 3D qui rappelaient une série de mouvements dans un textile aux couleurs blanchâtres.

Puis, Woodkid est apparu sous les projecteurs à l’arrière-scène, avançant tranquillement jusqu’à l’avant pendant qu’une salve d’applaudissements retentissait du parterre au balcon. Les premières notes de «Baltimore’s Fireflies» ont résonné haut et fort, annonçant d’entrée de jeu toute la dimension orchestrale à laquelle les spectateurs allaient avoir droit.

Critique-spectacle-Woodkid-Metropolis-de-Montreal-1-er-juillet-2013-Festival-de-Jazz-Bible-urbaine-1La dernière note s’est fait entendre et Woodkid en a profité pour saluer le public montréalais, qui semblait déjà conquis alors que le spectacle venait tout juste de commencer. Yohann Lemoine s’est dit très heureux de prendre part à la grande aventure que représente le Festival international de Jazz de Montréal dans sa jeune carrière.

Avec comme promesse de jouer son album en version intégrale, Woodkid ne s’est pas fait prier pour mettre en exécution ses paroles. Il a offert «Falling», «Where I Live», «The Golden Age» et «Ghost Lights» dans un premier temps, une première balance bien équilibrée entre ballades pop et morceaux surchargés. Puis Woodkid s’est approché de son micro pour murmurer: «Il faut que je vous dise quelque chose… I love you!». Vous devinez donc la suite.

Critique-spectacle-Woodkid-Metropolis-de-Montreal-1-er-juillet-2013-Festival-de-Jazz-Bible-urbaine-2«C’est la fête du Canada aujourd’hui?», s’est exclamé tout sourire un Woodkid légèrement moqueur, après quoi la foule s’est mise à pousser une série de huées, réaction improvisée qui a bien fait rire l’artiste comme les spectateurs et qui a permis d’apprécier encore plus la suite.

La ballade «Brooklyn» a permis à Woodkid de nous faire visiter en paroles son nouveau chez lui, moment tendre qu’il a coupé court avec «The Shore », «Boat Song», «Shadows» et «Stabat Mater».

Plus le spectacle progressait, et plus l’intensité se décuplait autant sur scène que dans la salle, mais moins les projections avaient leur place dans cette épopée musicale. De nombreuses chansons n’avaient aucun support visuel et jusqu’à la fin une même impression demeurait: à quoi bon présenter des animations 3D si elles ne servaient que de prétexte à accompagner les moments plus chargés en émotions?

Woodkid a enchaîné avec un autre bloc chargé en intensité durant lequel il a interprété «Conquest of Spaces», son succès «Iron» et «The Great Escape», pendant lesquels les percussionnistes ont quant à eux offert une performance saisissante, frappant la peau de leurs tambours au rythme de la chanson.

Critique-spectacle-Woodkid-Metropolis-de-Montreal-1-er-juillet-2013-Festival-de-Jazz-Bible-urbaine-3Un coup Woodkid sorti de scène, les spectateurs ont bien démontré qu’ils n’en avaient pas encore eu pour leur argent. Ils ont donc fait le plus de bruits possible afin que leur nouveau chouchou revienne, et c’est ce qu’il a fait. «Run Boy Run» s’est avéré l’un des morceaux les plus spectaculaires du concert. Les deux percussionnistes se sont avancés à l’avant, frappant leurs baguettes l’une contre l’autre, pendant que la foule applaudissait, en délire, ce qui a valu une première ovation. Puis à la toute fin les gens se sont levés pour manifester encore une fois leur admiration pour Woodkid, qui semblait littéralement sans mots, le sourire aux lèvres.

«The Other Side» a bien clôturé le spectacle, plongeant le Métropolis dans une ambiance rouge vif. Yohann Lemoine s’est tourné de profil, a quitté la scène en sautillant sur une jambe comme un militaire estropié, laissant ses sept musiciens entamer une espèce de marche militaire en guise de conclusion.

Appréciation: ****1/2

Crédit photo: Ulysse Lemerise Bouchard

Mozart’s Sister

La formation montréalaise Mozart’s Sister a ouvert la soirée avec une prestation pop électronique très kitsch et 80’s à l’oreille. À l’écoute des pièces qui figurent sur leur EP Hello, disponible depuis février dernier, on y reconnaît tout l’héritage de Cindy Lauper et Kylie Minogue. Caila Thompson-Hannant, la chanteuse du groupe, s’est manifestement bien débrouillée hier soir, chantant et dansant de son mieux, contrairement à ses deux acolytes qui n’avaient pas du tout l’air sur la même longueur d’onde. Sans avoir nécessairement eu le don de nous accrocher, Mozart’s Sister a néanmoins réussi à transmettre son énergie très similaire à celle de Grimes, mais il serait précipité d’avouer que nous avons été charmés par leur prestation.

Grille de chansons:

 
1. Baltimore’s Fireflies
2. Falling
3. Where I Live
4. The Golden Age
5. Ghost Lights
6. I Love You
7. Brooklyn
8. The Shore
9. Boat Song
10. Shadows
11. Stabat Mater
12. Conquest of Spaces
13. Iron
14. The Great Escape
15. Run Boy Run
16. The Other Side

Écrit par: Éric Dumais

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